La montreFrancis me dit : – Quand on parle de la perversité des femmes, on oublie trop qu’elles sont, comme l’a écrit Michelet, des malades. Quel est le romancier qui, dans les crises que ses héroïnes traversent, a osé indiquer l’influence morbide et chronique qu’elles subissent ? Tous les actes de folie de la femme, ses crimes, ses adultères, ses vols – (celles qu’on arrête dans les grands magasins) – les commettrait-elle, sans l’impulsion d’un état sanguin et nerveux qui récidive chaque mois, aux changements de lune ? Je sais des femmes qui ne voient revenir qu’avec terreur les troubles qui accompagnent le flux, et des maris qui ne redoutent pas moins la semaine dangereuse où, perturbée, l’épouse cesse d’être elle, semble un autre être, soudain crispée, colère, pleureuse, un peu folle !


