1993. Villa de Boisseau, Coppet.Elisabeth descendait l’escalier comme un chat. Elle s’assit sur la dernière marche et observa Patrick McNeil gesticuler sur le pas de la porte. – S’il vous plaît, madame de Boisseau… – Vous ne le prononcez pas correctement. Et à présent, je m’appelle Branex, Mme François Branex. – Oui, évidemment, pardon, madame Branex. Madame Branex, la fête de départ de Matthew se déroule en ce moment même… – Décidément, les noms français vous posent problème. – Effectivement. Je m’excuse pour ma prononciation. Madame Branex… – C’est non. Elisabeth a beaucoup trop de devoirs. – Je vous en prie, madame Branex, pensez aux enfants ! – Mais je ne pense qu’à eux, mon cher monsieur McNeil ! – Vous ne prononcez pas correctement mon nom, madame Branex. La lèvre supérieur


