Vers la fin de juin, la tante et les nièces se trouvèrent à Lauterbrunnen. Ce devait être la dernière étape avant le retour à Paris. Elle montèrent à Wegen, d’où elles purent contempler la Jungfrau dans toute sa splendeur immaculée. Vers la fin de l’après-midi elles redescendirent. À l’hôtel, on remit à Mme de Genderne son courrier. Madel avait une lettre de Mme Marsy – un billet plutôt, très court, mais si fortement affectueux, et qui se terminait par ces mots : « Dès votre arrivée, venez me voir sans faute, petite amie chérie. » Madel faisait cette lecture dans sa chambre, située entre celles de sa tante et de sa sœur. Mme de Genderne, debout au milieu de la pièce voisine, parcourait une des lettres reçues. Madel l’entendit murmurer : « Allons, cela devait arriver ! » Puis elle s’avança


