III Dans les semaines qui suivirent, les faits et gestes de Denys Malereyne occupèrent beaucoup l’esprit des Rocamorois. Car outre la curiosité habituelle dans les petites villes tout ce qui tenait à cette vieille famille excitait un intérêt particulier. Or, la maison Malereyne se transformait. Mlle Victoire n’avait toujours fait exécuter que le strict nécessaire en fait de réparations, et l’avarice augmentant chez elle avec l’âge, elle avait même supprimé, en ces dernières années, l’entretien indispensable. On vit donc les peintres travailler à l’extérieur comme à l’intérieur, on apprit que Denys faisait aménager plusieurs pièces selon ses goûts, on vit arriver une voiture légère et deux chevaux, dont un de selle, qui allèrent rejoindre dans les remises et écuries de l’antique logis la


