IVSous le tilleul qui ombrageait la cour d’honneur du château de Kermoal, le vicomte de Tréguidy, son fils et quelques-uns de leurs amis et parents devisaient après le repas de midi. Le même souci assombrissait tous les fronts. M. Ely de Tréguidy était parvenu, au prix de mille difficultés, à se rendre pour un bref séjour à Paris, et les nouvelles qu’il rapportait en cette fin du mois de juillet 1791 n’avaient rien qui pût rassurer les esprits. – La fuite de notre pauvre roi n’a fait qu’envenimer les choses ! soupira le marquis de Keroman. Les révolutionnaires ont maintenant beau jeu pour l’accuser de trahison ! – Nous savons tous, pourtant, que le roi Louis est incapable d’une telle félonie ! s’écria M. de Pénazel. – C’est profondément exact... Mais ceux qui sont résolus à le perdre n


