Pauline à Béatrix Branefort. « J’ai vu le tableau de Wilkie se refléter dans ta lettre comme dans un miroir, ma chère Béatrix. Il nous manquait cela dans notre grande chambre verte, une bonne petite toile dont la vue amène un sourire sur les lèvres. Ce qui m’a beaucoup amusée, c’est que j’ai reçu ta lettre au moment où ma tante Thérèse jetait sur mes genoux un carton en me disant avec cette brusquerie qui cache tant de délicate bonté : “Tiens, rêveuse, voilà qui va servir d’ornement à ta chambre. Ces marmots m’ont plu, ils seront vraiment très gentils accrochés à ta tapisserie. ” Je lui ai adressé un sourire de remerciement et j’ai ouvert ta lettre qui m’a très vivement intéressée. Après la seconde lecture, j’ai pris le carton apporté par ma bonne tante et j’ai aperçu, devine quoi ? Un


