IIC’était, certes, une singulière éducation que Miguel et Ahès avaient reçue, recevaient encore à Ty an Heussa. Au cours des premières années qu’il y avait passées, Miguel ne dut qu’au mystère qui planait toujours sur son origine, sur les causes de cet exil en France, qui jusqu’à ce jour demeurait inexpliqué, de ne pas succomber de faim et de misère, sous les mauvais traitements. Car, après la mort de la pauvre Jeanne, Catherine, à laquelle manquait l’aide de cette maîtresse qui était bien plutôt pour elle une servante, avait accablé le petit garçon de besognes fort au-dessus de son âge et de ses forces. Elle le rudoyait sans ménagements et, même, ne se gênait pas pour le battre quand il faisait mine de lui résister. À peine lui donnait-elle à manger, suivant en cela les ordres de M. de P


