PARIS, SEPTEMBRE 1943Mme de Tréharec ne put cacher son mécontentement lorsqu’elle apprit les efforts de James pour libérer son père. – Mon Dieu que tu es naïf ! répétait-elle en faisant les cent pas dans le salon. Tu leur as amené un parfait outil de chantage pour faire pression sur ton père. – Sauf votre respect… commença le Frère. – Et vous, mon Frère, je ne peux pas croire que vous l’ayez soutenu dans cette folie ! – Madame, il est le fils de son père. C’était son devoir. La voix du Frère était forte et pleine d’autorité. C’était la seconde fois en quelques heures qu’Arnaud l’entendait parler ainsi. À ces mots, Mme de Tréharec s’immobilisa. Elle resta silencieuse un instant puis, quand elle se retourna vers son fils, son expression avait totalement changé et ses yeux étaient noyés


