55Carole Magnan avait refusé de parler au policier. Elle s’était réfugiée derrière une barrière de silence avec un air complètement buté. Pendant que Barsac appelait les secours, elle était restée debout devant lui, figée comme une statue. Voir une si belle femme dans un état pareil désespérait Milo. L’expression du visage de la chercheuse montrait qu’elle était exténuée. Ses magnifiques yeux d’un vert pailleté de gris étaient soulignés de profonds cernes. Sa figure était barbouillée de traces brunes, ses mains étaient sales et ses ongles rongés. Quant à son survêtement et ses souliers, ils étaient couverts de poussière et de boue. Les secours demandés par le policier arrivèrent rapidement sur les lieux. Barsac regardait avec tristesse s’éloigner l’ambulance qui emportait la scientifiqu


