9Le samedi ne se distinguait pas du reste de la semaine pour Éric Beaussant. Entre pause clope et verre de whisky, son travail occupait tout son temps libre. Il avait jeté l’ancre du Larimar au milieu du golfe de Saint-Florent. Depuis le poste de pilotage, il observait la luxueuse villa avec une paire de jumelles. Les Mariani avaient toujours vécu dans l’opulence. Ils symbolisaient tout ce que l’adjudant-chef détestait : crime, jeu, argent sale, corruption et goût immodéré pour le pouvoir. Cette villa était encore plus démesurée que celle où Hélène l’avait accueilli trois ans auparavant dans le domaine de Sperone, lorsqu’il était en poste à Bonifacio. Cette villa, il la détestait autant qu’il détestait le nom de famille de son propriétaire. Au bord de la piscine, cigare à la main, le ve


