VL’été s’acheva dans le calme, cependant, et si l’automne ramena, plus précises et plus angoissantes, les menaces de guerre, ce coin perdu de la côte cornouaillaise goûtait encore une paix relative. Évidemment, on parlait beaucoup de tous ceux qui émigraient, avec de plus en plus de peine, on s’indignait des lois nouvelles, mais on pensait aussi que Paris était loin et la vie continuait à peu près comme par le passé. Malgré la mauvaise saison, le froid de l’hiver, ses pluies, ses brumes, Miguel et Hoëlle continuaient de se retrouver deux ou trois fois la semaine, sous l’œil goguenard de Mocaër. Et Miguel déplorait à part lui que nul événement ne se produisît pour l’aider à réaliser son cher projet. Il ne pouvait plus se passer de la présence de la jeune fille et attendait l’heure des renc


