Maintenant, elles ne parlaient plus de lui. Par les lettres d’ailleurs assez rares de M. Breuil à sa sœur et à sa fille, Madel apprit que le jeune homme allait passer quelques jours à Royan, où Florine se trouvait pour un mois près de son père. Colette essayait d’entraîner sa nièce dans le tourbillon d’amusements où elle-même se complaisait. Mais Madel résistait avec énergie. Mme de Genderne l’appelait « ma jolie tête de fer », et finissait par céder en disant d’un ton mi-narquois, mi-sérieux : – Après tout, vous avez peut-être raison. Ce n’est pas dans tout cela que vous trouverez le bonheur, je puis le dire par expérience. Elle laissait volontiers la jeune fille passer des journées entières chez Mme Marsy et se déclarait satisfaite de lui voir, au retour, une mine meilleure et des yeu


