Safiètou donne encore une fête, pour la troisième fois dans la semaine et nous étions vendredi. Une musique assourdissante se fait entendre dans tout le quartier et ses environs. Les voisins vont encore se plaindre à la police mais malheureusement pour eux Safiètou est intouchable.
Je tâche de ne pas me faire remarquer en rejoignant ma chambre malgré la cohue qu'il y a.
Des idiots de tout âge sont entrain de boire, danser, fumer...
On dirait une b***e d'ados attardés. Rien que voir leurs visages me fiche des haut le coeur. Je déteste le gâchis par dessus tout.
J'aperçois ma marâtre par la fenêtre, entourée de ses acolytes habituels, parmi lesquels le chef de la police lui même, accompagné d'un mannequin très célèbre dans le pays pour ses fréquentes atteintes à la loi et à la pudeur, Diatou Bâ.
Le-dit chef de la police est le genre d'homme que je ne souhaite à aucune jeune fille de rencontrer. Il la gâcherait, et lui donnerait soit l'envie de le buter, soit celle de se buter elle-même.
Rien que son sourire pourrait être un motif pour meurtre, les dents jaunes, toutes cariées, l'haleine fétide comparable à l'odeur d'un animal mort qu'on arrive pas à chasser. A croire que la pâte dentifrice coûte une fortune!
Son visage, aussi gras que le reste de son corps, des poils gris sortant de son nez proéminent, des lèvres que je n'embrasserait pas pour tout l'or de l'univers tellement elles sont grosses, molles, gercées... Pour faire court un visage gros,gras, fripé comme les fesses d'un nouveau né.
Le plus ridicule en la personne est sa taille, à peine 1m60 pour 120kg, un ventre bedonnant et pendant à cause de toutes ces l****s d'alcools ingurgités et à son flagrant manque d'activités sportifs.
En bref, je le déteste pour deux raisons.
Primo, il est sans aucun doute le genre de personne que l'on retrouverait morte sur son lit d'un infarctus ou d'un avc parce qu'elle se laisse aller, mal bouffe, pas d'activité physique en vue de réduire la quantité de graisse et de bien irriguer son coeur et ses organes vitaux.
Secundo, parce qu'il a un jour osé poser ses sales vieilles hideuses et lourdaudes mains sur moi.
Ce gros connard est sur ma liste de vengeance, mais il n'est pas très important face aux autres malfrats qui m'ont fait du tort. Je ne lui pardonnerai jamais de m'avoir forcé à respirer son odeur nauséabonde en voulant m'embrasser...
Beurk!
J'observe Safiètou à la dérobée. Elle semble déjà très éméchée alors que la soirée ne fait que commencer.
Je ne peux empêcher ce petit pincement au coeur que je ressens à chaque fois que je la vois saoule.
J'ai pitié d'elle malgré ma haine à son encontre, je ne peux pas comprendre comment une femme aussi belle et brillante qu'elle peu avoir raté sa vie comme ça. La voir se saouler chaque nuit, se droguer et coucher avec des garçons qui auraient pu être ses enfants...Non, je ne peux pvraiment pas comprendre.
Safiètou a été l'initiatrice d'un vent de dépravation sans égal au Sénégal et m'en a fait porter le chapeau.
Sa maison est le berceau de toutes les conneries possibles: proxénétisme, trafic de chanvre et autres drogues...
J'ai même déjà vu une poudre douteuse circuler dans des sortes de miroir...
Je serai bientôt dans ma chambre lorsque j'entends des éclats voix au fond du couloir.
Je m'approche doucement et vois Anastasie avec son cher Simon. Cette fois, ils ne sont pas entrain de faire des cochonneries comme à leur habitude, ils ont plutôt l'air de se disputer.
- Dégage Simon! Je ne veux plus te voir! Hurle Anas
- Non bébé attends s'il te plaît je m'excuse sincèrement...je...je ne savais pas ce que je faisais, je suis sûre que cette fille m'a marabouté pour que je couche avec elle. Je te jure que...
- Han legui tu ne nies plus que tu as couché avec elle? Lofi waxone? Hein? Tu ne viens pas de me dire à l'instant que tu ne m'as jamais trompé? Hein. reprend Anas de plus belle.
-Mais mon amour c'est que...Tenta de s'expliquer Simon.
- C'est que rien Simon! Pourquoi tu m'as fait ça hein? J'ai tout fait pour toi Simon, tout! Je t'ai sorti de la misère pour te mettre dans de bonnes conditions. Je t'ai acheté un appartement, j'ai pris un prêt que je peine à rembourser pour t'acheter une voiture. Tu t'es regardé dans un miroir? Tu vois ce que tu es devenu? C'est grâce à moi que tu es devenu présentable, tu n'étais qu'un simple plombier!
- Ça ne t'a pas empêché de m'aimer! Cria à son tour Simon, qui apparemment commençait lui aussi à s'énerver.
- Non je t'ai aimé d'un amour SINCÈRE! répliqua Anas
Je suis la scène avec intérêt de ma cachette, il ne me manque plus qu'un siège et des pop-corns.
- Ah oui? Ça ne t'a pas empêché d'avoir honte de moi? Voilà pourquoi tu as investi autant d'argent sur ma personne, tu m'as changé parce tu avais honte de moi!
-Quoi mais non je...fit une Anastasie choquée, qui fut interrompue par un Simon énervé.
- Tu sais quoi? Matay! Je ne regrettes pas de t'avoir trompé, et si tu veux savoir, je ne t'ai pas trompé avec une seule femme. Qu'est-ce que tu veux, je ne suis qu'un homme, je ne peux pas résister à une chaire tendre et fraîche.
-Simon!
-Sheu Anas, ne me fatigues pas, ok. Tu n'est plus qu'une femme vieille moche et toute ridée, tu ne crois quand même pas que je vais me priver à cause de toi?
- Simon! C'est à moi que tu parles? Pleurniche Anastasie.
- Tu vois quelqu'un d'autre ici? Et puis je me casses, je n'ai plus besoin de toi maintenant. Tu m'as énervé. Un conseil, fais quelque que chose pour ta paire de fesses, elles est trop molle à mon goût. Elle ne donne pas tellement envie. Tes fesses on dirait...de la pâte à pain.
Je suis aussi choquée qu'Anas qui le regarde partir, bouche bée.
Je sais que cet homme ést un s****d mais à ce degré là...
Il passe devant moi et me fait un clin d'œil, se foutant totalement de savoir si je les écoutais ou pas.
Anastasie s'écroule au sol dans un cri qui me fend mon idiot de coeur trop perméable à la souffrance des autres.
Mon plan s'est déroulé mieux que je ne l'avais espéré.
Je ne pensais pas que Simon passerait aux aveux aussi rapidement. Même s'il n'avait pas mentionné ses relations avec ma tante le coup était assez douloureux pour qu'Anastasie soit hors course pour un bon moment, et donc je pouvais jouir d'un tant soit peu de calme durant les jours à venir. Safiètou n'était pas un problème tant qu'il y avait du soleil, elle ne fonctionnait que la nuit, tel un vampire ou autre créature maléfique.
Je laisse Anas à son triste sort , qu'elle a d'ailleurs bien mérité, effondrée dans le couloir, à pleurer tout son saoule, à regretter de vieillir...
La solitude de ma chambre me ramene à la réalité dès que j'y entre pour fermer la porte derrière moi.
Tout mes problèmes m'assaillent d'un coup: Tala en prison, Tonton Khadim qui était malade, Tata Sokhna qui dépérissait à vue d'œil, et d'autres problèmes que je n'ai pas pu régler dans la journée.
Une multitude de personne souffre à cause de moi, de Safiètou, de cette haine qu'elle a à mon égard.
Comment arriver à tout gérer? Dans l'immédiat, la priorité est de sortir Mourtala de prison, peu importe les moyens, je lui dois ça. Il était resté l'une des rares personnes à encore croire en moi quand tout le monde me pointait du doigt, lorsque les médias me surnommaient la Paris Hilton sénégalaise, la Kim Kardashian de Dakar, l'héritière suicidaire... à cause de mes frasques.
Je n'ai aucune preuve, rien pour l'innocenter à part un simple doute, un supposition. Je ne sais pas par où commencer, quoi faire, après tout, je n'avais que 18 ans et ne sais presque rien de la vie.
Quoi faire? A qui demander de l'aide?
Josée est la seule personne à qui je pouvais confier mes craintes, mais à cette heure, 21 h 26, je doute qu'elle puisse me répondre. C'est l'heure à laquelle Josée entamait sa journée.
Je l'appele quand même et comme prévu, tomne sur sa boîte vocale.
- Allô Josée, c'est Bilo, je voudrais te parler, c'est assez urgent. Je t'invite au resto demain, je passerais te prendre demain à 13h. Ne me fais pas attendre s'il te plaît, à 13h02 si je ne te vois pas, je me casses.
Je raccroche sans plus de cérémonial. Josée est très importante dans ma vie, je l'aime beaucoup. Mais le seul point sur lequel nous n'avions jamais été d'accord, c'est son mode de vie.
Elle à toujours été très intelligente, une surdouée gagnant tous les concours de sciences du Sénégal. Elle avait été miss science à 12 ans, avait gagnés plusieurs concours de mathématique...
Elle avait juste 2ans de plus que moi et mais me devançais de 4 classes, grâce à son intelligence.
Le problème avec elle, c'est que Josée à elle seule est une équation du vingtième degré, je ne la comprends pas.
Je n'ai jamais été douée en maths d'abord.
Elle est issue d'une famille aisée, avec un seul frère Julian, qui vit en Espagne depuis 7ans. Ses parents divorcèrent lorsqu'elle avait 16 ans. Elle a tout pour réussir et mener une vie un tant soit peu normal, mais elle a choisi une autre voie, celle de la perte de temps.
Après avoir obtenu son BAC à l'age de 15 ans, elle a commencé à sombrer dans la décadence.
Au début, c'était de tout petits délits qu'elle commettait, en faisant le mur pour aller en boîte de nuit, en fumant une cigarette de temps en temps pour impressionner un garçon...
Mais tout commença le jour où une vidéo d'elle se battant avec une fille dans un discothèque fit le tour du net. Les médias la prirent pour cible et le tour était joué. Elle se tailla une réputation de fille à papa qui jetait l'argent par les fenêtres des fêtes, bars, discothèques, soirées huppées. Est-ce la raison pour laquelle ses parents ont divorcé?
Je ne sais pas, elle n'aime pas en parler, mais ce qui est sûr c'est qu'elle y est pour quelque chose.
Elle aurait pu arrêter tout cela avant que ça n'aille plus loin, mais elle continua dans sa folie. Un article lui était dédié chaque mois dans un magazine people, relatant ses frasques.
A l'époque je lui en voulait beaucoup d'avoir sombré dans l'indécence, mon père m'interdisait même de la fréquenter à un moment donné.
Elle se fichait complètement de moi, de toutes les personnes qui l'entouraient en faisant ce qu'elle voulait. Je pouvais rester des mois sans avoir de ses nouvelles, à part celles que je lisais dans les journaux.
Elle est baptisée la belle reine du vice et est considérée comme un tâche dans la société.
Jusqu'à ce que j'entre en scène, ou du moins, que Safiètou me fasse entrer en scène.
Je repose doucement mon téléphone portable en soupirant. Les menaces sont le seul moyen d'arriver à quelque chose avec Josée, bien qu'elle ait "changé", elle a gardé quelques fâcheuses habitudes. Elle doit être à une fête entrain de se saouler.
Je ne peux pas dormir. Les problèmes reviennent toujours à la charge. Je n'en peux plus. A la mort de papa, je croyais avoir tous les maux de la terre sur mes frêles épaules, mais l'emprisonnement de Tala...
Je suis entrain de devenir dingue. Voilà un an que je ne vis presque plus, je ne sors plus de ma chambre pour éviter de tomber dans les pièges de ma marâtre, mes sorties me manquent.
J'ai toujours adoré courir, avant je me levais chaque matin à 7 heures pour aller courir au bord de la mer avec papa, j'ai continué après...son départ. Cette sensation de jambes lourdes, cette fatigue qui gagne les membres,l'essoufflement, le vent froid j'adore.
Sur un coup de tête je me leve et enfile un jogging et des baskets, je ne peux plus me retenir, j'ai envie de courir.
Munie d'une perruque , je sors sur la pointe des pieds. La fête bat toujours son plein et les gens sont trop bourrés pour me remarquer, heureusement pour moi.
Lorsque je franchis la porte principale, le gardien me regarde avec des yeux étonnés, je ne lui accorde pas d'importance.
Dès que je commençe à courir à petites foulées, histoire de commencer en douceur; je me sens libérée, légère, enfin un petit peu. Je ne vois presque pas les choses qui m'entourent, je suis dans mon univers, rythmé par mon souffle cadencé. J'ai prit bien soin de remettre ma perruque fixée sur mon crane à l'aide d'un bandeau , il faut éviter à tout prix que l'on me reconnaisse.
Le vent, l'air frais m'avaient manqués. Voilà presque un an que je vis recluse comme une nonne, me cachant pour éviter la vague d'histoire dans laquelle je me noie toujours malgré moi.
Depuis cette nuit où j'ai failli être violée, salie, je voyais la vie sous un autre angle, personne à part mes proches ne m'avait cru. J'avais honte, je regrettais de ne pas lui avoir planté ces ciseaux dans le dos pendent que j'en avais encore l'occasion.
Je trébuche et faillis tomber au souvenir de ses doigts sur mon cou, ses mains sur mon corps, sa bouche qui tente de m'embrasser...
J'accélére le rythme, comme si cela peut effacer ma peine, mais rien n'y fit.
Je me dirige vers la plage de Hann et m'affaisse d'un coup sur le sable, à cinq mètres de la mer, comme je le faisais avant, quand tout allait bien. Je haletai, j'ai perdu l'habitude de courir, et j'ai faim, vu les petites portions de nourriture que Safiètou me fait servir, "pour garder la ligne" disais t-elle.
Safiètou, tout me ramène à elle mes malheurs, mes souffrances. Elle m'a privé de ma liberté, de mon intégrité, de mon honneur et même de nourriture. Malgré les nombres de fois que je lui ai demandé, elle ne m'a jamais donné la vraie raison pour la quelle elle me hait tant, à part le fait que ma mère lui ait volé son unique amour, papa.
Moi j'y crois pas trop, quand on aime quelqu'un on ne fais pas souffrir ses proches. Maintenant c'est à mes proches qu'elle s'attaque.
Un homme passa devant moi en courant, il a les écouteurs plantés dans ses oreille, il est plutôt bien musclé, ce qui retint mon attention. Un groupe d'adolescents particulièrement bruyant est juste derrière moi.
Je dois avoir le même âge qu'eux, mais je n'ai rien d'eux, ils rient, dansent, insouciants. Une fille se leve en dansant bizarrement autour d'un feu de camps, ce qui déclenche l'hilarité des autres qui se levèrent à sa suite pour danser au rythme de "Salagne salagne" de Youssou Ndour. La joie et la bonne humeur éclairent leurs visages.
Je sens cette petite douleur au coeur, oui, je suisjalouse. Je n'ai jamais connu cala, l'insouciance, la jeunesse.
Je me met à fixer la mer, en tentant de me vider l'esprit.
*****************************************************
-Mademoiselle! euh...Madame!
Une voix me fit lever la tête, c'est l'homme qui est passé devant moi en courant.
- There's ... il n'y a presque plus personne ici. Ce n'est pas très sûr, for a lady.
IL est 23 heures sur ma montre, il n'y a plus que quelques personnes sur la plage, moi, mon interlocuteur et quelques ombres au loin.
Je suis donc restée 2h sur cette plage à méditer sur ma vie merdique.
Je me leve en essuyant le sable sur mon bas de jogging.
- Merci! Dis je à l'homme d'une voix cassée. Je ne me suis pas rendu compte que j'ai pleuré. Mes joues étaient humides, je les essuie discrètement.
Il me sourit et reprend son chemin en me devançant. C'est la pleine lune et je peux voir qu'il est clair de peau et très musclé. Rien d'important.
Je marche depuis maintenant 5 minutes lorsque j'aperçus une dibiterie, les effluves de viande grillée pénétrant mes narines me mettent l'eau à la bouche.
Heureusement que je suis sortie avec un peu d'argent. Je ne suis pas particulièrement carnivore mais le goût du bon dibi haoussa me manquait.
La cuisine que Safiètou nous impose me déplait fortement. Ma tante a renié jusqu'à sa culture culinaire sénégalaise, maintenant à la place du bon "Tchiébou Djeune", ( riz au poisson) du déjeuner, nous on mangeait du bœuf bourguignon, du canard à l'orange, du saumon fumé. Je ne déteste pas ça mais je préfère largement mes saveurs africaines.
Je pris place dans le sorte de restaurant qu'on a installé autour de la dibiterie après avoir commandé. Des tables et chaises en plastic disposé en 3 rangées de 4 tables de quatre places entourés d'une bâche pour protéger des regards indiscrets. Il n'y a qu'un couple installé à deux tables de moi. Il y a une bonne ambiance.
Je sors mon portable de ma poche espérant un messages ou appel manqué de Josée mais rien, nada. Un homme qui commande au comptoir attire mon regard, je le reconnais aisément, l'homme de la plage. La salle est bien éclairée malgré mes lunettes de soleil ,je ne pouvais pas risquer qu'on me reconnaisse, j'eus le loisir de le contempler. Il doit être métissé au premier degré, très grand et musclé...
Il tourne la tête à cet instant et croise mon regard à , que je détourne, honteuse d'être prise en flagrant délit de voyeurisme et à travers mes lunettes en plus hein. Moi qui fuit les hommes voilà que je suis prise à en mâter un? LA HONTE!
Je sens ses pas qui viennent à ma direction, mon coeur accéléra sa course folle, je l'exhorte au calme en tentant de respirer calmement, en vain.
Ses pas s'approche de plus en plus et ma cadence cardiaque s'accélère jusqu'à ce que je l'entende tirer une chaise et y prendre place, j'ose enfin lever la tête pour le regarder, il s'est assis à la table en face de moi et me montrai le dos.
J'ai une vue large sur sa tête, des cheveux châtains bouclés coupés court.
Je respire enfin normalement, malgré ce picotement au coeur, de la déception?
Je ne veux pas me l'avouer mais j'ai espéré qu'il prenne place à ma table.
Calmes tes ardeurs, me lançe ma conscience, les hommes tu dois les fuir, pas baver sur eux. C'est quoi ces manières? Puis pourquoi viendrait-il s'asseoir avec toi?
Je baisse la tête et fais mine de me concentrer sur mon téléphone.
Être sur un petit nuage, je n'ai jamais réellement su ce que cette expression voulait dire mais depuis quinze minutes dèjà je commençais à en saisir le sens.
Eh bien je suis sur mon petit nuage, littéralement. Un petit sourire niais flotte sur ma bouche mais je m'en fous pas trop mal.
Je bois les paroles de Kevin. il s'appelle Kevin Horby.
Trop chou !
Je l'écoute me parler avec toute la simplicité du monde et un accent américain sexy à affoler une none.
Je suis aux anges parce que cela fait longtemps que je n'ai pas rencontré quelqu'un d'aussi rafraîchissant.
Oui rafraîchissant, c'est le mot.
Quelques minutes aprés avoir rejoint ma table, il a commencé à converser avec moi, d'une manière tellement naturelle, spontanée.
Enfin quelqu'un qui ne faut pas parti de mon cercle toxique. Quelqu'un qui ne me reconnaît pas et ne me juge pas.
- Belle soirée n'est-ce pas? A t-il dit.
Vu comme ça ce n'est trois fois rien, mais son accent...son accent...My god.
Kevin Horby.