Son buste ployait un peu, s’affaissait comme sous un poids trop lourd. Un cerne se formait autour de ses yeux dont le bleu pur se noyait de larmes, et qui reflétaient une douleur concentrée, un immense désenchantement. Madel se pencha vers elle, approcha son visage du sien. – Il faut retourner à Bargenac, Mademoiselle. Cécile secoua la tête. – Retourner !... Il faudrait que j’aie plus de courage pour sortir de cet engrenage. Vous ne savez pas ce que c’est. La vie m’entraîne. Je suis lâche. Je sais que je devrais partir, et je reste. Elle se tut un instant, avant d’ajouter : – Et puis, retourner là-bas... Quelle figure me ferait-on ? On m’a blâmée, naturellement, on a encore grossi mes torts. – Qu’importe ! Vous feriez votre devoir. Et M. Charminat... – Oh ! lui, lui, il pardonnerai


