DOUBLE VIE
ÉPISODE 9
J'étais dans ma chambre quand j'ai reçu un coup de fil de Sinclair. Cela faisait des mois qu'il n'avait pas fait signe de vie. C'est vrai qu'il a été mon premier gars, son silence m'avait poussé à le mettre au quatrième rang de toutes mes aventures sexuelles. Mais tout à l'heure en écoutant sa voix, tout s'est réactivé dans mon cœur et dans mon corps. J'avais envie de le voir, de le serrer dans mes bras, de l'embrasser, de le sentir au fond de moi. Je commençais à le désirer de toutes mes forces. Voilà pourquoi je n'ai pas hésité à le retrouver au lieu du rendez-vous.
MOI : je suis déjà au carrefour Vogt.
LUI : ok je monte.
J'avais encore attendu une bonne dizaine de minutes. Et enfin je l'ai vu venir de loin. Il avait beaucoup changé, il avait pris un peu de poids, avait changé de coupe de cheveux, mais avait gardé son côté sexy et classe.
MOI : hum enfin je revois mon Sud Africain le luxe.
LUI : ma reine, mon amour, tu as vieilli
Il m'avait serré dans ses bras en me faisant une centrale. Nous sommes allés chez lui. C'était son studio estudiantin. Propre et simple.
MOI : tu as trop de choses à me dire et j'ai besoin d' explications sur ton attitude envers moi.
LUI : je sais mais avant, fais moi vivre un instant non-stop de bonheur, avec ce magnifique corps, fais moi rêver.
Il le disait comme ça en déboutonnant sa chemise, j'ai fait pareil avec la mienne et mon jeans. Et on on s'est lancé dans séance de sexe sans recul. À présent, je me suis rappelée de ma première fois avec lui. Et je me suis fermement agrippée à lui. On l'avait fait plusieurs fois et c'est tard dans la nuit qu'on a pu causer.
LUI : tu es toujours très bonne ma reine. J'imagine qu'il y a quelqu'un d'autre qui a continué le processus que j'avais commencé.
MOI : ça n'a pas d'importance, donne moi toutes les explications dont j'ai besoin.
LUI : ton corps m'appartient et je t'avais mis en garde mais je me rends compte que tu m'as désobéi. Je vais t'apprendre l'obéissance et la fidélité envers son homme.
Il m'a giflé violemment, je n'en revenais pas.
MOI : mais qu'est-ce qui t'arrive ?
Il est allé fermer la porte à double tour et a lancé la clef sous le canapé. Il m'a attrapé par les cheveux et m'a entraîné de force dans la chambre. A tiré une ceinture et s'est mis à me fouetter comme un enfant.
LUI : sale petite p**e avec combien d'hommes as-tu bais***? Tu ne sais pas de quoi je suis capable hein.
MOI : je n'ai rien fait depuis ton départ, je te le jure.
En plus, malgré les coups de fouet, je me permets de mentir.
LUI : Falone ANZIE j'ai été ton premier homme en tout. Et celle avec qui j'ai couché ce soir n'a rien à voir avec celle que j'ai laissé. Je suis au courant de tout ce que tu as fait après moi, mais je veux que cela sorte de ta bouche.
Il se mit encore à rouer de coup. Ne pouvant rien lui avouer, j'ai simulé un évanouissement, je ne criais plus, je ne bougeais plus et quand il s'en est rendu compte, bienvenue la panique. Il m'a porté pour les toilettes. A laissé l'eau couler sur moi pendant longtemps, j'étais toujours là jouant les inconscientes. Il me secouait en criant mon nom.
LUI : Falone s'il-te-plaît ma reine, réveille toi, je ne sais pas ce qui m'a pris, pardonne moi, réveille toi mon amour, je suis juste devenu jaloux quand j'ai appris qu'il y a un certain André EONE qui veut t'épouser.
Hein donc on lui a raconté tout ça ? Je commençais à avoir froid. Je me suis réveillée tout doucement pour que ça ait l'air vrai. Il m'a soulevé et m'a enveloppé avec sa grande serviette, m'a séché le corps et m'a rhabillé. Il m'a fait une tasse de lait et m'a donné des anti douleurs.
J'ai pensé à nos premiers jours ensemble et à la journée d'aujourd'hui j'ai juste commencé à pleurer.
Pendant près de trois jours j'étais chez lui j'avais des hématomes et mal partout. Il avait employé tous les mots du monde pour me demander pardon.
MOI : ne te dérange pas, je t'ai pardonné et j'ai oublié l'incident de l'autre jour.
Je suis allée vers lui, je l'ai embrassé en le déshabillant.
MOI : fais moi l'amour comme si c'était la première fois s'il-te-plaît mon amour.
Il ne s'était pas fait prier. Il s'est mis à l'œuvre, et m'a limé comme j'aime à toutes les positions. Après je me suis apprêtée pour partir.
LUI : stp ne t'en va pas encore, j'ai un truc pour toi.
Il m'a donné un gros sac cadeau.
_ c'est pour toi, et je m'excuse encore pour la dernière fois.
Je lui ai fait un gros et long b****r, je suis partie. Une fois arrivée chez moi, je me suis jetée sur le lit, et j'ai fondu en larmes et me suis endormie.
Des jours après j'avais entrepris de chercher une boutique qui pouvait me donner la chance d'être vendeuse chez elle et m'apprendre les rouages du domaine de la vente. Une dame m'a donc recruté dans son magasin, elle était tellement gentille et ouverte et me faisait confiance. Elle me permettait d'allier école et boulot. André était contre, et préférais que je finisse avec les études. Mais je ne l'avais pas écouté.
Sinclair était rentré en Afrique du Sud. Et je l'avais une fois bloqué de ma vie. Je l'ai aimé, c'est vrai mais il y certaines choses que je ne vais jamais tolérer dans ma vie.
J'ai appris à gérer mon temps entre les évènements avec ma team, mon boulot de vendeuse, mes études et mon chéri. Ma famille se portait bien et Taty venait me voir dès que possible.
J'avais fini ma deuxième année avec beaucoup de difficulté dû aux multiples engagements que j'avais, mais grâce à Dieu et à mon voisin de chambre, j'ai validé mon entrée en troisième année. Je m'étais fixée pour objectif d'ouvrir ma boutique après l'obtention de ma licence. Mais mon ancienne patronne m'avait conseillé de commencer à vendre des articles dans mon entourage pour me faire un portefeuille client.
André avait voyagé pendant trois mois et avait promis de me ramener des articles pour que je commence. Entre-temps, je me concentrais sur mes études.
C'est en travaillant sur un exposé que je devais présenter avec des camarades, que Christophe m'annonce qu'il est à Douala et sera à Yaoundé dans trois jours, mais si je suis libre, il envoie le chauffeur le chercher.
MOI : mon chéri j'ai vraiment envie de te voir, mais j'ai cours. Donc je préfère l'attendre sur place.
CHRISTOPHE : d'accord mon amour, je serai là vendredi en soirée. Ma société m'a loué une maison à bastos. Désormais c'est là-bas que je vais résider durant tous mes voyages au Cameroun. Stp si ça ne te dérange pas je souhaite que tu viennes habiter avec moi j'en ai pour un mois.
MOI : il n'y a pas de soucis je vais faire mon sac et je serai avec toi.
CHRISTOPHE : pourquoi faire un sac mon amour j'ai ramené deux valises rien pour toi et des cadeaux qu'on ira donner à la famille.
MOI : waouh j'ai hâte que tu sois là.
Seigneur l'autre qui vient si je vais gérer ça comment ? Moi qui croyais qu'on devait seulement rester à Yaoundé. J'ai déjà la chance qu' André soit hors du pays et hors réseau par moment. Mais pour Christophe je dois trouver un moyen pour freiner son élan.
C'est avec beaucoup d'efforts que j'ai fini mon devoir. Directement j'ai appelé mon voisin pour qu'on aille manger au restaurant.
MOI : Paul, c'est comment ? Ça te dit un restaurant, j'ai envie de sortir ?
PAUL: bien-sûr ma belle. Attends je mets le jeans.
Au début, je ne voulais pas de relation avec le voisinage, je ne voulais pas qu'on vienne fouiller dans ma vie. Mais avec Paul c'est différent, nous faisons la même filière, il est humble et généreux, il partage le peu qu'il a. Même quand je n'allais pas au cours, il le faisait pour nous deux. Parfois il m'invite même à manger du poisson braisé pourtant il n'avait pas grand chose. C'est comme ça qu'on s'est lié d'amitié. Quand je faisais mon shopping, je pensais toujours à lui, il s'amusait à dire: >
Nous sommes allés dans un restaurant en ville, on a bien mangé et causé. Il ne posait jamais de questions sur mes déplacements ou mes sorties. Il connaissait juste André et personne d'autre, mais n'avait jamais émis aucun commentaire à son sujet.
À notre retour, je lui ai remis mon ordi pour qu'il finisse sa part de devoir. En lui disant que je ne serai pas là pendant un bon bout, mais on se verra toujours au campus.
PAUL : prends soin de toi et fais attention à toi. Tu m'es précieuse et André t'aime de tout son cœur. Bonne nuit et merci pour le resto.
Ces paroles m'avaient fendu le cœur et pour une fois dans ma vie j'ai culpabilisé.
Vendredi vers 17 heures j'ai pris le taxi pour bastos, le chauffeur est venu me chercher pour la maison. Je suis entrée et il n'y avait personne au salon.
Chauffeur : il doit être dans la chambre, c'est la dernière chambre au fond du couloir.
La maison était très grande avec des dépendances derrière. J'ai foncé au fond et j'ai ouvert la porte, il classait ses vêtements dans la penderie. Quand il s'est retourné, il est vite venu m'embrasser en me portant.
LUI : tu m'as manqué mon diamant, je mourais à petit feu à l'idée de ne plus te revoir.
MOI : je suis là et juste pour toi.
On s'est encore embrassés pendant longtemps et on a fait l'amour juste pour se souhaiter bonne arrivée ( rires). Puis je l'ai aidé à ranger ses vêtements.
LUI : voilà tes valises mon diamant, tout le contenu est à toi. C'est ma petite sœur qui a ton âge et passionnée par la mode qui m'aidait à faire le choix. J'espère que tu ne serais pas déçu.
MOI : c'est l'intention qui compte, je suis déjà très contente. Merci beaucoup.
Les valises étaient pleines à craquer, il y avait tout genre de vêtement, chaussures sacs à main sous vêtements. J'en ai pris un short et un t-shirt que j'ai porté. Il était très content.
LUI : tu es très sexy dans cette tenue. Voilà les petits cadeaux pour ma future belle famille ( rires). C'est à toi de repartir.
J'étais assise sur ses pieds à couvrir son visage de b****r.
MOI : tu es très généreux.
LUI : quand j'aime je dépense sans compter, et surtout que tu ne m'as rien demandé, c'est mon devoir de te rendre heureuse.
Je l'ai poussé sur le lit, et j'ai ouvert la fermeture de son pantalon. J'ai pris possession de son membre et je l'ai pompé comme il le méritait. J'entendais le gars gémir et ça m'excitait plus. À un moment, il a joui dans ma bouche et sans m'en rendre compte j'ai avalé. Ce geste a déclenché une envie folle de me faire l'amour chez lui, je ne comprenais rien, à peine quelques minutes il venait de déverser, le voilà débout comme un soldat. Il m'a pris à cheval les mains posées contre le mur. Et c'était parti pour une dose adultes de sexe. On l'a fait, c'était la totale.
LUI : mon diamant, pour rien au monde je ne souhaite te partager avec un autre. Demande-moi tout ce que tu veux et je te le donnerai. Hum oui oui ça vient mon cœur.
Puis il a joui.
Sa chambre avait une baignoire, nous sommes allés rester dedans pendant des heures à se masser, à s'embrasser et à faire l'amour. On n'avait rien mangé de la soirée, on a juste pris des tasses de thé.
Il sortait pour travailler avec ses partenaires, moi j'allais au cours où chez Kristen. Je lui avais offert un sac à main parmi tous ceux qu'on lui avait offert et un parfum, elle était très contente. Il y avait des employés de maison donc je ne faisais pratiquement rien à part faire plaisir à mon homme.
Après deux semaines, il proposa que je planifie notre voyage pour kribi. Mon cœur battait la chamade, je ne savais pas comment annoncer ça à mes parents, je n'avais jamais présenté un homme à mon papa, André était reçu là-bas comme un bon ami.
J'ai donc décidé d'appeler Hervé, lui expliquer la situation et demander son point de vue.
HERVÉ : moi je te conseille de dire à ton blanc que pour un début tu ne peux le présenter que comme simple ami pour ne pas briquet les parents et les mettre en colère. Parce que la famille africaine est organisée différemment de celle occidentale. Que chaque fois qu'il viendra au Cameroun vous irez voir les parents et quand ils seront habitués à le voir, tu vas annoncer que c'est ton fiancé désormais. Mais t'inquiètes petite sœur je serai là pour jouer la couverture pour toi.
MOI : merci mon frère chéri, je savais que je pouvais compter sur toi.
J'ai aussi appelé Théo et taty puis les parents pour leur annoncer que je serai là-bas avec des amis, je comptais aussi sur Kristen pour la couverture surtout que je savais qu'elle flashait sur le mignon Hervé.
J'ai donc donné cette version à Christophe qui l'a validé. Deux jours après nous avons voyagé. On riait et causait de manière relaxe dans la voiture. Kristen était excitée à l'idée de revoir Hervé, mais pour Hervé ça sera une surprise.
Une fois à kribi, on a garé devant la maison, Kristen m'avait aidé à faire le marché. Mes parents sont sortis nous accueillir, les voisins et tout le reste aussi ayant vu une grosse voiture,un beau et jeune blanc plus Falone descendre de la voiture sont aussi arrivés. Salutations, questions, regards curieux, parce que, façon Kristen et moi étions bien habillées, on dirait qu'on venait toutes les deux de descendre de l'avion ( rires). Nous sommes entrés et comme on connaît mon père, chacun est d'abord retourné chez lui.
PAPA : soyez les bienvenus mes enfants. J'espère que le voyage a été ?
CHRISTOPHE : oui oui tout c'est bien passé, je suis très content d'être en kribi.
MAMAN : bonne arrivée les enfants. Ma fille Kristen donc tu es venue une fois avec ta sœur et tu n'es plus jamais revenu hein?
KRISTEN : non maman, entre l'école et le boulot ce n'est pas facile.
J'avais amené Kristen une fois en famille à kribi, tout le monde l'avait apprécié et depuis ce jour, ils l'aiment tous taty et elle s'entendent super bien. Mais Hervé lui en est tombé amoureux. Mais je lui fais toujours croire qu'elle n'est pas intéressée.
On est resté au salon à causer puis maman nous a servi à manger. C'est après le repas que nous sommes partis à l'hôtel.
On avait fait des réservations pour deux chambres, le chauffeur dormait chez sa copine. Kristen avait une chambre et moi je dormais avec mon chéri.
Après s'être installés, on s'est un peu reposé et c'est dans la soirée qu'on est reparti à la maison familiale saluer le reste de la famille et donner les cadeaux de Christophe.
Dans la voiture André à appelé pour avoir des nouvelles je lui ai dit que je suis à kribi avec Kristen, il a aussi causé avec elle sans problème.
À la maison tout le monde était là Théo et taty, sauf Hervé, j'étais un peux déçu jusqu'à ce que je le vois sortir du couloir, j'ai sauté de joie sur lui.
J'ai fait les présentations et on est tous rentrés dans l'ambiance des commentaires.
HERVÉ : Kristen donc ton téléphone ne bipe pas? Parce-que je sais que les étudiantes n'ont jamais de crédit pour appeler. Les rires dans toutes la maison.
KRISTEN : tonton Hervé, faut pas gâter mon nom hein. J'ai eu des soucis avec mon téléphone et j'ai dû en acheter un autre et j'ai perdu certains anciens contacts. T'inquiètes on va arranger nos problèmes.
HERVÉ : j'attends voir l'autre partie là
( sourire)
J'imagine déjà la suite entre ces deux, heureusement que nos chambres d'hôtel ne sont pas proches.