Pervers narcissique

1805 Mots
Anaïs Truth se tenait dans la cuisine, les mains tremblantes alors qu’elle préparait le dîner. Le bruit des casseroles résonnait dans l’appartement, mais l’atmosphère était lourde, chargée de tension. Cela faisait maintenant un an qu’elle n’avait pas vu son fils, un an qu’elle vivait dans l’ombre de Bernard, son mari devenu son bourreau. Chaque jour était une lutte pour sa survie, une bataille contre la douleur et l’angoisse qui l’assaillaient. Bernard avait commencé à montrer son vrai visage peu après la naissance de leur fils. Au début, il semblait être un père aimant, mais rapidement, il avait révélé sa nature manipulatrice et cruelle. Il avait réussi à l’isoler de tout le monde, à la couper de ses amis et de sa famille, et maintenant, il l’empêchait de voir son propre enfant. Anaïs se sentait piégée dans un filet dont elle ne pouvait s’échapper. Les souvenirs de Bruno, l’homme qui l’avait aimée sans condition, lui revenaient sans cesse. Elle se remémorait ses rires, ses promesses d’un avenir radieux, et elle se demandait comment elle avait pu le laisser partir. Mais à ce moment-là, elle se sentait trop faible pour agir. Bernard avait réussi à la convaincre qu’elle était la seule responsable de ses malheurs, qu’elle ne méritait rien d’autre que la souffrance. — Qu’est-ce que tu fais encore ? s’écria Bernard en entrant dans la cuisine, son ton accusateur résonnant comme un coup de fouet. Anaïs sursauta, se retournant pour faire face à lui. Elle savait que chaque interaction avec lui était un terrain miné, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de trembler. — Je prépare le dîner, répondit-elle, la voix faible. — Tu es vraiment pitoyable, Anaïs. Regarde-toi, tu ne fais même pas les choses correctement. Tu sais que je n’aime pas ça, dit-il en désignant la casserole. Elle baissa les yeux, se sentant de plus en plus petite. Chaque mot qu’il prononçait était comme une lame qui s’enfonçait dans son cœur. Elle avait l’impression de perdre son identité, de devenir une ombre de ce qu’elle avait été. Les jours se succédaient, et la violence de Bernard ne faisait qu’augmenter. Il la frappait parfois, mais c’étaient surtout les mots qui la blessaient le plus. Il la traitait comme une moins que rien, lui répétant sans cesse qu’elle était incapable de prendre soin d’elle-même, qu’elle ne méritait pas d’être mère. Anaïs se sentait piégée dans un cycle de souffrance, incapable de trouver une issue. — Tu sais, je pourrais très bien t’envoyer dans un hôpital psychiatrique si tu continues à me décevoir, lui lança-t-il un soir, alors qu’elle était assise sur le canapé, perdue dans ses pensées. Elle se mit à pleurer, incapable de répondre. La peur de perdre son fils, de ne jamais le revoir, la rongeait de l’intérieur. Elle avait besoin de lui, de son sourire, de sa présence. Mais Bernard ne lui laissait aucune chance. Il avait réussi à la convaincre qu’elle était folle, qu’elle ne pouvait pas s’occuper de son enfant. Les nuits étaient les pires. Anaïs se réveillait en sursaut, le cœur battant, hantée par des cauchemars où elle voyait son fils, seul et perdu. Elle se levait, se dirigeait vers la chambre de l’enfant, mais la porte était toujours fermée, verrouillée par Bernard. Elle se sentait comme une prisonnière dans sa propre maison, et chaque jour, elle perdait un peu plus de son esprit. Bernard avait commencé à lui donner des médicaments, prétendant qu’ils l’aideraient à se sentir mieux. Mais au lieu de cela, ils ne faisaient qu’aggraver son état. Anaïs se sentait de plus en plus désorientée, perdue dans un brouillard épais. Elle avait des hallucinations, des visions de son fils qui l’appelaient, des souvenirs de Bruno qui la hantaient. Elle ne savait plus qui elle était, ni ce qu’elle était devenue. Un soir, alors qu’elle était enfermée dans sa chambre, elle entendit Bernard parler au téléphone. Elle se pencha pour écouter, son cœur battant la chamade. — Oui, je sais qu’elle a besoin d’aide, mais je ne peux pas la laisser sortir. Elle est trop instable, dit-il, sa voix froide et calculatrice. Anaïs se sentit trahie. Elle comprit que Bernard ne faisait que renforcer son emprise sur elle, qu'il manipulait la situation à son avantage. Elle se laissa tomber sur le lit, le cœur lourd de désespoir. Les murs de la chambre semblaient se refermer sur elle, et elle se mit à pleurer, se sentant complètement seule. Les jours passèrent, et la situation ne fit qu'empirer. Bernard continuait à l'isoler, à la rabaisser, et chaque interaction devenait un combat psychologique. Il lui disait qu'elle était responsable de tout ce qui n'allait pas dans leur vie, qu'elle était la cause de ses propres malheurs. Anaïs, épuisée par cette t*****e mentale, commença à douter d'elle-même. Elle se demandait si elle était vraiment folle, si elle méritait toute cette souffrance. Un matin, alors qu'elle se regardait dans le miroir, elle ne reconnut pas la femme qui lui faisait face. Ses yeux étaient cernés, son visage pâle et marqué par l'angoisse. Elle avait l'impression que son reflet lui renvoyait l'image d'une étrangère, une femme brisée par la douleur et la manipulation. Elle se mit à pleurer, se demandant comment elle avait pu en arriver là. Bernard entra dans la salle de bain, et son regard se fit immédiatement accusateur. — Qu'est-ce que tu fais encore à pleurer ? Tu es vraiment pathétique, Anaïs. Tu devrais te ressaisir, dit-il avec mépris. Elle baissa les yeux, incapable de soutenir son regard. Chaque mot qu'il prononçait était comme une claque, et elle se sentait de plus en plus petite. Elle avait l'impression de perdre pied, de sombrer dans une folie qu'elle ne pouvait pas contrôler. Les hallucinations devinrent de plus en plus fréquentes. Anaïs voyait son fils partout, dans chaque coin de la maison, dans chaque ombre. Elle entendait sa voix, l'appelant, lui demandant de venir le chercher. Ces visions la hantaient, et elle se mit à croire qu'elle était en train de perdre son esprit. Elle se sentait piégée dans un cauchemar dont elle ne pouvait pas s'éveiller. Bernard, quant à lui, profitait de sa vulnérabilité. Il la surveillait de près, s'assurant qu'elle ne puisse pas s'échapper. Il lui interdisait de sortir, de voir qui que ce soit, et chaque fois qu'elle tentait de s'échapper, il la punissait. Anaïs se sentait comme une prisonnière, et la peur de Bernard la paralysait. Un soir, alors qu'elle était seule dans sa chambre, elle décida de prendre son courage à deux mains. Elle devait retrouver son fils, elle devait sortir de cette situation. Elle se leva, déterminée à trouver une issue. Mais alors qu'elle se dirigeait vers la porte, Bernard entra, son regard noir comme la nuit. — Où crois-tu aller ? demanda-t-il, sa voix glaciale. Anaïs se figea, le cœur battant. Elle savait qu'elle ne pouvait pas lui mentir, mais elle ne pouvait pas non plus lui dire la vérité. — Je... je voulais juste prendre l'air, balbutia-t-elle. Il s'approcha d'elle, son visage à quelques centimètres du sien. — Tu sais que tu n'as pas le droit de sortir. Tu es trop instable, et je ne peux pas te faire confiance, dit-il, sa voix pleine de menace. Elle recula, sentant la panique monter en elle. Bernard était devenu un étranger, un homme qu'elle ne reconnaissait plus. Elle avait peur de lui, peur de ce qu'il pourrait lui faire. — Je veux juste voir mon fils, murmura-t-elle, les larmes aux yeux. Bernard éclata de rire, un rire cruel et dédaigneux. — Ton fils ? Tu ne mérites même pas d'être sa mère. Regarde-toi, tu es une épave, une femme brisée. Tu ne peux même pas prendre soin de toi, alors comment pourrais-tu prendre soin de lui ? Anaïs se sentit défaillir. Ses mots étaient comme des flèches qui transperçaient son cœur. Elle savait qu'il avait raison, qu'elle était devenue une ombre d'elle-même. Elle se laissa tomber à genoux, pleurant de désespoir. — Je suis désolée, je ferai tout ce que tu veux, dit-elle, la voix brisée. Bernard la regarda avec un mélange de mépris et de satisfaction. — C'est mieux comme ça. Tu sais que je suis le seul qui puisse te sauver, n'est-ce pas ? Tu devrais être reconnaissante que je sois là pour toi, dit-il en se penchant vers elle, un sourire cruel sur les lèvres. Anaïs se sentit piégée, comme un animal traqué. Elle savait qu'elle était à la merci de Bernard, qu'il avait le contrôle total sur sa vie. Chaque jour, elle perdait un peu plus de son identité, de son essence. Elle se sentait comme une marionnette, manipulée par les fils invisibles de la manipulation et de la peur. Les semaines passèrent, et la situation ne fit qu'empirer. Bernard intensifiait ses abus, tant physiques que psychologiques. Il la frappait parfois, mais c'étaient surtout les mots qui la blessaient le plus. Il lui répétait sans cesse qu'elle était incapable, qu'elle ne méritait rien, et chaque insulte était comme une pierre de plus dans le mur qui l'isolait du monde. Anaïs se mit à croire qu'elle était réellement folle. Les hallucinations devinrent si fréquentes qu'elle ne savait plus ce qui était réel et ce qui ne l'était pas. Elle voyait son fils, l'entendait pleurer, mais lorsqu'elle se précipitait vers la porte, elle se heurtait à la réalité : il était toujours enfermé, loin d'elle. Cette douleur était insupportable, et elle se sentait de plus en plus perdue. Un jour, alors qu'elle était assise sur le lit, elle se mit à parler à son fils imaginaire, lui promettant qu'elle viendrait le chercher, qu'elle ne l'abandonnerait jamais. Bernard entra à ce moment-là, et son regard se fit immédiatement accusateur. — Tu es vraiment devenue folle, Anaïs. Parler à un enfant qui n'existe pas, c'est le signe que tu as besoin d'aide, dit-il avec un sourire satisfait. Elle se mit à pleurer, réalisant à quel point elle était tombée bas. Elle avait besoin d'aide, mais elle ne savait pas comment s'en sortir. Bernard avait réussi à la convaincre qu'elle était la seule responsable de sa souffrance, et chaque jour, elle se sentait de plus en plus piégée. Les médicaments qu'il lui donnait ne faisaient qu'aggraver son état. Elle se sentait engourdie, perdue dans un brouillard épais, incapable de penser clairement. Les hallucinations devenaient de plus en plus réalistes, et elle commença à voir des visages familiers, des amis qu'elle avait perdus, des souvenirs heureux qui la hantaient. Mais tout cela n'était qu'une illusion, une façon pour son esprit de fuir la réalité. Bernard, quant à lui, profitait de sa vulnérabilité. Il la surveillait de près, s'assurant qu'elle ne puisse pas s'échapper. Chaque fois qu'elle tentait de se rebeller, il la punissait, la forçant à rester enfermée dans sa chambre, loin de tout contact humain. Anaïs se sentait comme une prisonnière, et la peur de Bernard la paralysait.
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