1993. Villa de Boisseau, Coppet.– Encore ! – Mais, maman ! – Tu pourras arrêter quand tu ne feras plus d’erreurs ! Reprends ! Elisabeth recommença à jouer et sa main gauche glissa à nouveau. – Stop ! Je t’ai entendue ! Refais-moi seulement ce passage. Elisabeth se trompa à nouveau et ne put retenir ses larmes. – Pleurer ne sert à rien, jeune fille. Tout ça, c’est pour ton bien. Depuis le début ! Alors qu’Elisabeth s’apprêtait à reposer ses mains sur le piano, François se leva de son fauteuil. – Arrête, Francine, ça suffit ! Elle en a assez. – Qu’est-ce que tu dis ? rugit Francine. – Va-t’en, ma petite fille, ajouta François. Elisabeth se leva et eut envie de lui cracher qu’elle n’était pas sa petite fille, mais sa mère lui tira les cheveux, la forçant à se rasseoir. – Attends-m


