Chapitre 23 N’oublie jamais que tu es très forte« Un sursaut de tout mon être me poussa en avant… La fureur remplit mes yeux, une fureur enragée dans laquelle je voyais rouge, un désir de saisir à la gorge le parjure qui avait si misérablement trompé ma confiance, mon sentiment, mon dévouement. » Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig Par la fenêtre de notre chambre, je regarde les fragiles flocons de neige venir mourir sur le bitume. Depuis le mois de décembre, un froid piquant s’est abattu sur le nord de la France. Il est rare que les températures soient positives. Alors que Thomas se lève à son tour, son nerf sciatique lui ordonne sans le moindre avertissement préalable de ne plus bouger. Je le vois courbé en deux, les mains dans le dos, et lui fais remarquer que


