Le jour et la nuitAlbert Lecreuze avait eu, pour son mariage, une histoire. Une histoire que d’ailleurs personne ne savait, ce qui permettait à ses meilleurs amis d’affirmer qu’il s’était conduit comme un « mufle ». Ses ennemis le répétaient à l’envi. Seul en effet le premier son de cloche porte ! Heureux celui pour qui il tinte favorable. Albert, en un jour de confiance, nous raconta la vérité. – On m’a beaucoup reproché mes fiançailles brisées avec Marthe Aglante et mon mariage presque immédiat avec Lucile Dussan. Les apparences me donnent tort ; mais je puis dire, pour ma défense, que ma préférence tardive ne fut pas intéressée, puisque Dussan possédait pour dot exactement rien, et que je perdis avec Mme Aglante le joli sac d’un demi-million. « Il est vrai que Lucile m’a apporté le b


