Les goûts de l’aventure et de la création

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Les goûts de l’aventure et de la créationOn est en 1924 et Philippe, le frère d’Adèle, court encore et toujours et de plus en plus. Il trotte plusieurs fois par semaine, du bois de Boulogne au bois de Vincennes : qu’il fasse pluie ou soleil, un long marathon à travers Paris, avec un groupe de jeunes gens, dont plusieurs Africains des colonies, un étudiant de la Cochinchine et un Noir américain. Une façon multiraciale d’attirer l’attention, et qui étonne les badauds, certains rétifs mais la plupart enthousiastes. Les coureurs portent tous des pancartes, certains des clochettes autour du cou pour attirer l’attention dans le brouhaha des boulevards : « Pour les infirmes de guerre qui n’ont pas d’argent pour des prothèses, aidez-les. » Près de six ans après la guerre, beaucoup de tirailleurs

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