Prologue
Je m’approche de lui. Maxim est allongé là… et il n’y a plus aucune vie sur son visage. Je tombe à genoux près du lit, ne sentant plus le sol sous moi ni la douleur dans mes jambes. Je ne ressens qu’une seule chose — le vide. Comme un puits sans fond qui s’ouvre au plus profond de moi. Lentement, très lentement, je tends la main et touche ses doigts. Ils sont froids. Je serre sa paume — fragile, molle, impuissante. J’essaie de tirer — doucement d’abord, puis plus fort.
— Max… chuchoté-je, ma voix tremblante comme une ampoule avant de griller. — S’il te plaît… reviens, je t’en supplie. Je suis là, Max… tu m’entends ?… Reviens, c’est tout. Max… je t’en prie… je t’implore…
Les mots n’ont plus de sens. Ils sont comme un mantra, comme un murmure au bord d’une falaise. Je les prononce parce que sinon, je vais me briser en mille morceaux. Parce que la peur n’est plus seulement de la peur, mais quelque chose de plus — d’irréversible. D’absolu.
— Max… Max… s’il te plaît… réveille-toi… reviens-moi… tu avais promis… tu avais dit que tu ne lâcherais pas… Reviens… je t’en supplie… Je t’aime… Je t’aime tellement…