Chapitre 5

1224 Mots
EPISODE 5 Généralement quand Sonia demandait de l'argent à sa mère, cette dernière ne tardait pas lui en donner, mais cette fois-ci après sa dernière tentative de rappel à l'ordre à sa fille, elle n'avait pas eu autre choix que de s'aligner derrière son mari. Ce matin, c'était un samedi. Après s'être réveillée au environ de onze heures, Sonia a traînée dans sa chambre à ne rien faire pendant plusieurs heures. C'est par téléphone qu'elle avait demandé à la ménagère de lui apporter à manger dans sa chambre. Dans l'après-midi, elle s'est rendue dans la chambre de sa mère. Sans toutefois frapper à la porte, elle s'est permise d'entrer. Sonia : tu ne m'as toujours pas remis l'argent que je t'ai demandé hier. — Bonjour Sonia. Si tu me dis bonjour tu vas mourir ? Sonia : ce n'est pas de ce qu'il est question, j'ai besoin d'argent alors tu m'en donne ou pas. C'était toujours ainsi qu'elle se comportait chaque fois qu'elle voulait l'argent, c'était toujours avec autant d'agressivité, mais contrairement aux autrefois où sa mère se pliait à ses désirs, elle allait être surprise. — Je ne t'en donnerais pas. Sonia avait affiché un air surpris comme si elle n'avait pas bien suivi ce que sa mère venait de dire. Sonia : pardon ! — Tu n'es pas sourde pourtant, j'ai dit que je ne t'en donnerais pas, tant que tu ne me montreras pas un minimum de respect tu n'auras plus droit à mon argent. Hier tu as osé me réprimander d'être entré dans ta chambre sans frapper étant dans ma maison et aujourd'hui tu entre dans la mienne non seulement sans frapper mais en plus tu te permets de ne pas me dire le minimum, et le minimum c'est quoi! Bonjour ! Je crois quand même avoir pris la peine de t'apprendre cela quand tu étais plus jeune. Sonia : waouh ! Ok. Depuis plusieurs années déjà, c'était la première fois que sa mère haussait le ton face à elle et restait aussi ferme dans ses propos. Sonia : c'est comme tu veux. C'est très furieuse qu'elle est sortie de là en se disant que sûrement sa mère faisait un caprice temporaire et qu'elle allait voir son père. De retour dans sa chambre, elle a pris un bain et s'est apprêtée à sortir. Dans la chambre de ses parents, son père n'y était pas, donc il devait forcément être au salon. Il était effectivement au salon et elle y est allée. Ce dernier était en train de suivre un documentaire à la télévision. Sonia : Papa j'ai besoin d'environ deux cents mille francs. Malgré la critique que sa mère venait de lui faire sur les salutations, elle n'avait pas jugé nécessaire de les prendre en considération devant son père. — Et tu veux faire quoi avec deux cents mille ! Sonia : ça ne te regarde pas papa. Je suis libre d'avoir besoin d'argent ou pas ? — C'est ça ! Dans ce cas, mon argent ne te regarde pas également. Sonia : Quoi ! Deuxième choc pour elle étant donné qu'elle était persuadée de recevoir l'argent de son père même si sa mère avait refusé, car dans la norme ses parents lui donnaient toujours de l'argent chaque fois qu'elle en demandait. — Je ne te donnerais plus mon argent tant que tu voudras continuer à te comporter comme une petite sauvageonne mal élevée. Elle ne comprenait pas ce qui était en train de se passer. Ses deux parents qui lui refusaient de l' argent au même moment, elle se demandait ce qui s'était passé pour qu'ils en arrivent là. Surtout qu'elle savait que la raison de leur refus était uniquement qu'ils ne voulaient pas et non qu'ils n'en avaient pas. Sonia : j'ai tout compris. D'abord elle et maintenant toi, donc comme ça vous avez décidé de ne plus me donner votre argent. — Tu es très intelligente, je suis même à la limite surpris de ton degré de réflexion si poussée. Sonia : et je vais vivre comment sans argent, je dois faire du shopping, prendre soins de moi et entretenir ma voiture. Vous pensez que je vais vivre comment ! Son père s'est mis à rire tandis qu'elle était placée devant lui toute perplexe sans savoir ce qui pouvait être en train de l'amuser. — Tu sauras te débrouiller. La personne chez qui tu passes la plupart de tes nuits peux t'en donner. Où alors tu peux trouver un travail car c'est plus délicieux de manger son propre argent durement gagné. Sonia : je n'y crois pas, vous êtes tous des bons à rien dans cette maison. Si vous pensez pouvoir m'intimider, vous vous trompez. Elle le disait en tirant le coffre de l'armoire pour prendre ses clés de la voiture quand elle s'est rendu compte qu'il n'y avait rien. Afin de ne pas oublier ses clés, chaque fois que Sonia était présente à la maison, elle les laissait dans un tiroir au salon juste à l'entrée. Sonia : mais qui a pris mes clés ici ! Irène ! Elle avait ainsi crié le nom de la ménagère qui avait accouru. Sonia : hier quand je suis arrivé j'ai lancé mes clés de voiture dans cette armoire comme d'habitude vu que quand je monte ça dans la chambre je ne retrouve pas le plus souvent quand je veux ressortir, elles sont où ! — Je ne connais pas madame, je n'ai pas pris de clés en plus je ne sais même pas conduire. Sonia : Les clés ne peuvent pas disparaître comme par magie. Ne pas savoir conduire n'est pas une raison Qui les a alors pris si ce n'est toi ? — C'est moi ! Avait dit son père avec un sourire narquois sur son visage. Sonia : Quoi ! — Le bon à rien à récupérer sa voiture, c'est moi qui te l'avais donné et elle est à mon nom. Une fois de plus mademoiselle, sache que tant que tu ne voudras pas donner un sens à ta vie et arrêter de souiller cette famille, tu n'auras plus absolument rien de ta mère et moi. Plus d'argent, plus de voiture, plus rien du tout, et rassure-toi qu'on ne te mette pas à la porte. Sonia : pardon ! C'est arrivé jusqu'à ce niveau ! — Pas encore mais ça pourrait arriver, de toute les façons tu es dans cette maison maximum deux fois par semaine, le reste des jours tu es chez je ne sais quel voyou en train de te faire utiliser. Sonia : On verra bien. C'est extrêmement furieuse que Sonia est sortie de cette maison ce jour. Pour se rendre chez Tony, elle avait dû emprunter un taxi. Après son départ, sa mère qui avait écouté toute sa conversation avec son père est arrivée au salon. — Tu crois qu'elle reviendra ! — Ou voudrais-tu qu'elle aille Rose ! Elle ne peut pas s'en sortir sans argent, nous la tenons. Même par force, elle va devoir changer. — Si tu le dis. Elle lui avait répondu avec un air très triste. — Nous sommes ses parents et de ce fait nous ne pouvons pas lui vouloir du mal, c'est dure mais soit forte car nous le faisons pour son bien, c'est pour qu'elle soit une meilleure personne. Viens t'asseoir près de moi.
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