Chapitre 9 – Le lendemain

2820 Mots
Chapitre 9 Le lendemain« Hier soir deux inconnus et ce matin sur l’avenue Deux amoureux tout étourdis par la longue nuit Et de l’Étoile à la Concorde, un orchestre à mille cordes Tous les oiseaux du point du jour chantent l’amour » Aux Champs-Élysées, Joe Dassin Une orgie de fantaisie et de surprises commence dès le lendemain de notre dîner au Four Seasons. Un tourbillon, aussi. Dès 8h30, alors que je viens de déposer Tom à l’école, Thomas m’appelle. Il déclare être déjà fou de moi. Une déferlante de mots que je ne suis peut-être pas encore prête à écouter vient alors se nicher dans mes oreilles qui, malgré tout, accueillent cette profusion de douces paroles avec un certain plaisir. À l’entendre, son rendez-vous raté avec Élisa était un signe ; il croit à un coup de pouce du destin. Je ne peux m’empêcher de trouver cette remarque curieuse pour quelqu’un qui m’a affirmé avec conviction que le destin se provoquait. Je m’apprête à raccrocher après quarante minutes de conversation futile, alors que je me trouve devant la porte de mon bureau, mais une nouvelle invitation à déjeuner surgit dans la discussion. Cela m’amuse. « Nous nous sommes vus hier soir. Je te manque déjà ? – Évidemment que tu me manques, bébé. Je ne veux plus passer un seul jour sans te voir. Nous devons rattraper le temps perdu avec d’autres personnes qui ne nous méritaient pas. » Bébé. Je suis déjà son bébé. Il va un peu vite, là. À peine suis-je installée dans mon bureau qu’un coursier me livre un cœur de roses complètement kitsch, que je trouve pourtant sublime. J’esquive avec habileté toutes les questions de mes collègues en prétextant un cadeau d’anniversaire en retard. « En forme de cœur ? », plaisante Michel sans oublier de vérifier si ma poitrine est toujours aussi ronde. Je lui réponds avec une pointe de presque-bonne-humeur : « Il ne restait sans doute plus que ça en boutique ! » Camille, elle, ne manque pas de m’interroger quand j’entre dans son bureau. « Alors ? fait-elle en accompagnant sa question d’un regard soutenu. – Alors… euh… eh bien, on est allés boire un verre… C’était… – Abrège ! Il t’a secoué la cafetière, ou bien ? » Elle comprend à mes yeux pétillants que oui, il m’a sacrément remué la cafetière, double espresso crème, même. « Raconte ! – Je ne peux pas, là… Je suis arrivée en retard et je dois préparer la réunion avec Élisa… Je crois qu’elle arrive vers 10 heures. – On déjeune ensemble, alors ! – Je ne peux pas. – Pourquoi ? C’est quoi, cette moue de Bécassine ? – Je déjeune avec lui. – Qui, lui ? – Thomas, enfin, Camille ! – Déjà ? Vous ne perdez pas de temps ! siffle-t-elle, moqueuse. – Oui… Je t’aime ! On se prend un café plus tard ? dis-je en m’éclipsant. – Tu n’en bois même pas ! », hurle Camille dans mon dos. Je me trouve tout à coup légère. Je n’ai pourtant pas beaucoup dormi, mais je suis comme investie d’une énergie nouvelle. Des ondes d’excitation me traversent le corps, ce qui ne m’est pas arrivé depuis trois bonnes années, quand une amie m’avait invitée à des soldes privés Prada. Je me sens à nouveau belle et désirable. Je regrette simplement de ne pas avoir mieux choisi ma tenue vestimentaire du jour pour ce déjeuner impromptu avec Thomas. J’ouvre le placard de mon bureau et y déniche une paire d’escarpins plus sexy que celle que j’ai aux pieds. Je me retrouverai probablement plus haut perchée que lui, mais il m’a affirmé hier, pendant notre dîner, avoir toujours adoré les femmes de grande taille. Il les trouve terriblement séduisantes. En revanche, mon tailleur noir me paraît un peu trop strict pour l’occasion. Il faudra que je change ça. Je regarde l’heure. 9h37. Les magasins sont encore fermés et Élisa arrive dans vingt minutes. Il faut que je prépare ma réunion. Rêveuse, une main dans les cheveux, la tête dans les nuages, je peine à coucher sur mon ordinateur une simple synthèse que je connais pourtant par cœur. Mon téléphone vient à mon secours en sonnant. « Salut, la belle, c’est Élisa. Tu vas bien ? – Bonjour, Élisa, ça va et toi ? Tu es dans le taxi ? – Non, figure-toi que j’ai raté mon avion ce matin et comme c’est mon jour de chance, je n’avais plus de réseau et je ne pouvais pas téléphoner. La poisse. Je suis verte et complètement crevée ! – Ah mince ! dis-je sans trop de conviction en affichant simultanément un grand sourire que je suis la seule à observer dans mon petit miroir, collé à la porte du placard. Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Tu ne viens pas, alors ? – Un grave accident sur l’autoroute. Trafic complètement interrompu. Je pars dans deux heures seulement, les deux vols suivants étaient complets. Je n’ai pas eu le courage de rejoindre la gare de Saint-Pancras pour tenter l’Eurostar. Là, je suis confortablement installée dans le business lounge de l’aéroport et je travaille au calme. Je te propose d’avancer sur le salon. Tu es dispo ? – Oui, bien sûr. Attends, je reprends mes notes. – Pas besoin, j’ai sous les yeux un plan d’action, je te donne tous les points et tu me dis où nous en sommes, OK ? – Parfait. Allons-y. » Après une vingtaine de minutes au téléphone avec Élisa, ma réunion est pliée. Ça aussi, c’est un signe du destin. J’en profite pour appeler Stéphanie, qui décroche à la première sonnerie. « Salut, Juju. Je suis désolée, vraiment désolée de ne pas t’avoir rappelée avant… Entre la clôture de mes dossiers juridiques et mon mariage, je ne m’en sors plus. J’ai presque envie d’annuler le mariage, c’est pour te dire ! Ça va, toi ? » Stéphanie doit se marier dans le courant du mois de juillet avec Bertrand, un neurochirurgien de dix ans son aîné qu’elle a rencontré à son club de sport et auquel je donnerais le Bon Dieu sans confession. Brillant, sensible et drôle à la fois, il affiche également une bonhomie terriblement rassurante. On peut le dire, Bertrand possède les 3R. « Ne t’inquiète pas, je comprends. Je t’avoue que j’ai été moi-même pas mal occupée. Je t’appelais justement pour savoir s’il y avait moyen d’accélérer ma procédure de divorce. Je suis plus motivée que jamais et je veux définitivement laisser cette histoire derrière moi. – Je comprends. Vous en êtes où ? Il est d’accord ? – Pas vraiment, mais il n’a pas le choix. – Juju, excuse-moi, mais si tu veux aller vite, il faut que nous fassions un consentement mutuel. À partir du moment où vous êtes sur un terrain d’entente, et surtout que vous avez déterminé le mode de garde de votre fils, cela peut aller vite. Maintenant, s’il décide de te mettre des bâtons dans les roues pour faire traîner l’affaire, tu peux en avoir pour quelques mois, voire un an. – Quoi, un an ? Je ne peux pas attendre aussi longtemps ! fais-je, un peu agacée. – Calme-toi. Premièrement, tu lui exposes les choses : quoi qu’il arrive, vous allez divorcer. Il serait donc préférable pour tous les deux de le faire au plus vite de façon à pouvoir vous reconstruire, chacun de votre côté. Joue la corde sensible, le bien-être de Tom, fais péter les violons si tu veux. Tu lui dis que vous pouvez faire des économies en prenant tous les deux le même avocat. Il n’est pas censé savoir que je suis ton amie. Propose-lui la garde exclusive de Tom en ta faveur, avec une visite un week-end sur deux. Explique-lui que si tout se passe bien, il pourra le voir souvent, en bonne intelligence. Comme vous n’avez pas de biens en commun, ça devrait être vraiment simple. Propose-lui tout ça et on se cale un rendez-vous tous les trois, OK ? – Oui, compris, Stéphanie, merci beaucoup pour ton aide. – Je t’en prie. Comment va Tom ? – C’est un petit garçon intelligent et il aime son père. Il comprend beaucoup de choses. J’espère qu’il va continuer à prendre les choses aussi bien. J’y suis attentive en tout cas. – Je t’embrasse, Juliette, je suis charrette. Tiens-moi au courant. Quoi qu’il arrive, on se voit de toute manière à mon mariage. D’ailleurs, petite question bête, mais… Tu viendras seule, je suppose ? – Ah oui, c’est vrai… Je n’avais même pas pensé à ce détail. Je te dis ça très vite. Je t’embrasse. » Je l’appellerai ce soir. Il ne pourra pas fuir la question éternellement. L’horloge de mon ordinateur affiche désormais 10h23. Ça y est, les magasins sont ouverts. Je prétexte un saut à la banque pour me ruer vers mon enseigne préférée, à quelques minutes du bureau. J’arrive dans la boutique où, déjà, une horde de touristes se faufile entre les rayons. Je ne dispose que d’un quart d’heure pour me trouver une petite robe sexy, mais pas trop. Mon attention est immédiatement attirée par une robe bi-matière dont le bas est une jupe blanche à volants et dont le haut en simili-cuir, en forme de cache-cœur, laisse entrevoir la naissance de la poitrine. C’est parfait. Je ne l’essaye même pas ! En remontant l’avenue, je fais un arrêt express chez Marionnaud pour acheter un flacon de mon parfum, que j’ai oublié à la maison. La vendeuse voudrait bien me faire tester mille senteurs et dix pots de peinture, mais je refuse obstinément. J’arrive en nage au bureau, où il ne me reste plus qu’à me ravaler la façade. Je jette un coup d’œil rapide aux couloirs… Personne en vue ! Je fourre mes escarpins et ma trousse de maquillage dans le sac où se trouve ma robe fraîchement achetée et m’enferme dans les toilettes. Mince, je n’ai pas pensé aux collants ! Heureusement, le temps de saison peut tolérer des jambes nues sans que cela soit considéré comme un fashion faux pas. Je vérifie cependant d’un effleurement de la main qu’aucune pilosité malvenue n’a investi mes pattes depuis la nuit dernière. Mes jambes sont encore très blanches, mais leur peau est aussi douce que le crâne de Barthez. Je me débarrasse de ma veste et de mon pantalon, roule mon chemisier en boule au fin fond du sac et enfile ma nouvelle robe, qui me serre un peu au niveau de la poitrine, mais l’ensemble est plutôt pas mal. Il me faut néanmoins dégoter une épingle à nourrice pour resserrer le décolleté, qui menace d’exploser – ce qui ne manquerait pas de se produire si Michel posait les yeux dessus. Je monte sur mes escarpins et prend sept centimètres d’un coup. Il ne me reste plus qu’à me laver le visage à l’eau claire, à le couvrir ensuite d’une teinte que l’on nomme « hâle doré », à rajouter un peu de blush, deux traits de khôl, un soupçon de gloss transparent… et je ressemble de nouveau à quelque chose. Je garde la touche de parfum pour la dernière minute. Je peux ressortir des toilettes la tête haute, persuadée d’avoir mené ma mission avec succès. Que c’est bon de sentir à nouveau des papillons venir vous chatouiller le ventre ! Quelques minutes plus tard, Camille déboule dans mon bureau, irrésistiblement attirée par ce souffle de folie que je semble avoir semé sur mon passage. « Mais tu t’es changée ? » Je décide de la jouer fourbe. « Oui, j’avais renversé du café sur ma veste, dis-je innocemment. – Sur ton tailleur noir ? Tu me prends pour une blonde ? Je le suis déjà, hein ! Tu t’es changée pour LUI ? D’où sort cette robe ? – Oh ça va ! Je suis allée me l’acheter en vitesse. Et puis je te rappelle que c’est toi qui vas t’acheter des nouvelles culottes dès que tu as un rendez-vous galant. D’ailleurs, j’aimerais bien voir ton tiroir de lingerie. Il doit déborder. – Pas tant que ça, figure-toi. Les mecs me déchirent la culotte à chaque fois. Je les rends fous ! » Je souris tendrement car je sais que cette assurance dissimule une petite fille doutant de son pouvoir de séduction. La spontanéité de Camille laisse parfois croire à la gent masculine que c’est une croqueuse d’hommes en même temps qu’une proie facile. Elle ne rêve pourtant que de filer le parfait amour et de remettre la même culotte, plusieurs fois, avec le même homme. Camille me prend la main et me fixe droit dans les yeux, de son regard azur auquel je ne sais pas résister. « Ma Juju. Tu sais que je te dis tout ce que je pense. Je veux que tu prennes soin de toi. Tout ça va très vite. Il y a un mois, tu ne connaissais pas ce type. Je ne sais pas… Il a quelque chose qui ne me revient pas. Et ta situation n’est pas très claire… Je te demande juste d’y aller doucement. – Je sais, Camille. Je vais être prudente, ne t’inquiète pas. » Je passe le reste de la matinée à répondre à mes mails et à m’occuper des derniers détails du salon de Berlin auquel nous devons participer la semaine suivante. Soudain, à 12h29, mon portable vibre avec l’arrivée d’un nouveau message. Thomas : Je suis en bas, bébé. Juliette : Comment ça, en bas ? Thomas : En bas de ton bureau, évidemment. Juliette : Attends-moi un peu plus loin, devant la banque par exemple. Il ne faut pas qu’on nous voie ensemble. Thomas : Quel est le problème ? Juliette : C’est délicat, quand même. Thomas : Je t’attends. Je vérifie dans le miroir de l’ascenseur si je ressemble toujours à une femme de trente ans parfaitement désirable et, rassurée, j’adresse un clin d’œil à mon reflet. À peine ai-je passé la porte de l’immeuble qu’un bras me happe. Je reconnais l’odeur de Thomas, qui m’embrasse maintenant à pleine bouche. « Mais tu es fou ! dis-je en faisant semblant de me débattre. Pas ici. – Quoi ? Tu as honte de moi ? – Arrête ! Pas du tout, mais je tiens à ce que ma vie privée le reste. – De toute façon, je leur ferai savoir bien assez tôt que tu es à MOI. – Tu veux me faire porter un collier à mon nom aussi ? – Je vais y penser. Allez, viens, on va déjeuner. Où peut-on manger une bonne salade par ici ? me demande-t-il. – Une salade ? Je n’avais pas trop envie de ça, mais bon… – Bientôt l’été et le maillot, Juliette, il faut faire attention. D’ailleurs, fais un petit tour sur toi-même, que je te regarde. » Fièrement, je m’exécute et entame deux petits tours sur place. « Mouais ! lâche-t-il avec une moue dubitative. Je n’aime pas trop le bas de ta robe. On dirait une Belle des Champs. Tu ne sais pas te mettre en valeur. Je t’emmènerai faire du shopping et tu seras une vraie bombe, bébé ! » Sa remarque me prend totalement au dépourvu. Plus aucun mot ne parvient à sortir de ma bouche. Voyant ma mine déconfite, surtout après les efforts que j’ai justement faits pour ressembler à Belle des Champs, il me caresse la joue. « Ne le prends pas mal, bébé. Tu es très belle. Il y aura juste quelques petits réglages pour que tu sois LA plus belle. » Il m’enlace et j’oublie les paroles prononcées quelques instants plus tôt. Nous partons nous installer dans une brasserie rue Marbeuf et commandons chacun une belle salade composée. Tels deux adolescents, nous n’arrêtons pas de nous bécoter après chaque bouchée. Il pose même la main sur ma cuisse… « Oh ! C’est quoi ces taches sur tes jambes, bébé ? Des brûlures ? – Non, on appelle ça des tumeurs de la peau. » Je le vois pâlir, prêt à détaler comme s’il s’agissait de fuir la peste. « Ne t’inquiète pas ! Le nom fait peur, mais c’est bénin. Mon dermatologue m’a dit qu’on pouvait les brûler avec de l’azote. Ça ne garantit pas une disparition totale, mais ça les atténuera grandement. – Oh oui, fais-le, bébé. Prends rendez-vous, c’est vraiment horrible. Et tu devrais te faire deux ou trois petites séances d’UV. Ça cacherait tout ça. » Cette dernière remarque me fait bondir. « Et sinon, il y a quelque chose qui te plaît, chez moi ? Entre ma robe de paysanne, mes taches et mes jambes trop blanches, il y a encore quelque chose de potable en moi ? – Tout le reste ! », répond-il, en me faisant taire par un long b****r. Il demande l’addition tout en me confiant qu’il aimerait que nous partions en week-end en Normandie tous les deux. Je lui rappelle la délicatesse de ma situation et mon incapacité à laisser Tom. « Où en es-tu de ton divorce ? », me demande-t-il alors en fronçant les sourcils. Je lui résume ma conversation avec mon amie Stéphanie, qui veut bien s’en occuper gracieusement. Thomas plisse à nouveau les yeux. « Je vais te prendre un avocat. Le problème, avec les amis, c’est qu’on ne peut pas leur donner d’ordre. Et quand tu ne les paies pas, tu ne peux pas te permettre d’exiger. Je vais appeler maître Richer. Il s’est occupé de mon divorce en deux temps trois mouvements et la connasse n’a pas eu un centime. – Je tiens à ce que Stéphanie s’en occupe, il ne faut pas le brusquer, sinon, ça va compliquer les choses. – Laisse-moi faire, bébé. Essaie de t’organiser pour le week-end. Fais garder Tom par tes parents, ils comprendront que tu as besoin d’un break en ce moment. – De toute façon, il faudrait que je rentre tôt car je prends l’avion aux aurores lundi matin pour Berlin. – Pour quoi faire, à Berlin ? – Nous avons un salon. – Et tu dois y aller ? – Évidemment, je te rappelle que je m’occupe du marketing. – Qui dans ta boîte y va ? » Je lui donne machinalement la liste exhaustive des noms, sans présager une seule seconde où sa pensée va le conduire. « Si je comprends bien, à part Élisa et toi, il n’y aura que des mecs ? – Peut-être bien que oui, mais où est le problème ? – Trouve une excuse, bébé. On a besoin tous les deux de ce weekend. Personne n’est indispensable. » Je clos la conversation par un b****r en lui disant que je dois retourner travailler de toute urgence et qu’il n’a pas besoin de me raccompagner. « Je t’appelle, bébé ! », me crie-t-il en plein milieu de l’avenue. Ce soir-là, en allant récupérer Tom chez Maman, je me sens presque coupable de ressentir une euphorie grandissante et n’ose pas lui demander de garder mon fils pour le week-end. Elle ne comprendrait pas. Une grande sensation de froid m’envahit à l’idée que ma situation personnelle puisse la mettre si mal à l’aise. Nous n’échangeons plus que quelques mots de circonstance. Une fois arrivée devant la maison avec Tom, celui-ci me demande si son papa est rentré. Je lui réponds qu’il en a encore pour quelques jours de déplacement professionnel, mais qu’il peut l’appeler s’il le souhaite. Il me répond que non, puisque de toute façon il est sûr que son père reviendra le lendemain.
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