IV-2

2005 Mots

— L’avez-vous bien enjôlé ? demandait la mulâtresse. — Jusqu’à la fatigue, répondit Lydie, en étirant ses beaux bras. Il était temps qu’il s’en allât. J’étais à bout. Mais il est plus épris que jamais ! Et je ne sais, en le voyant si sot, ce qui l’emporte en moi, pour lui, du mépris ou de la haine ! Il a brisé l’avenir que je rêvais, mais il me le paiera cher. — Il est riche. — Girani aussi était riche et de meilleure noblesse… Il allait m’épouser, et j’aurais été marquise. Oh ! Si beau, si fort, si brave, et tué par ce misérable ! — Il n’y faut plus penser, maîtresse. Elle chanta d’une voix sourde et lente un refrain de son pays, en jargon n***e, qui voulait dire ceci : « Les oiseaux gazouillent insoucieusement sur les tombes, – et les fleurs s’y épanouissent éclatantes. – Les morts

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