Retour de Bruno

2024 Mots
Bruno se tenait devant la grande vitrine de son restaurant, observant la ville qui s’étendait devant lui. Les lumières scintillantes des gratte-ciels et le bruit des passants lui rappelaient à quel point sa vie avait changé. Il avait travaillé dur pour en arriver là, transformant ses rêves en réalité. Après des années de lutte, il était devenu un homme d’affaires prospère, propriétaire de plusieurs restaurants et promoteur immobilier. Sa société de cryptomonnaie, qu’il avait fondée avec des amis, avait également connu un succès fulgurant. Mais malgré sa réussite, une partie de lui restait nostalgique. Il pensait souvent à Anaïs, à leur amour perdu, et à la manière dont les choses avaient mal tourné. Il avait entendu des rumeurs sur elle, des murmures qui circulaient dans leur ancien cercle d’amis. Il savait qu’elle avait épousé Bernard, mais il n’avait jamais pu se résoudre à la contacter. La douleur de leur séparation était encore trop vive. À ses côtés se tenait Alice, la meilleure amie de Anais d’autrefois, qui était devenue sa femme. Elle l’avait tellement soutenue et ensemble, ils avaient réussis. Ils avaient construit une vie ensemble, et leur bonheur était palpable. Alice avait toujours été là pour lui, l’encourageant dans ses projets, partageant ses rêves et ses ambitions. Ensemble, ils avaient une petite fille, une adorable fillette aux yeux pétillants qui illuminait leur quotidien. Chaque année, Bruno et Alice faisaient des dons à des hôpitaux psychiatriques, conscients de l’importance de la santé mentale. Ils savaient que beaucoup de gens souffraient en silence, et ils voulaient contribuer à changer cela. Ce jour-là, ils se rendaient à l’hôpital pour remettre un chèque de soutien à une nouvelle initiative de soins. Alors qu’ils entraient dans le hall de l’hôpital, Bruno aperçut une silhouette familière. C’était Bernard, l’homme qui avait pris Anaïs dans un tourbillon de manipulation et de douleur. Bruno sentit une vague de colère monter en lui, mais il se força à rester calme. Il savait qu’il devait agir avec prudence. — Regarde, c’est Bernard, murmura-t-il à Alice, qui le suivait du regard. — Qu’est-ce qu’il fait ici ? demanda-t-elle, l’air inquiet. Bruno observa Bernard, qui semblait nerveux, jetant des coups d’œil autour de lui. Il tenait une ordonnance à la main, et Bruno comprit qu’il était là pour prendre des médicaments pour Anaïs. La colère de Bruno se transforma en une profonde inquiétude. Il savait que la situation d’Anaïs devait être désastreuse si Bernard venait ici. — Nous devons le suivre, dit Bruno, déterminé. Je veux savoir ce qui se passe avec Anaïs. Malgré les années, son amour n’était pas éteint. Alice acquiesça, et ensemble, ils se glissèrent discrètement derrière Bernard, prenant soin de ne pas se faire remarquer. Alice était jalouse mais aussi elle s’inquiétait pour sa meilleure amie. Ils le suivirent à travers les couloirs de l’hôpital, leurs cœurs battant à l’unisson. Bruno se sentait tiraillé entre la colère et la compassion. Il voulait protéger Anaïs, mais il savait que cela ne serait pas facile. Bernard se dirigea vers une porte au fond du couloir, et Bruno et Alice s’arrêtèrent juste à temps pour l’entendre parler à une infirmière. — Je viens chercher les médicaments pour ma femme, dit-il d’un ton autoritaire. Elle a besoin de ces traitements pour rester stable. Bruno échangea un regard inquiet avec Alice. Ils savaient que Bernard parlait de sa femme, Anaïs. La douleur de la situation était palpable, et Bruno sentit son cœur se serrer. — Je vais vous les apporter, répondit l’infirmière, visiblement habituée à ce genre de demandes. Bernard attendit, les bras croisés, l’air impatient. Bruno et Alice se rapprochèrent discrètement, essayant d’entendre ce qu’il disait. — Elle est vraiment devenue une épave, continua Bernard, son ton empreint de mépris. Je ne sais pas comment elle a pu en arriver là. C’est de sa faute, après tout. Bruno sentit une rage sourde monter en lui. Comment pouvait-il parler d’Anaïs de cette manière ? Il savait qu’elle avait souffert, qu’elle avait été manipulée et maltraitée. Il ne pouvait pas laisser Bernard continuer à la détruire. L’infirmière revint avec un petit flacon de médicaments, et Bernard le prit sans un mot. Il se retourna pour partir, mais Bruno, ne pouvant plus se contenir, s’avança. — Bernard ! s’écria-t-il, sa voix résonnant dans le couloir. Bernard se figea, surpris de voir Bruno. Un sourire sarcastique se dessina sur son visage. — Ah, si ce n’est pas le grand Bruno. Je ne m'attendais pas à te voir ici. Tu as bien réussi, je vois. Des restaurants, des immeubles, et même de la cryptomonnaie. Impressionnant. Bruno, serrant les poings, tenta de garder son calme. Il ne pouvait pas laisser Bernard le provoquer. — Je suis ici pour Anaïs, dit-il d'une voix ferme. Que se passe-t-il avec elle ? Bernard haussait les épaules, feignant l'indifférence. — Anaïs ? Elle est juste... elle est juste dans un mauvais endroit en ce moment. Mais ça ne te regarde pas, n'est-ce pas ? Tu as ta vie, et elle a la sienne. Alice, qui se tenait à côté de Bruno, ne pouvait plus se contenir. — Comment peux-tu parler d'elle comme ça ? Elle mérite mieux que ce que tu lui as fait subir ! Bernard se tourna vers elle, un sourire moqueur sur les lèvres. — Oh, regardez qui parle. La meilleure amie qui a laissé tomber Anaïs quand elle avait besoin d'elle. C'est facile de jouer les héroïnes maintenant, n'est-ce pas ? Il me semble que tu as épousé celui qu’elle aimait. Tu es encore plus minable qu’elle, donc tu aimait son petit ami en secret? Bruno sentit une vague de colère l'envahir. Il savait qu'il devait rester concentré sur Anaïs, mais les mots de Bernard le piquaient comme des aiguilles. — Tu ne sais rien de ce qu'elle a traversé, dit-il, sa voix tremblante. Quand a Anaïs, tu l'as manipulée, tu l'as détruite. Bernard se mit à rire, un rire froid et dédaigneux. — Manipulée ? Non, Bruno. Anaïs a fait ses choix. Elle a toujours été faible, et c'est ce qui l'a conduite ici. Bruno ne pouvait plus se retenir. — Tu es un monstre, Bernard. Tu as profité de sa vulnérabilité. Bernard se pencha en avant, son sourire s'élargissant. — Et toi, que comptes-tu faire ? La sauver ? Tu es trop tard. Elle est déjà perdue. Bruno se sentit désemparé. Il savait qu'il devait agir, mais il ne savait pas comment. — Où est-elle ? demanda-t-il, sa voix plus calme. Je veux la voir. Bernard hésita un instant, puis, avec un air de défi, il répondit. — Très bien. Si tu veux vraiment la voir, je te montrerai. Mais prépare-toi, parce que ce que tu vas découvrir ne te plaira pas. Bruno échangea un regard avec Alice, qui semblait inquiète mais déterminée. — Nous te suivrons, dit-elle. Nous ne te laisserons pas seul avec elle. Bernard acquiesça, un sourire satisfait sur le visage. — Suivez-moi alors. Ils le suivirent jusqu’à sa voiture, Bruno sentant son cœur battre la chamade. Il démarre et les amène chez lui, ou Anais est enfermée dans une chambre. Chaque pas le rapprochait d’Anaïs, mais Bruno savait que cela pourrait aussi signifier découvrir la vérité sur son état. Ils arrivèrent dans le manoir, puis Bernard les conduit à une porte au fond d’un couloir, et Bernard frappa doucement avant d’entrer. Bruno et Alice échangèrent un regard inquiet, puis entrèrent à leur tour. La pièce était sombre, avec des murs gris et une lumière blafarde. Anaïs était assise sur un lit, les yeux vides, perdue dans ses pensées. Elle ne semblait pas avoir remarqué leur présence. Bruno sentit son cœur se serrer en la voyant ainsi. C’était comme si une partie d’elle avait disparu. Malgré ses années, il avait rêvé de la revoir mais pas dans cet état. — Anaïs, murmura-t-il, s’approchant lentement. Elle leva les yeux, et pour un instant, il crut voir une lueur de reconnaissance. — Bruno ? dit-elle d’une voix faible. Il s’agenouilla à ses côtés, prenant sa main dans la sienne. — Je suis là, Anaïs. Je suis là pour toi. Elle secoua la tête, des larmes aux yeux. — Je ne sais pas si je peux revenir. J’ai fait tant de choses... Anais recommence à nouveau à délirer. Chut parle doucement Bruno, tu vas réveiller mon fils. Tu le vois dans mes bras! Bruno sentit une douleur sourde dans sa poitrine. — quel fils? De quoi parles-tu ? Bernard et moi nous avons un fils, il est tout mignon, regarde le dans mes bras, il dors. —Bruno coula une larme. La femme qu’il n’a jamais oublié avait perdu la tête. Il se tourne vers Bernard. De quoi parle t’elle? Anaïs a fait une fausse couche et a donc perdu la tête. Bernard savait pertinemment qu’il mentait mais il n’avait rien à perdre, il était temps pour lui de se débarrasser de Anais. Anaïs chuchota à Bruno qu’elle était désolé. — Ce n’est pas ta faute. Bernard t’a manipulée. Tu n’es pas seule. Bernard, qui se tenait en retrait, observa la scène avec un sourire satisfait. — C’est touchant, vraiment. Mais tu sais, Bruno, Anaïs a besoin de plus qu’un simple discours. Elle a besoin d’aide, et je ne suis pas sûr que tu sois celui qui puisse lui apporter. Bruno se leva, se tournant vers Bernard avec une intensité nouvelle. — Je ferai tout ce qu’il faut pour l’aider. Bernard haussait les épaules, feignant l'indifférence. — Tu penses vraiment que tu peux la sauver ? Elle est trop loin, trop brisée. Bruno se tourna à nouveau vers Anaïs, son regard plein de détermination. — Je ne laisserai pas tomber, Anaïs. Je suis là pour te soutenir, pour t'aider à te relever. Anaïs baissa les yeux, visiblement accablée par la situation. — Non cria t’elle. Je ne veux pas être séparer de mon fils. Sortez d’ici, vous allez le réveiller, il est tellement mignon quand il dort. Alice, qui était restée silencieuse jusqu'à présent, s'approcha d'Anaïs et lui prit doucement la main. — Tu n'es pas seule, Anaïs. Nous sommes là pour toi. Nous allons trouver un moyen de t'aider. Tu dois accepter que ton fils est parti. Anaïs se mit en colère et poussa violemment Alice. Sortez d’ici, mon fils est vivant, il est là, hier il m’as appelé maman: Bernard, visiblement agacé par leur interaction, s'avança. — Écoutez, je ne suis pas ici pour jouer les méchants. Anaïs a besoin de soins professionnels, pas de vos belles paroles. Bruno se tourna vers lui, la colère montant en lui. — Et qui a causé tout ça, Bernard ? Qui a détruit sa vie ? Bernard sourit, un sourire qui ne touchait pas ses yeux. — Elle a fait ses choix, Bruno. Je ne suis qu'un homme qui a pris soin d'elle quand elle en avait besoin. Ce n’est pas de ma faute si elle a perdu notre enfant pendant l’accouchement. Bruno secoua la tête, ne pouvant croire ce qu'il entendait. — Prendre soin d'elle ? Tu l'as manipulée, tu l'as utilisée. C’est sûrement ta faute si elle a perdu le bébé Anaïs, les larmes aux yeux, murmura. — Je ne sais pas comment j'ai pu en arriver là. Mais vous mentez mon bébé est vivant. Quand je l’allaitais je me rappelle, le voici ici. Quand j’ai fêté ses une année je me rappelle, il est vivant, il n’a rien mon fils. Bruno se pencha vers elle, son cœur brisé par sa douleur. — Nous allons t'aider à retrouver le chemin, Anaïs. Je te le promets. Mais tu dois accepter la vérité. Bernard, visiblement irrité, se tourna vers la porte. — Je vais vous laisser. Mais n'oubliez pas, Anaïs a besoin de médicaments pour rester stable. J’ai beaucoup mieux à faire Bruno se tourna vers lui, déterminé. Je veux que Anais vienne avec moi. Alice se sentit très jalouse et s’y oppose. Non Bruno, Anais a fait ses choix, tu m’as épousé de toi-même et aujourd’hui tu viens la récupérer ? Je suis ici pour prendre soin d’elle pas pour la reprendre. — Je suis contre Bruno, tu vas devoir faire un choix, soit c’est Anais soit c’est moi
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