Johann s'est levé tôt se matin, puis il est parti. Je ne sais pas où il est allé, tout ce que je sais c'est que je suis dans ce grand lit depuis plusieurs heures et que pour la première fois depuis longtemps, je me sens apaisée. La colère en moi, s'est calmée (du moins pour le moment). Je garde en mémoire la mission qui m'a été dictée par ma tante Sylvia, et je m'accroche à ça pour aller de l'avant. Maintenant que nous n'habitons plus le château, le protocole qui régissait ma vie a été quelque peut édulcoré. C'est donc avec la ferme intention d'aller où bon me semble, que je sors de ma couche.
...
Je me dirige d'un pas léger vers les appartements de Sylvia, pour converser avec elle. Lorsque je frappe une première fois, personne ne me répond. Je tambourine une seconde fois... toujours pas de réponse. Je me décide à ouvrir la porte et constate que la chambre est vide de son occupante mais aussi de ses affaires! Je n'en reviens pas! Où a-t-elle bien pu aller? Si elle quittait le château, elle m'aurait prévenue? Je sors de la chambre et marche à la recherche de Johann pour avoir une explication. J'apprends par l'un des gardes, qu'il se trouve au deuxième étage. J'y monte et pousse violemment une porte. Je m'immobilise quand je constate que je viens d'interrompre une réunion avec des conseillers du château. Ils se tournent tous vers moi et m'observent amusés et circonspects. Johann est assis au milieu, il a l'air bien moins disposé que les autres.
Johann : " Que nous vaut l'honneur de votre présence? "
Adélaïde : " Non... rien... je... vais attendre... " dis-je, gênée.
Johann : " Retournez à l'aile ouest, je ne serais pas long. " dit-il, d'une voix neutre.
Je sors rapidement et pars aussi vite que possible dans la maison qui nous a été allouée. Je patienterai pour avoir mes réponses.
...
Assise en face de la fenêtre de la chambre, je regarde le ciel changer de couleur tout en réfléchissant à où peut bien se trouver Sylvia.
Johann : " Je te manquais trop? " dit-il, en me faisant sursauter.
Je me retourne et me lève de ma chaise pour lui faire face.
Adélaïde : " Ma tante Sylvia était au château, et en allant la rejoindre dans ses appartements, j'ai constatée qu'elle n'y était plus... "
Johann: " Elle est partie hier. " me coupa-t-il, sans sourciller.
Adélaïde : " Quoi? Pourquoi? Tu étais au courant? " dis-je avec stupeur.
Johan : " C'est moi qui lui ai dit de partir. " dit-il, sereinement.
Adélaïde : " Quoi? Je..."
Je n'arrive même pas à penser sereinement, tant je suis interloquée... Il n'a pas fait ça? Il n'a pas pu faire ça?! J'attrape ce qui me viens à la main et le lance violemment en sa direction. Il évite de justesse le miroir que je viens de lui balancer.
Johann : " Mais qu'est-ce-qui t'arrive? " dit-il, troublé.
Adélaïde : " Comment as-tu pu me faire ça!? C'est grâce à elle si je te supporte et tu la chasse?! Tu n'es qu'un rustre! " dis-je, enragée.
Je marche dans la chambre à la recherche d'un autre objet à lui balancer, et quand je tombe sur une boite à bijoux, je la lui envoie.
Johann : " ASSEZ! " me crie-t-il. " Sinon, je... "
Adélaïde : " Sinon, quoi? " dis-je attrapant un vase.
Johann : " Arrête ça tout de suite! Sinon, je ne me retiendrai pas! "
Je le regarde, explosant de colère et lui lance le vase malgré tout. Il s'écrase en plusieurs morceaux sur la porte de la chambre et il se rue sur moi pour me coincer les bras derrière le dos. Je me débat avec férocité et perd l'équilibre, je m'écroule à terre avec lui. Il lâche mes mains et je lui frappe le torse. Alors qu'il me saisit pour coller son corps contre le mien, je lève mon genoux et le cogne à l'entre-jambe. Il éructe de douleur et s'effondre sur moi. Je réussis à presque m'extirpé sous son corps, mais il saisit ma cheville et me tire à lui. Il déchire les jupons de ma robe, laissant paraître ma culotte. Il passe sa main sous les tissus de mon sous-vêtement et enfonce un doigt en moi.
Johann : " Si je n'arrive pas à vous faire taire, je vous ferai crier pour de bonne raison... " dit-il, avec détermination.
Je ferme machinalement mes cuisses contre sa main, la serrant contre ma peau mais il accentue ses vas et viens.
Adélaïde : " Laisse-moi... " dis-je essayant de le repousser.
Au lieu de cela, il déchire ma culotte et défait les boutons de son pantalon, avant de prendre son érection en main pour la diriger entre les replis de mon intimité. Je me cambre immédiatement sentant sa dureté en moi. Il m'assène de puissants et profonds coups de reins, me signifiant sa totale domination sur mon corps. J'essaye de retrouver ma respiration, surprise à chaque fois par l'intensité de ses pénétrations, mais j'halète bruyamment ravagée par les sensations nouvelles qu'il fait naitre en moi... Il bloque mes poignets contre le sol, pour prendre appui et accentuer sa cadence. Je ne peux que le recevoir, le regardant me marteler l'entre-jambe. Soudain, une onde de chaleur me traverse et je commence à trembler sans pouvoir me contrôler. Alors que j'essaye de me contenir, j'expulse un long cri pour me libérer de cette sensation étrange qui me bouleverse. Voyant mon chamboulement, il colle sa bouche contre la mienne et me donne un long b****r langoureux. Je me libère les bras de sa prise et enlace ses épaules pour le tenir contre moi. Après plusieurs allers et venus, il se laisse couler en moi, prit de court par sa jouissance. Je mets du temps avant de revenir à moi... Je me sens comme un chiffon, mon corps ramolli après toute cette tension. Il se retire de moi, puis se relève.
Il réajuste son pantalon, et me laisse à terre, le haut de ma robe relevée à la taille. Me rendant compte de mon impudeur, je me couvre rapidement de mes jupons et prends appui sur le sol pour me relever. Quand il s'avance vers moi pour m'aider, je le repousse. Refusant d'admettre qu'il a fait naitre en moi le vice et le désir. Je lui tourne le dos, et laisse couler une larme au coin de mon oeil. Honteuse d'avoir ressentie du plaisir dans ses bras... mais qu'est-ce-qui se passe? J'ai perdue tout contrôle.
Johann : " Ta tante est toujours à Amsterdam." dit-il, derrière moi. " Je lui ai dit de partir car nous n'étions plus au palais, mais ici. Elle m'a dit que tu voulais qu'elle reste plus longtemps à tes côtés alors, je l'ai installée non loin de là pour que tu ailles la voir quand tu en ressentais le besoin. Au palais, elle aurait attirée l'attention... elle ne passe pas inaperçu. "
Adélaïde : " Merci... " dis-je toujours autant ébranlée.
Quand je sens sa main contre mon épaule, je me raidis immédiatement. Il sent longuement mes cheveux, puis se colle à mon dos.
Johann : " Tu démarres au quart de tour... " dit-il, d'une voix rauque. Je le sens sourire dans son intonation. " J'aime ça... Adélaïde... Que me fais-tu? " dit-il, comme-ci il se parlait à lui-même.
C'est plutôt moi qui devrait lui retourner la question...