Béatrix à Pauline La Villa-Clotilde. « Ta lettre, ma chère Pauline, m’a fait passer un bon moment. Je me suis parfaitement rappelé ton séjour à la Villa-Clotilde avec papa et je me rappelle aussi que tu en revins triste. Tu portais le deuil de Follette. Dans ce temps-là, Mme de Branefort m’adorait, c’était son expression, et ne voulait pas se séparer de moi. Et pourtant, je m’en souviens, j’avais bien pleuré, bien supplié. Sais-tu que tu m’as écrit une page charmante sur la cueillette des nénufars ! Crois bien que je me suis très intéressée à Follette et que je me reproche de n’avoir pas provoqué tes confidences. Nous n’étions pas très intimes alors. Comme tu as toujours aimé passionnément la campagne ! comme tu as toujours su en jouir, chère Pauline ! Ce goût-là me vient aussi, ma sœur


