IIICe même soir, Miguel sortit du manoir, traversa les bois de Trenarvan et, lentement, suivit le sentier qui longeait la mer. La nuit était claire en ce début d’été : le flot montait, presque sans bruit, à l’assaut des rochers sombres et les rayons de la lune communiquaient à l’eau une teinte argentée. Le jeune homme marchait sans hâte, regardant d’un œil distrait le spectacle, très grandiose, pourtant, que lui offrait la nature. À peine le distinguait-il, tant ses pensées l’absorbaient. Il s’arrêta soudain. Une maisonnette au toit de chaume se dressait au bord du chemin, adossée à la falaise. La fenêtre s’éclairait d’une lueur clignotante. Prenant une brusque décision, Miguel heurta légèrement à la porte et, entendant une réponse encourageante, entra. Il se trouva dans une petite cham


