48Éric Beaussant ne semblait pas ravi de devoir jouer à nouveau les taxis et conduire Jemsen et Flavie au couvent Saint-Antoine. — Vous avez parlé de l’incident de l’aéroport ? demanda-t-il en sortant en trombe du palais de justice de Bastia par un sas dérobé. — Non bien sûr, répondit le procureur. Mais vous, savez-vous qui est cette fille ? Il se souvenait que Beaussant l’avait appelée par son prénom, Nunzia. Le gendarme conduisait vite. De la rue Chanoine-Bonerandi, il gagna le boulevard Hyacinthe-de-Montera. — Elle travaillait pour Michel Mariani. Elle faisait partie de ses femmes de ménage, comme il les appelle. Des nettoyeuses, au propre comme au figuré. Officiellement, il les engage pour entretenir sa villa de Saint-Florent. Officieusement, elles ont d’autres compétences en matiè


