Chapitre 3

3102 Mots
Après plusieurs minutes de trajet, la voiture s'arrête enfin.   Ouf ! Ce n'est pas trop tôt ! J'ai cru que mon cou allait réellement se tordre à force de regarder par la vitre !   En effet, Gaël avait passé tout le trajet à éviter le regard de Jason, ce qui n'a pas échappé à notre beau Don Juan.   C'est ça, craint moi !   Lorsque Gaël voulut sortir de la voiture, Jason le retint par le bras, et ce premier contact l’électrisa. Pendant qu’il reprenait son souffle, Jason sortit de la voiture. Il tenait absolument à ouvrir la porte à son invité. Et évidemment, fleur bleue comme il était, Gaël n’y résista pas. Et si cela suffisait pour le chambouler, alors il n'était pas au bout de ses peines. Jason lui pris la main et la porta délicatement à sa bouche, en fixant droit dans les yeux la créature effarouchée qui se trouvait devant lui. Son éternel petit sourire en coin ne tarda pas à refaire son apparition.   Je  tiens ma façon de procédé !   Gaël se sentait de plus en plus gêné, d'autant plus qu'à cet heure-ci il y avait énormément de gens dans la rue et que certains regards étaient fixés sur eux depuis déjà un moment. Ils devaient avoir reconnu l’héritier d’Elite Mode. Finalement, Jason se redressa et lui fit un sourire tellement chaleureux qu'il a dû faire fondre au moins dix tonnes de glaces dans chaque pôle.   -                         Voilà, nous y sommes, fit Jason. Venez.   Gaël était tellement absorbé à observer les faits et gestes de son futur patron qu'il avait oublié de regarder autour de lui. Quand bien même il fallait réserver des mois à l’avance pour avoir une place et que c’était un de ses endroits où il fallait avoir le sang bleu pour pouvoir entrer, le restaurant était plein à craquer. A ce moment-là, Gaël devait ressembler à ces enfants qui restent bouche bée devant la grande roue du parc lorsqu'on l'y emmène la première fois. Un homme les accueillit à l'entrée.   -         Bonsoir, Mr Lloyd, salua-t-il. Votre table est prête. -         Merci, James.   James ! Évidemment, il a un prénom de majeur d'homme !   Une fois à l’intérieur, Gaël fut encore plus époustouflé que plus tôt. La déco était tout simplement splendide ! Les lumières étaient tamisées, les couleurs n'étaient ni trop flash ni trop lugubres et les accessoires modernes rajoutaient une touche de créativité à l'ensemble. Les chandeliers semblaient être en lévitation. On se croirait dans une version futuriste du Buckingham Palace. Beaucoup de gens les saluèrent à leur passage, ou plutôt saluèrent le PDG. Il y avait beaucoup de femmes ce soir-là, sûrement – mais pas forcément – de jeunes célibataires de la haute société, et tandis que certaines dévorèrent Jason des yeux, d’autres fixaient tour à tour Jason et Gaël, se demandant sûrement ce qui se tramait entre eux. Gaël, timide de nature, ne put s'empêcher de baisser les yeux et pressa le pas derrière Jason qui, lui, était totalement à l'aise. Enfin, Gaël aperçut la table où ils allaient diner. Elle était éloignée de toutes les autres et donnaient vue sur le jardin remplis de rose du restaurant et un ciel étoilé. C’était romantique à en mourir. Avant que Gaël n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit, Jason lui tira sa chaise. Il affichait encore son sourire à effet surhumain et plus il l'observait, plus Gaël se disait que si jamais il le faisait une troisième fois dans la soirée, son cœur le lâcherait. Gaël s'assit rapidement, en lâchant un merci maladroit, et plaça tout de suite le menu devant ses yeux pour éviter de croise le regard de Jason.   Tout ceci est tellement bizarre ! On dirait un diner entre amoureux !   Il rougit à sa dernière pensée et ne put s’empêcher de sourire un peu (que voulez-vous, il ne résistait pas à la romance). Un serveur vint prendre leurs commandes :   -         Bonsoir, messieurs. Que désirez-vous prendre ce soir ? -         Hm... Je vais prendre votre steak de veau, votre croustillant au jambon, et du champagne, dit Jason. -         Et vous, monsieur ? -         Hein ?! Oh, euh... Juste une salade, et un steak frites, merci.   Le serveur s'éloigne.   -         Vous avez honte de manger devant moi ? Le taquina Jason. -         Non, je... Bégaya Gaël en rougissant. Je fais un régime -         Pourquoi ? Vous êtes parfaits.   A ce moment-là, Gaël s'imagina arrêter le temps, crier de toutes ses forces et le relancer ; vous savez, comme dans les films. Il y a quelque chose dans la façon de parler de Jason qui le mettait hors de lui, mais dans le bon sens.   Il n’a pas dit « vous êtes bien comme vous êtes » ou « vous n’en avez pas besoin » ou même « vous êtes parfaits comme vous êtes ». Juste… « Vous êtes parfait ».   Il se sentait pousser des ailes. Néanmoins, il ne répondit pas au compliment de Jason, et se contenta de baisser les yeux. Leurs repas leur fut servi en quelques minutes seulement (rien de surprenant venant d'un si grand restaurant !). Jason se dit qu'il était temps de se mettre à l’attaque et il ne parlait pas de son plât.   -         Alors... vous avez déjà travaillé avant ? -         Non, jamais. -         Pourtant, vous avez ce qu’il faut. Avez-vous réfléchi à ce que j’ai dit ? -         Oui, monsieur. -         Je vous l’ai déjà dit : appelez-moi Jason. Je n’aime pas me répéter, Gaël.     Gaël déglutit. L’autorité de sa voix lui rappela soudainement qui des deux était le plus âgé.   -         Et donc, quelle est votre décision ? Continua Jason. -         J'ai réfléchis et... Je ne sais toujours pas ce que je dois faire.   Même si au fond de lui, il mourrait d’envie de lui crier « OUI » au visage, comme s’il venait de se faire demander en mariage.   - Bon, soit, fit Jason. En passant, vous pouvez oublier votre stage…     Gaël se retint d’écarquiller les yeux. Qu’en était-il de « je ne vous forcerai pas la main, vous pouvez garder votre stage » ?! Mine de rien, il le voulait, ce stage ! Ça aurait été magistral sur son dossier scolaire !     -         A la place, je vous offre un poste à temps plein.     Cette fois, Gaël, qui buvait de l’eau au moment où il avait dit cette phrase, put cracher ce qu’il avait en bouche.     QUOI ?!     -         M-m-m-ais monsieur… Je n’ai pas d’expérience, pas même un diplôme qui puisse m’avantager, je… -         Je vous en prie... Ne réfléchissez pas trop.     Subitement, Jason lui prit la main et la caressa avec son pouce, et Gaël cessa instantanément de respirer.     -         S'il vous plait, dîtes oui, acheva Jason. J'ai besoin de vous... dans cette entreprise.   Ba boum... Ba boum... Ba boum...   Gaël voulait retirer sa main par instinct mais mourrait également envie de la laisser là pour toujours. Ils se regardèrent droit dans les yeux pendant une éternité. Jason put lire de la peur dans le regard de Gaël ; le genre de peur que ressentirait une biche devant un chasseur. Soudain, l’envie de l’embrasser et de lui faire l’amour sur le champ, sur cette table même, s’empara de lui et ça eut le mérite de le choquer légèrement. D’où pouvait venir ce désir ?   C’est vrai que ça faisait longtemps que je n’ai pas été avec quelqu’un…   -         Dites-moi, Gaël… Vous n'avez vraiment personne dans votre vie ? Etes-vous amoureux de quelqu'un ?   « De vous » faillit s’échapper de la bouche de Gaël.   -         Non, personne... -         Alors, accepteriez-vous de....   Silence. Jason ne parla plus, alors que Gaël était suspendu à ses lèvres.   De ?! Allez, continuez !!   Jason passa une main dans ses blonds cheveux. Il venait d’achever la première partie du plan : intéresser Gaël.   -         Ce n'est rien, dit-il. Plus important : acceptez-vous mon offre ? -         oui.   Ce n’est qu’après avoir accepté que Gaël constata ce qu’il venait de faire.   J’ai accepté sans réfléchir ! Ça ne me ressemble pas !   -         Fêtons ça avec une coupe champagne, déclara Jason en levant la main pour attirer l’attention du serveur. Vous buvez, j'espère ? -         Non mais pour les grandes occasions, je peux faire un effort... -         Et c'en est une ? -         A vous de me le dire.   Hm, bien joué.   Le serveur leur apporta le champagne et ils commencèrent à boire. Peut-être Gaël aurait-il dû lui dire qu'il ne tenait pas l'alcool, finalement ? Après le troisième verre, il voyait déjà trouble. Et bien sûr, pour couronner le tout, il a fallu qu’il soit un de ces gens qui disent tout ce qu’ils pensent quand ils sont souls.   -         Mr Lloyd, vous êtes tellement mais tellement sexy, grommela-t-il à moitié allongé sur la table. Les gens n’ont d’yeux que pour vous ! -         Ah oui ? Lança Jason avec amusement. -         Oh oui, oui, oui ! Tout le monde vous trouve beau comme un dieu ! -         Et vous, monsieur Harley ? Qu’en pensez-vous.     Jason était réellement en train de s’amuser.   -         Je vous trouve... Commença Gaël en plissant des yeux. Sssssssuper sssssssexy... Si je pouvais, je n'hésiterais pas une seule seconde et je vous sauterai dessus sans hési...   Gaël cessa de parler lorsqu’il remarqua la façon dont Jason le regardait. L'air se chargea d'une énorme tension érotique, comme s'ils étaient soudainement seuls au monde. L'irrésistible envie de Jason revint en force, c'est à peine s'il put se retenir, cette fois. Il se leva dans un grand bruit qui fit se retourner tout le monde vers lui. Il regarda Gaël dans les yeux et lui dit :   -         Vous ne voulez pas que l'on continue cette discussion ailleurs ?   Il n'attendit même pas que Gaël lui réponde, il lui prit la main et l'entraina vers la sortie, en prenant garde de ne pas le laisser tomber sur le sol. Quelques personnes affichaient une mine consternée à leur passage mais Jason n'en avait clairement rien à faire. Il avait chaud, très chaud. Gaël, lui, arrivait à peine à mettre un pied devant l'autre et observait sa main dans celle de Jason comme si ce spectacle était des plus rares, ce qu’il était, dans un sens.   -         James, déduisez tout de mon compte ! Lança Jason en passant devant la réception. -         Bien, monsieur. Bonne soirée, monsieur.   Jason ne se reconnaissait pas.   Qu'est ce qui me prend… Ça ne faisait pas partie de mon plan.   -         Monsieur... Où allons-nous ?! Réussit à demander Gaël, un hoquet entre chaque mot.   Jason ouvrit la voiture en vitesse et posa (lança, même) Gaël à l'intérieur. Celui-ci d'ailleurs, c'était cogné le coude.   -         Aïe ! Mais qu'est-ce que...   Quand Gaël releva la tête, il avait déjà celle de Jason à un centimètre de lui. Jason était tendu, tel un lion qui s’apprêtait à sauter sur sa proie. A maîtrise de soi s’affinait à chaque instant qui passait. Il sentait Gaël frémir sous lui. Il lui suffirait de s’avancer juste un peu, ce qu’il fit lentement… Mais au dernier moment, il recula.   Je ne peux pas profiter d’une personne soûle. Ça ne me ressemble pas.   Il s’apprêtait à se relever quand, soudain, Gaël le prit par le cou et écrasa violemment leurs bouches. Gaël l'embrassa fougueusement, avec toute la force qui lui restait. L’alcool avait réellement un effet dément sur lui. Jamais il n’aurait osé faire une telle chose dans la vraie vie. Il entendait vaguement une petite voix lui dire qu’il faisait une erreur, mais il s’en ficha éperdument. Tout ce qui lui importait, pour l’instant, c’était de dévorer les lèvres de Jason Lloyd tant qu’il le pouvait encore ! Jason était choqué, c’était le cas de le dire. Il ne s'attendait pas à tant de témérité de la part d’un garçon si timide et l'idée de repousser ce dernier lui passa par la tête, mais il changea rapidement d'avis. Jason approfondit le b****r, ce qui fit gémir Gaël, et leurs langues s'unirent dans leurs bouches en une tornade infernale. Les petits gémissements de Gaël finirent par achever Jason, qui ne tarda à vouloir plus. Il glissa une main sous le haut de Gaël et laissa celle-ci aller à la découverte de ce nouveau territoire. Après un dernier gémissement, Gaël coupa court leur b****r.   -         A-attendez ! Réussit-il à dire, le souffle court. -         Qu’y a-t-il ? -         P... Pas ici ! -         Allons chez moi. -         A...   Avant que Gaël ne puisse répondre, Jason avait déjà de démarrer la voiture. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ils étaient déjà en route vers chez lui. Gaël ne s'était jamais senti aussi apeuré.   Un b****r et maintenant ça… Est-ce que ça ne va pas un peu trop vite ?!   Trop vite, ils arrivèrent chez Jason. Le stress commençait à monter pour Gaël. C’était peut-être à cause de l'alcool mais peu importait ! Il était sur le point de coucher pour la première fois avec un homme qui était quand même réputé pour avoir de multiples conquêtes. Celui-ci, d'ailleurs, avait l’air bien pressé. Il entraina Gaël à l'intérieur après avoir saisi son code de sécurité à une vitesse incroyable et se dirigea directement vers la chambre. Gaël entra et entendit Jason refermer derrière lui. Là, il se surprit à appeler à l’aide intérieurement. Il avait peur. Plus tôt, il avait voulait que ceci arrive. Maintenant… Il n’était plus si sûr. Assis sur le grand lit de Jason, il faillit faire saigner sa lèvre inférieure à force de la mordre.   Je ne sais pas s’il apprécierait que je lui dise non après tout ce qui s’est passé… J’ai peur !   Jason vint près de lui et posa une main sur son épaule.   -         Qu'est ce qui ne va pas ? demanda-t-il.   Le jeune garçon semblait avoir perdu son entrain.   -         Rien... Alors, hum, et si on continuait ce qu’on avait commencé ? -         …D’accord.   Jason s'approcha de Gaël et lui suçota doucement la peau du cou. Gaël ferma les yeux. C’était agréable, très agréable… Mais il avait quand même envie de lui dire d’arrêter. Cependant, une sensation étrangère l'empêcha de faire le moindre mouvement, comme si les griffes d'un dangereux prédateur venaient de se refermer sur son minuscule corps de proie... Jason l’allongea sur le lit. Il ôta sa chemise lentement, ne paressant pas le moins du monde gêné, tandis que Gaël, lui, manquait de suffoquer tant la vue du torse parfait de Jason lui donnait le tournis. Il mourrait d’envie de toucher ces abdominaux d’acier mais l’alcool s’estompait et  il n’était plus aussi courageux.  Jason s'approcha doucement de Gaël et glissa ses mains sous ses vêtements pour les relever. En dessous, sa peau était pâle et douce, réclamant silencieusement la plus grande délicatesse. Jason se pencha et déposa des baisers autour de son nombril. Gaël se laissait faire, mais son corps commençait à trembler. Il pensa au nombre de gens qui auraient tué pour être à sa place. Il n’arrivait pas à croire qu’il était à cette place. Jason descendit plus le bas et commença à baisser le jean de Gaël...     -         STOP !     Finalement, le mot était sorti tout seul. Gaël se redressa, haletant, sous l'œil interrogatif de Jason.   Oh non ! Qu’ai-je fait ?! C’était bien parti, pourtant !   Il avait tellement honte qu'il n'osa pas lever les yeux pour regarder Jason en face.     -         Je... Je ne peux pas faire ça, balbutia-t-il. -         Faire quoi ? -         Faire... l’amour. -         Rassurez-moi, vous êtes bien majeur, n’est-ce pas ? -         OUI ! Oh, n-ne vous en faites pas, ce n’est pas le problème ! -         Dans ce cas, quel est le problème ? -         Je... Je ne l'ai jamais fait avant. Et je ne veux pas le faire comme ça.     Gaël avait tellement honte. Il ne devrait pas, bien sûr, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Il était au bord des larmes. Soudainement, il sentit Jason lui prendre le menton et lever sa tête. Sous les rayons de lune qui s’infiltraient par la fenêtre sur le côté, le visage de Jason était illuminé comme celui d’un ange et cela réussit à apaiser un peu Gaël.     -         Ce n’est pas grave, promit Jason. Je vous l’ai déjà dit, vous n’êtes pas forcé à faire quoi que ce soit. On ne fera rien si c’est ce que vous voulez.     Jason ramassa sa chemise et la remit. Il souriait à Gaël et son visage affichait une expression calme et sereine, mais ses yeux trahissaient une certaine déception.   Décidément… J’ai pris la mauvaise pioche.   Gaël, lui, était resté allongé sur le lit. Il n’osait pas bouger. Il essaya tant bien que mal de calmer les battements de son cœur mais était-ce vraiment possible ? Il venait de recaler le plus bel homme de la ville. Il se sentait si bête !     -         Vous pouvez dormir ici, ce soir. Vous êtes encore légèrement sous l'emprise de l'alcool, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de vous renvoyez chez vous dans cet état. -         Merci... infiniment, mais... Je préfère rentrer chez moi. Je n'ai pas prévenu mes parents et puis, je n'ai pas mes affaires… Et je vous ai causé assez de soucis comme ça, monsieur... -         Vous ne m’avez causé aucun souci,  Gaël. En tant que votre nouveau patron, je tiens à veiller à votre sécurité. Et je tiens à souligner que je préfère quand mes employés obéissent à mes ordres. Restez, d’accord ? Je ne vous ferais rien, vous avez ma parole.     Gaël finit par acquiescer. Il venait d'avoir un aperçu du vrai caractère de son patron : lorsqu'il parlait, on devait écouter et obéir. Ça lui faisait un peu peur mais, d'un autre côté, l’idée de se faire dominer par un don juan sauvage l’excitait (oui, il en avait honte).   -         Il y a des habits propres dans l'armoire, servez-vous. Oh, et j’apprécierai que vous dormiez ici et pas dans la chambre des invités, elle n’est pas rangée. -         Oh, mais je ne veux pas vous déranger... -         Vous recommencez avec ça ? Dormez ici.   Il avait tant d’autorité dans la voix, ça faisait frissonner Gaël.   -         D’accord... -         Bien. Bonne nuit. -         Bo–   BAM ! La porte venait déjà de se refermer. Gaël soupira lourdement. Il se leva lentement et se dirigea vers la « pseudo-armoire » parce que franchement, ça avait la taille de sa salle de bain ! Il l'ouvrit et vit, bouche bée, une grande lignée de vêtement de marques, sans compter les centaines de chaussures placées juste au-dessous. Il farfouilla un peu à la recherche de n'importe quel T-shirt et short pour faire office de pyjama mais il trouva mieux : le pyjama de Mr Lloyd !   Il doit le porter tous les soirs !   Son premier réflexe fût de... renifler le pyjama (ne le jugez pas). Elle avait une douce odeur, un mélange d'eau de colonne et de gel douche, ou de déodorant, il ne savait pas exactement. Ça avait la même odeur que la peau de Jason. La peau qu'il avait sentie de si près, dont il aurait pu caresser chaque parcelle... mais qu'il avait laissé filer entre ses doigts. Il soupira de nouveau, remis le pyjama à sa place et enfila un T-shirt avant de se laisser tomber sur le lit comme une grosse larve.   Pandora va m’assassiner…   Lorsqu’il ferma les yeux, il revit le visage de Jason, et son expression qui lui disait que tout était finit, même si rien n’avait encore commencé. Où qu'il regarda cette nuit-là, il voyait Jason Lloyd. Il respirait Jason Lloyd. Il pensait Jason Lloyd. Et ce qui lui faisait le plus peur, c'est qu'il savait très bien que la nuit allait être extrêmement longue.
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