Anaïs Truth se tenait dans le jardin de la clinique psychiatrique, le soleil brillant sur son visage, une sensation de chaleur et de lumière qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps. Elle avait pris la décision de quitter l’hôpital, de retrouver sa vie, mais cette fois, avec une nouvelle perspective. La nouvelle de sa grossesse avait apporté un souffle d’espoir dans son cœur, une lueur dans l’obscurité qui l’avait entourée pendant si longtemps.
Lorsque Bernard était venu la chercher, il avait semblé sincèrement heureux d’apprendre qu’elle était enceinte. Il l’avait accueillie avec douceur, lui promettant qu’il ferait tout pour être un bon mari et un bon père. Anaïs, bien que méfiante, avait décidé de lui donner une chance. Elle voulait croire que les choses pouvaient changer, qu’il pouvait être l’homme qu’il prétendait être.
De retour à l’appartement, Bernard avait transformé leur espace. Il avait décoré une chambre pour le bébé, remplie de couleurs douces et de jouets. Anaïs était touchée par ses efforts, mais une petite voix dans sa tête lui rappelait de rester prudente. Elle savait que les promesses étaient faciles à faire, mais difficiles à tenir. Aussi, elle avait tout appris sur l’ex femme de Bernard.
Les semaines passèrent, et Bernard semblait vraiment déterminé à changer. Il était attentif, prévenant, et s’assurait qu’Anaïs se reposait. Il l’accompagnait à ses rendez-vous médicaux, l’aidait à choisir des vêtements de maternité, et même à préparer des repas sains. Anaïs commençait à se sentir choyée, comme si elle était enfin en sécurité.
Un soir, alors qu’ils étaient assis sur le canapé, Bernard lui prit la main et la regarda dans les yeux.
— Je suis tellement heureux que tu sois ici avec moi, Anaïs. Je sais que j’ai fait des erreurs, mais je suis prêt à tout pour notre famille, dit-il, sa voix pleine de sincérité.
Anaïs sourit, touchée par ses mots. Elle voulait croire en cette nouvelle vie, en ce bonheur qui semblait à portée de main. Elle se laissa emporter par l’optimisme, se promettant de ne pas laisser le passé la hanter.
Les mois passèrent, et alors qu’Anaïs approchait de son terme, elle ressentit une vague d’émotions. L’excitation de devenir mère se mêlait à la peur de l’inconnu. Bernard était toujours là, la soutenant, l’encourageant, et elle commençait à se sentir prête à accueillir leur enfant.
Le jour de l’accouchement arriva. Anaïs se réveilla en ressentant des contractions. Elle avait toujours imaginé ce moment avec une certaine appréhension, mais cette fois, elle se sentait prête. Bernard était à ses côtés, son regard plein d’amour et de soutien.
— Tu es forte, Anaïs. Je suis là pour toi, lui murmura-t-il, prenant sa main dans la sienne.
Ils se rendirent à l’hôpital, et Anaïs se sentit entourée de chaleur et de réconfort. Les heures passèrent, et malgré la douleur, elle se concentra sur le visage de Bernard, sur ses mots d’encouragement. Elle savait qu’elle n’était pas seule.
Finalement, après des heures de travail, le moment tant attendu arriva. Anaïs poussa avec toute sa force, et dans un cri de joie, elle entendit le premier pleur de son fils. Les larmes aux yeux, elle regarda Bernard, qui était ému aux larmes.
— C’est un garçon, Anaïs ! s’exclama-t-il, le visage rayonnant de bonheur.
Anaïs prit son fils dans ses bras, le regardant avec émerveillement. Ce petit être, fruit de leur amour, était la promesse d’un avenir meilleur. Elle se sentit submergée par une vague d’amour, une connexion profonde qui la liait à cet enfant.
Bernard s’approcha, prenant le bébé dans ses bras, et Anaïs vit dans ses yeux une tendresse qu’elle n’avait jamais vue auparavant.
— Je te promets de toujours être là pour vous deux, dit-il, la voix tremblante d’émotion.
Anaïs se laissa emporter par ce moment de bonheur. Elle savait que le chemin avait été difficile, mais elle espérait que cette nouvelle vie serait différente. Elle voulait croire que Bernard avait changé, qu’il était prêt à être le père et le mari qu’elle avait toujours espéré.
Les jours qui suivirent l’accouchement furent remplis de joie et de découvertes. Bernard était aux petits soins, s’occupant du bébé avec une tendresse infinie. Anaïs se sentait épanouie, comblée par l’amour qu’elle voyait dans les yeux de son mari et dans les gestes délicats qu'il avait envers leur fils. Chaque sourire de l’enfant, chaque moment partagé en famille, renforçait son espoir d’un avenir radieux.
Ils passaient des heures à contempler leur bébé, à discuter de ses premiers mots, de ses premiers pas, et à rêver de ce qu’il deviendrait. Bernard s’impliquait pleinement, changeant les couches, berçant le bébé dans ses bras, et préparant des biberons. Anaïs ne pouvait s’empêcher de sourire en voyant son mari si dévoué.
Cependant, elle restait vigilante. Les souvenirs de leur passé ne s’effaçaient pas complètement, et elle savait que la route vers la guérison serait longue. Mais pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait pleine d’espoir. Elle avait un fils, un amour inconditionnel qui la poussait à croire en un avenir meilleur.
Au fil du temps Anais donne à nouveau toute sa confiance à Bernard. Quand l’enfant eut une année, Bernard retira l’enfant et l’amena à son père pour qu’il puisse le former à intégrer les affaires familiales. Anaïs devient à nouveau anxieuse et triste.
Bernard lui autorise de nouveau de travailler mais avec des conditions. Il l’as contrôlait tous les jours. Ses heures de sorties étaient surveillées. Elle n’avait pas le droit d’avoir des amis. Elle devrait obéir à Bernard.
Malgré le temps passé Anais pensais toujours à Bruno, celui qu’elle aimait, celui qu’elle a abandonné naïvement.
Elle pleurait mais ne laissait point Bernard le découvrir. Cet homme ne ressentait rien pour elle. Il ne voulait que la contrôler. Elle était dans un piège sans fin. Au bureau, elle devrait sourire jouer à la femme la plus heureuse, de même pour les dîners et apparitions publiques, mais à la maison elle était en plein cauchemars et surtout pleine de chagrin.
Son cœur appartient toujours à Bruno et elle était consciente de sa bêtise.
Elle rêvait de voir Bruno une dernière fois pour s’excuser mais hélas tout cela semble impossible. Désormais elle était l’objet de Bernard