Elle me répondit qu'elle n'en savait rien. « Quelle est la principale occupation dans ce pays ? repris-je, que fait-on en général ? – Quelques-uns sont fermiers ; beaucoup travaillent à la fonderie et à la manufacture d'aiguilles de M. Oliver, me répondit-elle. – M. Oliver emploie-t-il des femmes ? – Mais non ; c'est un travail fait pour les hommes. – Et que font les femmes ? – Je ne sais pas ; les unes font une chose et les autres une autre ; il faut bien que les pauvres gens se tirent d'affaire comme ils peuvent. » Elle semblait fatiguée de mes questions, et, en effet, quel droit avais-je de l'importuner ainsi ? Un ou deux voisins arrivèrent ; on avait évidemment besoin de ma chaise : je pris congé et je me retirai. Je continuai à longer la rue, regardant toutes les maisons à dro


