VIII-2

1491 Mots

Tout transi et à peine conscient, il ouvrit la porte du bureau. Cette fois-ci il y avait très peu de monde ; il n’y avait qu’un portier et un homme du peuple. Le garde ne regarda même pas par-dessus la cloison. Raskolnikov passa dans la pièce suivante. « Peut-être pourrais-je ne rien dire encore », pensa-t-il. Un clerc quelconque, en redingote civile, s’apprêtait à écrire quelque chose sur le bureau. Un autre clerc s’installait dans un coin. Zamètov n’était pas là. Nikodim Fomitch était évidemment absent lui aussi. – Il n’y a personne ? demanda Raskolnikov au clerc assis au bureau. – Qui désirez-vous voir ? – A-a-ah ! On ne l’entend plus et on ne le voit plus, l’esprit russe, comment est-ce dans le conte… je l’ai oublié ! Tous mes respects ! s’écria tout à coup une voix connue. Raskoln

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