Bruno se tenait là, dans cette pièce sombre, le cœur lourd et l’esprit en proie à un tumulte d’émotions. Anaïs, la femme qu’il avait tant aimée, était assise sur ce lit, perdue dans un monde qui lui échappait. Ses yeux, autrefois si pétillants, étaient désormais vides, et chaque mot qu’elle prononçait était une piqûre de douleur pour Bruno. Il avait rêvé de ce moment, mais jamais il n’aurait imaginé la retrouver ainsi, brisée et désespérée.
Les souvenirs affluaient, des éclats de rire, des promesses murmurées à l’oreille, des rêves partagés. Anaïs était son premier amour, celle qui avait fait battre son cœur avec une intensité qu’il n’avait jamais connue auparavant. Mais le temps avait fait son œuvre, et la vie les avait séparés. Il avait construit un empire, mais à quel prix ? La réussite matérielle ne pouvait combler le vide laissé par son absence.
Il se souvint des jours où ils se promenaient main dans la main, des soirées passées à discuter de leurs projets d’avenir. Anaïs avait toujours été une étoile brillante dans sa vie, mais cette étoile avait été éteinte par les manipulations de Bernard. La colère bouillonnait en lui, mais il savait qu’il devait rester calme, pour elle.
Alice, sa femme, se tenait à ses côtés, mais il pouvait sentir la jalousie émaner d’elle. Elle avait toujours été là pour lui, l’aidant à bâtir leur vie ensemble, mais maintenant, elle se sentait menacée par le fantôme d’un amour passé. Bruno comprenait ses sentiments, mais il ne pouvait pas abandonner Anaïs.
« Je suis ici pour prendre soin d’elle, pas pour la reprendre », affirma-t-il, la voix ferme. Mais Alice, blessée, ne pouvait pas comprendre. Elle voyait en Anaïs une rivale, une ombre qui menaçait leur bonheur.
« Tu vas devoir faire un choix, Bruno. Soit c’est Anaïs, soit c’est moi », dit-elle, la voix tremblante d’émotion. Ces mots résonnèrent dans l’esprit de Bruno comme un coup de tonnerre. Comment pouvait-il choisir entre deux femmes qu’il aimait, chacune à sa manière ?
Il se tourna vers Anaïs, qui le regardait avec des yeux pleins de désespoir. « Je ne te laisserai pas, Anaïs. Je vais t’aider, je te le promets. » Mais au fond de lui, il savait que la route serait longue et semée d’embûches. La douleur de leur passé était encore trop vive, et il ne pouvait pas effacer les années de souffrance en un instant.
Les murs blancs et froids semblaient se refermer sur lui, et chaque minute qui passait le rapprochait d’une décision qu’il redoutait. Anaïs, son premier amour, était là, perdue dans un monde de souffrance et de désespoir, tandis qu’Alice, sa femme, l’observait avec une inquiétude palpable.
Il se remémorait les jours heureux passés avec Anaïs, les rires, les promesses d’un avenir radieux. Mais ces souvenirs étaient désormais entachés par la trahison. Anaïs l’avait quitté pour Alexandre, un homme riche et puissant, un pervers narcissique qui avait su manipuler ses faiblesses. Bruno avait souffert, se sentant abandonné et trahi, mais il avait trouvé refuge dans les bras d’Alice. Elle avait été son roc, celle qui l’avait soutenu dans les moments les plus sombres, l’aidant à reconstruire sa vie.
« Bruno, tu dois prendre une décision », murmura Alice, sa voix tremblante. Elle savait ce qu’il ressentait pour Anaïs, mais elle avait aussi conscience de la loyauté qu’il lui devait. « Je ne peux pas supporter de te voir tiraillé comme ça. »
Bruno se tourna vers elle, ses yeux remplis de douleur. « Je ne sais pas quoi faire, Alice. Anaïs a besoin d’aide, mais… » Il s’interrompit, la gorge serrée. « Elle m’a trahi. Elle m’a laissé pour un homme qui l’a détruite. »
Alice hocha la tête, ses yeux pleins de compréhension. « Je sais. Mais tu as aussi construit une vie avec moi. Nous avons une famille, une petite fille qui a besoin de nous. »
La petite voix de leur fille résonna dans son esprit, un doux rappel de ce qu’il avait construit avec Alice. Elle était sa lumière, son espoir, et il ne pouvait pas la décevoir. Mais Anaïs… Elle était toujours là, dans un coin de son cœur, une flamme vacillante qui refusait de s’éteindre.
« Et si je ne peux pas la laisser tomber ? » demanda-t-il, la voix brisée. « Si je ne peux pas ignorer ce qu’elle a été pour moi ? »
Alice s’approcha, prenant ses mains dans les siennes. « Je comprends, Bruno. Mais tu dois te rappeler qui tu es devenu. Tu es un homme fort, un homme d’affaires prospère. Tu as travaillé dur pour arriver là où tu es. Anaïs a fait ses choix, et maintenant elle doit en assumer les conséquences. »
Bruno ferma les yeux, se remémorant les rumeurs qui circulaient sur Alexandre. Cet homme était dangereux, et il ne se contenterait pas de laisser Anaïs partir. Il avait un pouvoir sur elle, une emprise qui la maintenait sous contrôle. Bruno savait qu’il devait agir, mais comment ?
« Je ne peux pas laisser Alexandre la détruire », murmura-t-il, la colère montant en lui. « Je dois la sauver. »
Alice le regarda, une lueur de défi dans ses yeux. « Et si cela signifie la perdre à nouveau ? Que feras-tu alors ? »
Bruno se sentit déchiré. D’un côté, il y avait Anaïs, la femme qu’il avait aimée, celle qui avait occupé une place spéciale dans son cœur. De l’autre, il y avait Alice, celle qui l’avait soutenu, qui avait cru en lui quand il était au plus bas.
« Je ne veux pas te perdre, Alice », dit-il, la voix tremblante. « Mais je ne peux pas ignorer ce qui arrive à Anaïs. »
Alice soupira, son regard se perdant dans le vide. « Je comprends, mais tu dois choisir. Tu ne peux pas être là pour elle sans te trahir toi-même. »
Bruno se leva, le cœur lourd. Il savait qu’il devait prendre une décision, mais chaque option semblait être une trahison. Il se dirigea vers la fenêtre, observant la ville qui s’étendait devant lui. Les lumières scintillantes des gratte-ciels lui rappelaient à quel point sa vie avait changé, mais elles ne pouvaient pas éclairer l’obscurité qui l’entourait.
Il se souvint des mots d’Anaïs, de sa voix douce et mélancolique. « Je ne sais pas si je peux revenir. » Ces mots résonnaient en lui, comme un écho de désespoir. Il voulait l’aider, mais à quel prix ?
Bruno se retourna, regardant Alice, qui avait toujours été là pour lui. Elle avait cru en lui, l’avait soutenu dans ses moments de faiblesse, et ensemble, ils avaient construit une vie. Leur petite fille, avec ses rires innocents, était le symbole de leur amour et de leur résilience.
« Je ne peux pas abandonner Anaïs, mais je ne peux pas non plus te perdre, Alice », dit-il, la voix brisée par l’émotion. « Je suis déchiré entre deux mondes. »
Alice s’approcha, ses yeux pleins de compassion. « Je ne te demande pas de choisir entre nous. Je te demande de choisir ce qui est juste. Anaïs a fait ses choix, et maintenant elle doit faire face aux conséquences. Tu as une famille qui a besoin de toi. »
Bruno se sentit accablé par la pression de la situation. Il savait qu’Anaïs était en danger, mais il ne pouvait pas ignorer la vie qu’il avait construite avec Alice. Alexandre, l’époux manipulateur d’Anaïs, était un homme dangereux, et Bruno savait qu’il ne reculerait devant rien pour garder le contrôle sur elle.
« Je dois agir, mais je ne peux pas le faire seul », murmura-t-il, la détermination prenant le pas sur son désespoir. « Je vais parler à Anaïs, je vais lui faire comprendre qu’elle mérite mieux que ce qu’Alexandre lui offre. »
Alice hocha la tête, mais une ombre de doute passa sur son visage. « Et si cela signifie que tu dois te rapprocher d’elle ? Que feras-tu alors ? »
Bruno se sentit piégé. Il savait que la route serait semée d’embûches, mais il ne pouvait pas rester les bras croisés pendant qu’Anaïs souffrait. « Je vais la sauver, mais je te promets que je ne te trahirai pas. »
Il se dirigea vers la sortie, le cœur lourd mais résolu . Chaque pas le rapprochait d’Anaïs, mais aussi d’un dilemme qui le rongeait. Il savait qu’il devait agir rapidement, car le temps jouait contre eux. Alexandre ne laisserait pas Anaïs s’échapper sans se battre, et Bruno devait être prêt à affronter les conséquences de ses choix.
En sortant du manoir de Alexandre, il prit une profonde inspiration, le vent frais lui fouettant le visage. Il se remémora les moments passés avec Anaïs, les promesses qu’ils s’étaient faites, et la douleur de leur séparation. Mais il ne pouvait pas ignorer la vie qu’il avait bâtie avec Alice, une vie pleine d’amour et de soutien.
« Je vais te sauver, Anaïs », murmura-t-il pour lui-même, déterminé à ne pas laisser Alexandre continuer à la détruire. Il savait que cela impliquerait des confrontations, des choix difficiles, et peut-être même des sacrifices. Mais il était prêt à tout pour elle, même si cela signifiait risquer sa propre bonheur.
Alors qu’il s’éloignait, une pensée le frappa : et si, au final, il ne pouvait sauver ni l’une ni l’autre ? La peur de perdre tout ce qu’il avait construit le hantait, mais il savait qu’il ne pouvait pas rester inactif. Anaïs avait besoin de lui, et il ne pouvait pas tourner le dos à celle qui avait occupé une place si importante dans son cœur.
Bruno se dirigea vers son bureau, son esprit en ébullition. Il devait élaborer un plan, un moyen de protéger Anaïs tout en préservant sa vie avec Alice. Il savait que ce serait un chemin semé d’embûches, mais il était déterminé à affronter la tempête.
Il se mit à réfléchir à la manière de confronter Alexandre, à la façon de libérer Anaïs de son emprise. Les mots de sa femme résonnaient encore dans son esprit, mais il savait qu’il devait agir. La loyauté qu’il ressentait envers Alice était indéniable, mais l’amour qu’il avait pour Anaïs ne pouvait être ignoré.
« Je vais te sauver, Anaïs », répéta-t-il, sa voix pleine de détermination. Il savait que la route serait difficile, mais il était prêt à tout pour elle. La décision était prise, et il ne pouvait plus reculer.