Inna
Le temps semble se figer. Le mot « déshabille-toi » résonne encore contre les parois métalliques de l'entrepôt, plus assourdissant que le coup de feu au club. Je sens les regards de tous ces hommes ces soldats de l'Avant-bras, ces vétérans aux cous marqués peser sur ma peau comme une brûlure.
Mais c'est le regard de l'Obsidien qui me maintient prisonnière. Ses yeux sont ancrés dans les miens, une obscurité totale qui ne me laisse aucune issue.
Mes mains tremblent tellement que j'ai du mal à saisir le bord de mon haut. Pourtant, j'obéis. Sous le choc, mon corps agit par pur instinct de survie, comme un automate. Lentement, je retire mon vêtement. L'air froid de l'entrepôt, chargé d'odeurs de graisse, de sang et de poussière, vient mordre mes épaules nues. Je n'ai jamais eu aussi froid de toute ma vie.Puis, vient mon jean. Le bruit de la fermeture éclair qui descend est le seul son qui perce le silence de mort, avec les respirations lourdes des hommes qui m'entourent. Je l'enlève d'un geste hésitant, mes jambes vacillant sous moi.
Je reste là, debout sous la lumière crue des projecteurs, vêtue seulement de ma lingerie de dentelle noire. C'est un contraste ridicule, presque obscène de la dentelle délicate au milieu de cet arsenal et de ces instruments de torture. Je me sens plus vulnérable que si j'étais déjà morte.
- Non... Inna... fais pas ça...
La voix de Dan est un râle étouffé. Il essaie de lever la tête vers moi, le visage déformé par les coups. Une pointe de haine pure traverse ma terreur. C'est à cause de lui. À cause de ses mensonges, de sa prétendue richesse et de sa trahison que je suis exposée ici comme une marchandise.
L'Obsidien, lui, ne dit rien. Il n'a pas bougé d'un centimètre. Il ne me regarde pas comme les autres, avec cette faim dégoûtante. Il m'étudie. Il observe ma décomposition morale, ma peur qui suinte par tous mes pores. Il attend que je sois totalement brisée.Mes mains remontent vers l'agrafe de mon soutien-gorge de dentelle noire.Mes doigts tremblent sur l'agrafe de mon soutien-gorge en dentelle noire, prête à abandonner ce dernier rempart de pudeur. Je sanglote, le regard toujours noyé dans celui de l'homme assis devant moi. Mais juste avant que le tissu ne glisse, sa voix rauque retombe comme une sentence
- Stop.
Je me fige. Le mouvement s'arrête net. Mes mains retombent lentement le long de mon corps, ballantes, inutiles. Je reste là, en lingerie de dentelle noire, exposée à la lumière crue des projecteurs qui soulignent chaque tressaillement de ma peau. Le froid de l'entrepôt me glace les membres, mais c'est la chaleur du regard de l'Obsidien qui me brûle le plus.
- Non... Inna... s'il te plaît...
Gémit Dan dans un souffle de sang.L'Obsidien ne cille pas. Personne ne l'appelle par son nom ici, et je ne le connais pas non plus. Pour tout le monde, il est cette pierre noire, tranchante et impénétrable. L'Obsidien. Le parrain des Nexus. Il m'étudie avec une froideur clinique, comme s'il évaluait la solidité d'une nouvelle arme.
- À genoux.
Ordonne-t-il d'une voix basse, dénuée de toute émotion.Mes genoux percutent le béton froid avec un bruit sourd. Je m'exécute sans discuter, l'esprit totalement vidé par le choc. Je me retrouve là, petite et brisée, entre ses jambes écartées. Je sens l'odeur de son parfum coûteux mélangée à celle du métal et de la poudre. Je n'ose plus lever les yeux, mon regard fixé sur ses bottes de combat noires, impeccablement cirées malgré la poussière de l'entrepôt.Le silence est total, seulement entrecoupé par les râles de Dan au fond de la pièce. L'Obsidien se penche lentement vers moi. Je sens son souffle près de mon oreille, un frisson de terreur pure parcourant mon échine.
- Tu as dit que tu ferais tout.
Murmure-t-il, sa voix vibrant jusque dans mes os.
__On va voir si tu es une menteuse, comme ton petit ami.
Il lève une main et, du bout des doigts, il suit lentement la ligne de ma mâchoire, m'obligeant à relever le visage vers lui. Ses yeux vert vitreux ne reflètent rien d'autre que ma propre détresse.
L'Obsidien se penche davantage, son ombre m'écrasant totalement.
- Je vais ba!ser cette bouche, mon ange...
murmure-t-il d'une voix qui n'est qu'un souffle rauque et dangereux.
Son pouce s'écrase sur mes lèvres, pressant avec une force tranquille mais irrésistible. Il écarte ma bouche, forçant le passage, explorant l'humidité de mes lèvres comme s'il prenait déjà possession de mon corps. Je ne résiste pas. Je ne peux plus. Les larmes inondent mes joues, mais je reste immobile, soumise.
- Et peut-être que je te laisserai la vie sauve, ajoute-t-il en ancrant son regard dans le mien.
Je panique, mon cœur s'emballe au point de me donner le vertige, mais je hoche lentement la tête. C'est le prix. Le prix pour ne pas finir comme Dan, dont les gémissements s'étouffent dans le fond de la pièce. L'Obsidien se repositionne dans son siège, le dos calé, les bras sur les accoudoirs, adoptant la posture d'un roi devant lequel on doit ramper.
Je tends mes mains tremblantes vers la boucle de son ceinturon. J'ai un mouvement de recul instinctif, une dernière révolte de mon âme, mais ses yeux noirs me rappellent à l'ordre. Je défais le cuir, le cliquetis du métal résonnant comme une cloche funèbre. Mes doigts, engourdis par la peur, déboutonnent son pantalon et font glisser la braguette. Ma poitrine est secouée de sanglots convulsifs que je tente désespérément d'étouffer. Je cherche dans ses yeux une once de pitié, un signe qu'il plaisante, mais je n'y trouve que ce vide vitreux, cette noirceur absolue.
Son boxer noir apparaît. À travers le tissu, la forme de son membre est déjà imposante, une promesse de douleur et de puissance. Je détourne le regard une seconde, le souffle court, avant d'abaisser le sous-vêtement. Il laisse échapper un grognement sourd, sa tête basculant légèrement en arrière sur le dossier du siège. Lorsque je le prends enfin dans mes mains, je suis frappée par la taille de sa virilité. C'est un anaconda, une masse de chair dense, parcourue de veines saillantes, chaude et d'une virilité brutale qui semble faite pour dominer.
Je regarde autour de moi, l'humiliation me brûlant plus que le froid. Les hommes du Nexus ont tourné le dos, formant un cercle protecteur autour de nous, têtes baissées. Est-ce une forme d'intimité ? Ou simplement la preuve que ce qui se passe ici n'appartient qu'à l'Obsidien et que personne n'a le droit de profaner ce moment du regard ?
- « s**e, » ordonne-t-il d'une voix qui ne souffre aucune hésitation.
__ Et tu as intérêt à bien le faire, parce que ta vie en dépend.
J'ouvre la bouche, mon menton tremblant. Je m'avance, laissant son g***d frotter contre ma langue. Le goût est salé, métallique, celui du pouvoir et de la mort. Je commence à le pomper, utilisant mes mains pour masser la base de son membre interminable pendant que je l'accueille au fond de ma gorge.
Je travaille avec une ferveur née du désespoir. J'utilise ma langue pour caresser les veines qui parcourent sa longueur, mes lèvres serrées autour de lui. Lorsqu'Inna - cette part de moi qui sait encore comment plaire - prend le dessus, je commence à aspirer le g***d avec force. Il grogne plus fort, ses mains venant se perdre dans mes cheveux pour guider mon mouvement, m'enfonçant plus profondément.
Le temps s'étire. Ma mâchoire commence à me faire horriblement mal, mes muscles se tétanisent sous l'effort répété. Je pompe, je s**e, je gémis contre lui, mais il ne jou!t pas. Il reste là, dominant, m'utilisant comme un instrument, tandis que je m'épuise à essayer de lui arracher un signe de faiblesse qui ne vient jamais.