Thomas venait de garer sa voiture de sport. Il en était sorti vêtu d’un costume gris clair, en semblant moins petit que dans mes souvenirs, et il avait lancé ses clés au voiturier avant de s’en approcher d’une façon familière pour échanger quelques mots avec lui, puis son regard avait traversé l’avenue. Il m’avait repérée et s’était aussitôt engagé sur le passage piéton pour me rejoindre. J’avais discrètement rangé dans ma pochette mon téléphone portable, sur lequel j’avais commencé à taper un message : « Je suis désolée, je ne vais pas pouvoir venir… » « Bonsoir, Juliette. – Bonsoir, Thomas, avais-je répondu tandis que mes joues se coloraient de toutes les nuances de rouge. – On se fait la bise ? – Allez, soyons fous. » Pour la première fois, nos visages s’étaient effleurés. Il sent


