XIX Suite du chapitre précédentLe château de Valombreuse était situé à peu de distance du chef-lieu, dans une des mille ondulations que forment ces chaînes de montagnes. Une pelouse circulaire régnait devant l’habitation, et de sombres châtaigneraies lui servaient à la fois d’abri et de rideau. On sait quel éclat et quel lustre la verdure garde à ces hauteurs ; Oscar n’avait jamais rencontré sous sa palette une nuance pareille. La feuille conservait pendant toute la belle saison on ne saurait dire quel éclat métallique, et en se découpant sur un ciel d’une transparence parfaite, les arbres avaient presque le port et l’apparence d’une décoration de théâtre. Là où cessait la forêt, commençait la prairie : des tapis naturels couvraient les versants et allaient baigner leurs dernières liges d


