« Quelle réalité, ma chérie ? Elle n’est pas belle, la vie ? » L’expression de son visage me glace le sang. Au point que je suis incapable d’y accoler un adjectif. Machiavélique ? Jubilatoire ? Consternée ? Calculatrice ? Ensorceleuse ? Amicale ? Ennemie ? Confidente ? Oui, j’en suis vraiment incapable et je me contente de soupirer, résignée, sans dire un mot, mais en accompagnant ce silence d’un mouvement d’épaules. Olivier prétexte une petite soif pour s’éclipser… Édith insiste, de sa voix douce, celle que je lui connais quand elle tente d’inviter sournoisement des gens à se confier à elle. Mais finalement, elle se décide à emprunter un autre chemin, celui de la flatterie. Elle ne cesse de faire l’éloge de mon teint (je suis pourtant blafarde sous ma couche de peinture), de ma minceu


