En fait de casse, rien de ce qu’il craignait ne se produit. Maryvonne crispe légèrement ses ongles sur le cachemire de l’homme. Est-ce la fatigue, la musique langoureuse, le cafard qu’elle a ressenti tout au long de la semaine ? mais tout comme sa copine Martine avec son flirt, elle laisse aller son visage contre le torse musculeux. Paulo ne s’y trompe pas ; ce ne sera pas la première fois qu’il obtient une capitulation rapide… mais il ne veut pas brusquer les choses.
Il questionne la jeune fille :
— Ton amoureux est à l’armée pour combien de temps ?
— Encore onze mois. Il a fait la préparation aux officiers de réserve, alors il fait quinze mois au lieu d’un an.
Paulo jubile :
— Onze mois ? Bah ! c’est pas terrible… tu verras, le temps passe vite.
La main gauche caresse savamment les cheveux de la brune, il penche son visage et la complimente pour son parfum… Il lui demande la marque. Elle lui dit :
— Canoë.
— Hmm ! Ça donne envie de naviguer…
Il se penche encore et ses lèvres viennent effleurer les cheveux, contre la tempe. Elle le laisse faire, elle se sent confusément prise dans un piège, une sensation qu’elle n’a encore jamais connue…
Derrière, la main droite descend doucement, doucement… descend et les doigts découvrent le renflement de la croupe… tandis que devant, contre son ventre, elle ne peut ignorer l’apparition d’une masse dure qu’elle a déjà connue plus d’une fois en dansant avec des garçons, Jean-Paul et d’autres avant lui. L’homme b***e, il a une érection… elle frissonne.
— Tu as froid ?
— Nnnon… non !
La main gauche lui caresse maintenant la joue, lui soulève le menton ; elle ne résiste pas. La bouche de l’homme s’empare de la sienne ; mélange de langues, invasion de son palais tandis que ses mains se crispent sur les épaules masculines… la peur d’être vue, que tout le monde la regarde, alors elle interrompt le b****r. Mais non, ils sont dans la partie la plus sombre de la salle, personne ne les a vus. Retour vers un espace éclairé par le halo scintillant du projecteur.
— Ta bouche est très agréable… elle a le goût que j’aime.
Elle est terrorisée à l’idée qu’on les entende, alors il la dirige à nouveau dans la pénombre. Nouveau b****r, cette fois, plus profond. La langue envahit sa bouche, visite ses dents, repousse sa langue, et derrière la main droite qui descend encore, appréciant le renflement de ses fesses. Haletante, elle arrive à le repousser :
— Non… il ne faut pas !
Il la ramène dans une zone éclairée et là, elle voit Martine, bouche contre bouche avec son cavalier. Paulo ricane :
— Tu vois, ta copine sait prendre du bon temps… elle !
Un deuxième slow fait suite au premier, tout aussi langoureux et là, elle aperçoit Martine qui se dirige vers la sortie de la salle avec son copain.
Paulo lui aussi a vu la scène. Il se penche sur elle et leurs lèvres se joignent sans cette fois qu’elle se soucie d’être ou non dans la pénombre. Le b****r est savant, l’exploration intense. Sa langue vient à la rencontre de la langue de l’homme ; mélange de salives. Il se régale de la fraîcheur de ces lèvres presque enfantines. Elle ne peut plus ignorer cette fois l’ampleur de la virilité qui se presse contre son ventre alors que la main droite flatte sa croupe, sa hanche, et descend sur le côté de sa cuisse. Elle se laisse faire. Ils sont au fond du dancing et la main de Paulo fait doucement remonter le tissu de la jupe. Elle se contorsionne alors et le supplie :
— Non… non… pas ici !
Il jubile :
— Viens, on sera mieux dehors, sur le parking…
Est-ce là encore la fatigue, le fait d’avoir dansé trop fort ou bien l’accumulation d’une trop longue frustration ? mais elle se laisse guider vers la sortie. Elle demande son gilet au vestiaire et il lui pose galamment sur les épaules. Ils sortent… l’air est plus frais… le halo de lumière de l’entrée, puis l’ombre. Dehors, des couples fument des cigarettes, d’autres parlent à voix basse. Martine a disparu.
Paulo la prend dans ses bras dès qu’ils sont parvenus dans le noir. Le b****r est savant, inquisiteur ; les mains expertes la palpent, derrière, devant. Elle s’accroche telle une naufragée aux épaules de l’homme. Une main descend, atteint le bas de sa jupe, remonte le long de la cuisse nue, épouse la hanche, contourne et arrive à la base d’une fesse. Elle supplie :
— Non… non, il ne faut pas !
Il la pousse doucement vers une voiture sombre. Il cherche rapidement dans sa poche ; le cliquetis d’une clé dans la serrure… la portière arrière qui s’ouvre. Elle se laisse pousser sur la banquette. L’homme s’installe à son tour, la portière se referme, ils sont à peine éclairés par un lointain lampadaire, l’homme la voit plus qu’elle ne le voit. Elle ne cherche pas à résister quand il se penche à nouveau sur elle. Cette fois, le b****r est carrément torride, elle halète sous l’intrusion de la langue. En même temps, les doigts habiles déboutonnent le corsage, puis descendent et font glisser le zip sur le côté de la jupe à carreaux.
En peu de temps, gilet, corsage et jupe reposent sur le dossier du siège avant. Elle est dans les bras de son séducteur, tout juste vêtue de sa combinaison et de son slip. Il se recule pour la contempler alors qu’elle ferme les yeux. Elle se dit « Je vais tromper Jean-Paul » Elle veut crier, sortir de cette voiture, mais l’homme se penche à nouveau sur elle et lui murmure :
— Tu aimes être embrassée, ta bouche est bonne. Je te veux !
Elle balbutie :
— Non… non, pas ce soir… je n’ai jamais…
— Tu n’as jamais quoi ? Tu es vierge ?
— Oui…
— Ton fiancé ne t’a pas encore prise ?
— Non, ça a failli il y a quinze jours, mais ça ne s’est pas fait et de toutes façons, j’avais mes règles.
La naïveté et la candeur de cette fille l’amusent.
— Alors vous êtes allés jusqu’où avec lui ?
— On a déjà couché ensemble mais sans jamais aller jusqu’au bout, juste des caresses poussées.
— Avec les doigts ?
— Oui et…
— Tu l’as sucé ?
— Oui…
— Bien, alors on va voir ce que tu sais faire.
Il ouvre sa braguette.
— Sors-la et occupe-toi de moi !
Disant cela, d’une poigne de fer, il lui saisit la nuque et l’incline sur lui. C’est lui-même qui extirpe son sexe de son pantalon ; une verge épaisse, décalottée, au g***d violacé.
— Mets-toi à genoux, oui, voilaaa, comme ça…
Il la place à genoux, fesses contre le dossier, puis crochetant les bretelles de la combinaison, il la roule à la taille, dénudant les seins en poire. Il appuie de nouveau sur sa nuque. Les lèvres de la jeune fille arrivent au contact de l’énorme 'mentule' (2) La bouche s’ouvre et l’absorbe. Ses doigts passent sous le buste et s’emparent des tétons qui s’érigent très vite, provoquant des gémissements étouffés. Elle est obligée d’ouvrir en grand la bouche tant le membre est épais. Il rit :
— Elle te plaît ? Elle est plus grosse que celle de ton mec, je parie.
Comme elle ne répond pas, il lui tire les cheveux en arrière et lui fait redresser le visage.
— Alors ? Réponds ! Elle est plus grosse que celle de ton mec ?
Les yeux pleins de larmes, les lèvres luisantes de salive, elle bredouille.
— Oui… ohhh !
Il la fait plonger à nouveau. Puis, la maintenant toujours à genoux, il lui rehausse la croupe et retrousse le fragile nylon jusqu’à la taille. Lentement il fait glisser le slip, dénudant les fesses blanches.
La bouche de Maryvonne va-et-vient autour du chibre tendu à l’extrême. Il la complimente :
— C’est bien, pour une débutante tu t’en tires déjà bien !
La main droite flatte la double mappemonde, les doigts visitent les fossettes qui couronnent les deux demi-lunes, puis descendent lentement dans le sillon qui les sépare. Au moment où ils parviennent à la corolle du puits des reins, Maryvonne tente de se cabrer mais la main gauche de Paulo lui appuie sur la nuque et l’empêche d’interrompre sa caresse buccale. Vaincue, elle laisse les doigts l’explorer. La caresse diabolique de l’index sur le pourtour de son œillet puis sur le périnée lui fait perdre la tête. Elle réussit cette fois à se redresser, hagarde, face à son tourmenteur. Leurs bouches se joignent à nouveau puis, après lui avoir ôté son slip, il l’allonge sur la banquette et lui ouvre les cuisses. La combinaison roulée à la taille, plus aucun rempart ne voile la féminité de la jeune fille. Malgré la semi-obscurité, l’œil connaisseur apprécie l’épais triangle brun du pubis. Il lui relève les bras et constate que deux buissons tout aussi bruns tapissent les aisselles. Il ricane :
— Décidément, j’aime bien les jolies espagnoles !
Il se penche vers le compas des cuisses et sa bouche vient prendre possession du coquillage niché dans la jungle des poils. Très vite, il la fait crier. Elle découvre les joies du c*********s et crispe ses doigts sur la nuque de l’homme. Plusieurs fois il la fait jouir, elle dégouline. Un court instant, il se dit qu’il va la b****r, là, dans la voiture, mais il se ravise. Cette gamine mérite mieux que cela. Après l’avoir fait presque défaillir, alors qu’elle gît couchée sur le flanc, il lui caresse doucement la hanche et lui dit :
— Rhabille-toi, on va retourner au bal, après je vais te ramener si tu veux.
Docile, elle enfile ses vêtements et remet un peu d’ordre dans sa coiffure. Une fois sortis de la voiture, ils se dirigent vers le dancing. Là, Paulo la laisse passer aux toilettes pour se rafraîchir. Ses copains sont à la buvette et viennent aux nouvelles :
— Alors vieux, tu as conclu ?
— Non, mais ça ne devrait pas tarder. Je vais la ramener chez elle, mais avant ça, on va faire un crochet chez moi.
— Elle a l’air drôlement chaude, dis donc !
— Ça oui ! Elle démarre au quart de tour, mais vous ne devinerez jamais… elle est encore pucelle !
— Eh ben dis donc, tu vas t’amuser !
— Oui, j’espère bien, elle m’a commencé une pipe dans la bagnole. Bon, elle a encore des progrès à faire, c’est pour ça que j’aime mieux l’entreprendre dans un plumard. Elle habite à R… chez sa sœur, je la ramènerai après.
Disant cela il lorgne vers la table de Maryvonne. Celle-ci est revenue auprès de sa copine et semble en grande discussion avec elle. Tout à l’heure, après être elle-même sortie en compagnie de son amoureux, Martine a cherché un bon moment Maryvonne. Pas pour lui faire la morale, mais pour lui expliquer qu’elle souhaitait justement la ramener le plus tôt possible, ayant elle-même un projet coquin avec son flirt. Maryvonne avance timidement :
— Le… l’homme avec qui j’ai dansé… il me propose de me ramener, alors si ça t’arrange…
Martine lui dit à voix basse :
— Moi, je vais passer à la casserole, mais je crois que je ne vais pas être la seule !
— Tais-toi…
— Eh ! Tu crois que j’ai pas remarqué quand tu es sortie tout à l’heure ? J’étais avec mon copain dans sa bagnole, vous êtes passés tout près de nous, il t’a roulé des sacrés patins ! Remarque, il est plutôt bel homme et puis un petit coup comme ça en passant, ça peut pas faire de mal !
Maryvonne n’ose pas dire à sa copine qu’elle est encore vierge, de peur d’être ridicule. Elle hasarde :
— Tu vas coucher chez ton copain ?
— Oui, on va chez lui. Il m’a déjà emmenée une fois ; c’était pas mal… Dis, tu me raconteras comment c’était avec le tien ?
Elle s’esclaffe et lui fait la bise.
— Vas-y, si tu veux être rentrée chez ta sœur avant qu’il fasse grand jour !
Là-dessus, elle part rejoindre son copain, laissant Maryvonne seule à sa table.
L’orchestre entame un slow et le garçon boutonneux revient à la charge, invitant Maryvonne à danser. Elle décline l’invitation en disant :
— C’est déjà promis !
Paulo qui depuis le bar a suivi la scène, boit du petit lait. Il se rengorge auprès de ses deux compagnons :
— Les gars, si je veux manger de l’oie blanche ce soir, c’est le moment que j’y aille ! Une petite danse et je raccompagne la Maryvonne.
Il tape rapidement sur l’épaule de ses comparses et se dirige vers la petite brune. Sans se donner la peine d’aller jusqu’à elle, il lui adresse un petit geste du doigt, signifiant qu’elle doit le rejoindre sur la piste. Elle se lève et le rejoint. Tout de suite elle se blottit dans ses bras ; sa main droite à lui descend sur la croupe de la jeune fille, tandis qu’il se penche sur son visage ; leurs bouches se soudent. Heureusement, d’autres couples en sont au même stade de flirt qu’eux car la scène est plus que torride. Le slow se termine, il murmure :
— On y va ? Je te ramène, va chercher ton sac et ton gilet, je t’attends.
C’est dit d’un ton sans réplique. Elle se rend au vestiaire pour y récupérer ses affaires. Il l’attend et l’entraîne sur le parking. Galamment, il lui ouvre la portière avant et elle s’installe. Il prend place au volant mais avant de démarrer, il se penche sur sa proie. Pendant qu’il lui b***e goulûment la bouche, il déboutonne à nouveau le corsage, ses doigts habiles passent sous le nylon de la combinaison et viennent caresser savamment les seins dont les bouts se durcissent.
Enfin l’auto démarre. Ils sortent du parking. Paulo roule doucement et la voiture prend la route de R… Il conduit de la main gauche, la droite occupée à caresser sa passagère qui fait semblant de somnoler, le visage tourné vers le côté droit. Elle ne dort pas, bouleversée par ce qui est en train de lui arriver. C’est si soudain, cet homme qu’elle ne connaissait pas il y a trois heures, cet homme qui en effet pourrait être son père, cet homme l’emmène, il la domine et elle aime ça. Lorsque la voiture tourne à gauche à la sortie de Besançon, elle ne proteste même pas et lorsqu’elle s’arrête devant un pavillon dans une rue calme et que Paulo lui ouvre la porte pour qu’elle descende, elle descend… Elle lui demande simplement :
— Vous vivez seul ?
— Oui, j’ai mes habitudes comme ça, je suis divorcé et mes fils sont autonomes ; j’ai juste mes potes qui viennent squatter de temps en temps.
Il sent qu’à ces mots elle frémit et la rassure :
— T’inquiète pas, ce soir, ils sont de sortie pour la nuit complète, ils savent qu’il ne faudra pas me déranger.
Il fait entrer Maryvonne dans la cour. La porte d’entrée donne sur une salle de séjour avec un canapé et des grands fauteuils. Il allume une lampe d’ambiance et après avoir verrouillé la porte, se tourne vers elle.
— Viens…