IIIPar ce chaud après-midi de juillet, Edern de Porspoët et le docteur Mainsville marchaient à pas lents, fuyant l’ardeur des rayons du soleil, au long du cloître de Trenarvan. Edern et Linda étaient revenus de Paris la veille au soir, et, comme chaque fois, au retour de ces absences de plus en plus fréquentes et prolongées du maître de Ty an Heussa, le docteur venait déjeuner au manoir et rendre compte à son ami des événements qui s’étaient déroulés depuis son départ. Car Edern chargeait Mainsville de surveiller à sa place ses affaires et les enfants. Linda, selon son habitude, était montée dans sa chambre pour se reposer après le repas et les deux hommes s’entretenaient seul à seul. Edern n’avait guère changé au cours de ces dix années, de figure tout au moins. De corps, il s’était que


