Lettre XXII PAULINE À CÉCILE. …1786 D’où peut naître, ma Cécile, la profonde douleur dans laquelle tu m’as paru plongée et que respire la dernière lettre que j’ai reçue de toi ?… Plus j’y réfléchis, plus je m’y perds ! Pendant la journée que nous avons passée ensemble, j’ai remarqué avec douleur le changement prodigieux qui s’est fait en toi… De fréquents soupirs trahissaient le trouble de ton cœur, tes yeux plus d’une fois se sont remplis de larmes… Bonne amie, tu as quelques peines secrètes que tu caches à Pauline !… quelques chagrins profonds !… Je sens bien que ce vilain comte de Montford y doit entrer pour quelque chose ; mais après tout, son s*t amour ne peut t’inquiéter au point d’influer aussi visiblement sur ton bonheur et sur ta santé ; car enfin le pis-aller sera de déclarer


