Epilogue
- WINSTON!
Winston roula automatiquement des yeux au son de la voix de son interpellateur et se leva paresseusement de la chaise où il était assis pour se diriger vers la loge de son tyran de boss.
Il entra sans frapper et marcha lentement vers celui qu'il avait l'habitude d'appeler « le pire patron au monde après Hitler ». Daniel Lloyd était assis face à un immense miroir qu'on avait installé dans sa loge à sa demande et était en train de se faire maquiller par une fille qui avait l'air d'être au bout de sa vie (Daniel avait dû la bombarder de remarques désagréables, de quoi la rendre bien dépressive). Winston lui jeta un petit regard réconfortant, auquel elle répondu par une petit sourire triste, avant de reporter son attention sur la principale source d'ondes négatives de tous les stagiaires et petit personnel de l'agence de mannequin Spark & Fire :
- Oui? Lui lança-t-il monotonement.
- Tu peux me passer ma bouteille d'eau, s'il te plait? Demanda Daniel.
Instantanément, des petits coups commencèrent à se faire sentir contre les parois de la tête de Winston et celui-ci ressentit comme le besoin de se masser les tempes.
- Daniel... Commença-t-il le plus calmement possible. Ta bouteille d'eau est juste devant toi.
- Oui, je sais.
- Alors pourquoi tu me demandes de te la passer ?
- Parce que c'est ton boulot.
- Non.
Winston pouvait déjà sentir la colère monter en lui.
- Ce n'est pas mon boulot de te passer des bouteilles placées à six centimètres de toi, continua-t-il.
- Tu es mon assistant, non ? Alors assiste-moi en me passant la bouteille. Comme tu peux le voir, je suis un peu occupé à me préparer pour mon prochain shooting.
- Plus maintenant, lança sa maquilleuse. J'ai finie.
Celle-ci remballa sa trousse de maquillage et sortit de la pièce à la vitesse de la lumière, surement pressée de fuir Daniel le plus vite possible. La porte se referma dans un petit clic presque inaudible et laissa Daniel et Winston dans un long silence inconfortable.
Winston lança son regard de « tu vois ? » à Daniel et lui dit :
- Tu n'es plus occupé alors tu n'as plus besoin de mon aide. Bye.
Il tourna les talons à Daniel et marcha – couru – au même rythme que la maquilleuse vers la porte, mais juste au moment où il allait saisir la poignée de celle-ci, il entendit :
- Winston.
Il lâcha le quarante-sixième soupir de la matinée (il avait compté) et se retourna lentement vers Daniel. Celui-ci le regardait avec un petit sourire en coin sur le visage et une main sur sa joue. La petite flamme qui brillait au fond de ses yeux indiqua à Winston qu'il avait quelque chose derrière la tête (bien que cela soit déjà évident).
- Oui ? Demanda suspicieusement Winston.
- Passe-moi cette bouteille.
Winston hésita quelques secondes avant de soupirer (une quarante-septième fois) et d'aller chercher cette f****e bouteille d'eau (POURTANT PLACÉE DEVANT DANIEL), sachant pertinemment que Daniel ne lâcherait pas l'affaire.
Daniel avait retourné sa chaise de sorte à être face à Winston et le regarda venir vers lui en souriant. Bizarrement, avoir le regard fixe de Daniel sur lui mettait Winston légèrement mal à l'aise.
Oui, excusez-moi mais me faire déshabiller des yeux par un pervers narcissique me met mal à l'aise !
Après ce qui lui semblait être une éternité, il arriva enfin près de cette bouteille mais juste au moment où il allait la saisir, Daniel poussa sa chaise et se plaça devant celle-ci.
- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Winston en levant un sourcil.
- Rien du tout, ne répondit innocemment Daniel. Vas-y, prend la bouteille.
Winston roula des yeux avant de prendre la bouteille dans une main et de la tendre à Daniel.
- Tiens, dit-il.
- Merci.
Alors que Winston croyait qu'il était sur le point de saisir la bouteille, Daniel plaça sa main sur la sienne et la caressa doucement.
- Qu’est-ce que–
Winston était sur le point de demander à Daniel ce qu'il était en train de faire mais fut violemment coupé dans sa phrase quand celui-ci le tira par la main et le plaqua comme une crêpe contre son torse. Daniel enroula rapidement ses bras autour de sa taille quand il essaya de se relever et le serra fortement.
- Daniel, grogna-t-il.
- Quoi ?
- Je ne suis vraiment pas d'humeur à jouer avec toi.
- Hm, tu dis toujours ça...
Winston ne pût s'empêcher de frissonner quand il sentit la main de Daniel se balader sous son T-shirt.
- Alors tu devrais savoir que je ne suis jamais d'humeur, répondit Winston en retirant la main de Daniel de sous son T-shirt. Room, lâche-moi !
- Allez, Winnie. Je sais que tu en as envie autant que moi.
- Je sais que ce que tu fais est appelé du harcèlement sexuel et que je peux porter plainte contre toi !
- Tu ne ferais jamais une chose pareille, tu es beaucoup trop sous mon charme pour ça.
- Oh pitié, fit Winston en roulant des yeux. Tu n'es pas mon type, Daniel Lloyd.
- Je suis le type de tout le monde, Winston McBride.
- De tout le monde sauf moi, apparemment.
Daniel le prit gentiment par son menton et le força à lever la tête. Winston ne savait pas si c'était à cause de l'éclairage de la pièce mais le bleu des yeux de Daniel semblait encore plus clair, comme la couleur d'un ciel d'été sans nuage, parfaitement bleu. Néanmoins, il y avait comme une ombre dans ces yeux. Le reflet d'un désir caché, peut-être ?
Ensorcelé par la beauté de ce regard, Winston ne remarqua absolument pas sa proximité avec Daniel. Le fait que leurs bouches n'était maintenant qu'à quelques centimètres l'une de l'autre et que le bout de leurs nez se touchaient légèrement, il n'en avait pas conscience.
- Comment fais-tu pour me résister ? Murmura Daniel. Cela va bientôt faire un an que je te connais et tu ne me laisse toujours pas te toucher. N'importe qui se serait laissé faire dès le début... Mais pas toi. Comment c'est possible ?
- Eh bien je te l'ai déjà dit, tu n'es pas mon type.
- Winston. Je suis incontestablement le plus beau top modèle de l'agence alors tu ne peux incontestablement pas détester mon physique.
Et le pire était que cette fois, il avait raison. Oui, il était incontestablement le plus beau mannequin de l'agence, et Winston avait conscience que sa beauté n'était pas des plus banales... Mais tout le reste laissait à désirer. Son caractère de rebelle, ses mimiques ridicules et ses SAUTES D'HUMEURS ! Tout ça révulsait Winston. Au. Plus. Haut. Point.
- Oui, je sais, répondit-il. N'empêche que tu n'es pas mon type.
Daniel roula des yeux avant de faire la moue :
- Tu es borné avec ça, dit-il. Un jour, tu vas vraiment finir par blesser mon égo.
- Comme si j'en avais quelque chose à faire.
Winston profita du relâchement de Daniel pour essayer de se libérer à nouveau mais celui-ci le maintenu fermement contre lui.
- Daniel, si tu ne me lâche pas tout de suite, je–
- T'embrasserai s?
- Je te ferais très, TRÈS mal avec ma main.
Daniel lâcha un petit rire qui irrita encore plus Winston.
- Ce n'est pas grave, dit-il. Si ton truc, c'est la douleur, eh bien ça me va.
Winston ouvrit la bouche pour répondre mais fut rapidement coupé par le bruit de la porte qui s'ouvrit. Un gars en casquette apparut à son entrouverture et leur sourit immédiatement quand il vit la position dans laquelle ils étaient.
- Pardon de vous déranger, les amoureux, dit-il.
Winston ne pût s'empêcher de grogner. « Les amoureux ». C'était comme ça qu'on les appelait depuis ce jour où Kevin (un ami de Winston qui travaillait également à l'agence) était allé raconter partout que Daniel et Winston s'étaient embrassés (ce qui n'était JAMAIS arrivé). Depuis, les gens n'arrêtaient pas de leur demander s'ils sortaient ensemble, et malgré le fait que Winston ait toujours nié cette pseudo-relation, ces gens croyaient réellement qu'ils sortaient ensemble, sûrement parce que Daniel répondait toujours « oui » à ceux qui lui posaient la question.
- C'est à toi, Daniel, continua le gars.
- J'arrive tout de suite, répondit Daniel.
Le garçon hocha la tête et referma la porte.
Daniel bailla et se leva de sa chaise (toujours en tenant Winston, de sorte à ce que celui-ci soit toujours dans ses bras quand il sera debout).
- Je dois y aller, chéri, dit-il.
- Ne m'appelle pas « chéri ».
- Pas de b****r d'encouragement ?
- Non.
- Allez...
Sans attendre la réponse de Winston, Daniel se pencha vers lui et ferma les yeux dans l'espoir de l'embrasser mais fut lâchement calé par la main de Winston qui eut le réflexe de s'interposer entre leurs bouches. Quand Daniel ouvrit les yeux, il fut foudroyé par le regard colérique qui teintait de noir les beaux yeux dorés de Winston.
- Ne dépasse pas les bornes, Lloyd, lança Winston.
Daniel roula des yeux et plaqua la main de Winston contre sa bouche avant de déposer un b****r dessus, comme pour essayer d'embrasser ses lèvres travers ses doigts fins.
- Ça devrait me suffit, commenta-t-il. De toute façon, tu viens avec moi.
Avant que Winston n'ait le temps de dire quoi que ce soit, Daniel prit sa main et l'entraina hors de la pièce. Sur le chemin vers la salle du shooting, des tas de personnes leur souriait, comme si c'était tout à fait normal de voir deux gars se tenir la main dans une des agences de mannequin les plus réputés des États-Unis. Mais il est vrai que, dans leur cas, c'était devenu normal.
- Bon, lança Daniel quand ils arrivèrent sur la place du shooting. Je vais aller m'habiller vite fait, toi tu m'attends ici, d'accord ?
Cela eut le don d’irriter Winston encore plus.
- Ne me parle pas comme si j'étais un gosse de cinq ans!
Comme simple réponse, Daniel lui sourit et s'éloigna de lui tranquillement. Winston soupira. C'était devenu sa routine d'assister à tous les shooting photo de Daniel. Tout ça parce que c'était il y a un an, à peu près à l'époque où Winston a été engagé, que la carrière de Daniel a décollée, soit disant parce que Winston lui avait porté bonheur ou un truc du genre.
Ah, ma première rencontre avec cet imbécile... Je m'en souviendrais toute ma vie.
*Flashback* Un an plus tôt :
- Jordy, tu es sûr qu'il n'y aura pas de problème ?
- Oui, aucun, fais-moi confiance !
Malgré le fait que son ami d'enfance Jordan lui avait assuré que tout allait bien se passer, Winston ne pouvait pas s'empêcher de légèrement flipper. Oui, il venait de se faire chasser par ses parents et avait besoin d'argent, mais il n'avait jamais fait ce genre de boulot avant. « Assistant ». Il ne savait même pas en quoi ça consistait. Mais Jordy lui avait dit que c'était extrêmement bien payé, surtout pour s'occuper de ce mannequin en particulier. Winston ne savait pas trop ce qu'il voulait dire par là mais n'insista pas.
Alors qu'ils étaient en train de passer les portes de l'agence, Winston sentit le stress monter en lui. Et s'il n'y arrivait pas? Qu'allait-il faire?
Un jeune homme les attendait à l'accueil.
- Hey, Harry ! Lança Jordy.
- Salut, Jordan ! Comment ça va ?
- Bien, bien. Hum, voici le garçon dont je t'ai parlé, Winston.
Harry sourit chaleureusement à Winston et lui tendit sa main, que Winston saisit rapidement.
- Enchanté, Winston.
- Moi de même.
Winston leva un sourcil quand il vit Harry le scruter de la tête aux pieds.
Qu'est-ce qu'il fait ?
- Hm... Commença Harry. Tu es parfait ! Tout à fait son genre ! Tu peux commencer dès aujourd'hui !
Hein?!
- Je tiens à te prévenir tout de suite, continua-t-il, son précédent assistant a démissionné. Tu dois te préparer à des conditions de travail un peu... Spéciales, disons. C'est un garçon un peu étrange et un enfant gâté mais au fond il n'est pas bien méchant. Tu n'as qu'à le traiter comme un petit prince et tout ira bien.
- Mais enfin ! S'exclama Winston. De qui est-ce que vous parlez ?!
- Tu verras bien. Et pas de « vous » entre nous.
Ils s'enfoncèrent dans l'agence et arrivèrent devant une porte derrière laquelle on pouvait très distinctement entendre quelqu'un crier et se plaindre. Harry sourit gentiment à Winston avant de lui lancer un « tu es prêt ? » dont le lui sens échappait à ce moment-là (mais plus pour longtemps) et d'ouvrir la porte.
La silhouette d'un grand, très grand jeune homme de dos fut la première chose que Winston vit. Ce jeune homme parlait avec quelqu'un au téléphone et semblait être la personne qui criait depuis tout à l'heure.
- Danny, lança Harry. Ton nouvel assistant est là.
Le jeune homme se retourna et là...
Un visage aux traits parfaitement bien dessinés, des sourcils de rêve, un nez juste comme il faut et des lèvres pulpeuses aux couleurs de la tentation. Winston vit la beauté réincarnée devant ses yeux. Il était tellement surpris de voir un visage si... Magnifique... Qu'il resta là, à l'observer avec émerveillement, comme le prince devant le corps endormi la belle au bois dormant.
- B-bonjour, réussit-il finalement à bégayer après quelques minutes.
*Fin du Flashback*
Winston soupira.
C'était le coup de foudre et j'aurais sûrement pu tomber amoureux de lui... S'il n'avait pas tout gâché en ouvrant sa grande bouche !
Winston s'adossa au mur qui se trouvait près de lui et regarda Daniel commencer à prendre des poses. Celui-ci bougeait lentement d'une position à un autre et écoutait attentivement ce que le photographe lui disait. Winston dû admettre que malgré le fait que quelques fois (tout le temps), Daniel se comportait de manière irresponsable, il n'en était pas moins un très bon mannequin qui prenait son job très au sérieux.
- Très bien! Lança le photographe. Maintenant, regarde sur ta gauche.
Daniel se tourna sur sa gauche et, tout de suite, son regard croisa celui de Winston. Winston vit un petit sourire en coin s'afficher sur son visage et roula des yeux quand Daniel lui envoya un b****r avec sa main.
"Prend son job au sérieux" mon œil ! Pff, je me demande vraiment ce qui les empêche de le virer !
Ce n'était qu'une façon de parler parce qu'en réalité, il savait très bien pourquoi ils ne le viraient pas. Déjà, parce qu'il était doué, très connu et très demandé, ce qui fait que le chasser de l'agence serait la pire des pires conneries à faire ; et ensuite parce que sa famille était effroyablement riche et que personne n'avait envie de s'attirer les foudres d'une famille de richards.
Soudainement, une profonde tristesse vint s'installer dans le cœur de Winston. Depuis combien de temps n'avait-il pas parlé à sa famille, ne serait-ce qu'au téléphone ? Ses parents et lui étaient tellement soudés autrefois, aujourd'hui ils avaient plus honte de lui qu'autre chose.
Si seulement je ne leur avais pas dit que j'étais gay... Je serais toujours avec eux en ce moment. Obligé de vivre ma vie dans un mensonge et de me marier avec une femme, mais avec eux quand même.
Mais vous savez ce qu'on dit. Avec des "si", on refait le monde.
****
En rentrant chez lui, Winston jeta rapidement sa veste sur son porte-manteau et couru tout de suite vers sa salle de bain pour aller prendre une douche bien chaude et décompresser. Sa journée avait été longue, c'est le cas de le dire. Daniel n'a pas arrêté de lui casser la tête, il a été invivable. Winston devrait déjà y être habitué en un an de service, vous dites ? Oui, normalement. Mais ce n'est pas le cas. Il aurait pu... Si Daniel ne devenait pas plus con de jour en jour.
Winston sentit ses muscles se relaxer automatiquement quand l'eau chaude coula sur son corps, et ferma les yeux pour savourer son bien-être temporaire. Mais il ne pût s'empêcher de froncer les sourcils quand la mine provocatrice de Daniel apparut en hyper résolution dans sa tête.
Quel ...! Je ne trouve pas mes mots.
Des fois, Daniel abusait. Aujourd'hui, il a demandé à Winston de lui faire un demi-tonneau de poulet frit pour au final décider de manger du tofu (ils déjeunaient ensemble, soit disant parce que Daniel n'aimait pas manger seul... Mais Winston se faisait payé) et avait réussi à lui faire faire une liste des cents choses les plus roses de l'agence et, croyez-en Winston, il n'y en avait pas autant. En résumé, Daniel avait encore une fois réussit à gâcher la journée de Winnie.
Winston sortit de sa douche en soupirant et alla chercher une serviette dans sa chambre pour se sécher les cheveux.
On s'en fiche, de Daniel. Dans moins de quatre semaines, j'aurai enfin vingt-et-un ans et je pourrais démissionner !
Ce qu'il voulait dire par là, c'était que dans trois semaines, jour pour jour, il aurait vingt-et-un ans et qu'il allait enfin pouvoir débloquer le compte bancaire que ses parents lui avait créé avec un demi-million à l'intérieur. Cet argent était à la base prévu pour ses études mais comme il avait été forcé de quitter sa fac de droit (qu'il n'avait jamais voulu intégrer à la base), il avait décidé de l'utiliser pour ouvrir un salon genre café new-yorkais en centre-ville. Il avait déjà trouvé l'emplacement et avait déjà discuté des détails avec le propriétaire, il ne manquait plus que sa signature en bas de la page et le tour serait joué !
Bzz... Bzz...
Son téléphone se mit à vibrer sur sa table de chevet. Il prit le temps de vérifier le nom qui s'affichait sur l'écran (au cas où c'était Daniel) et faillit mourir de joie quand il vit que c'était sa sœur Patricia qui l'appelait. C'était le seul membre de sa famille qui lui parlait encore, sûrement parce qu'elle a toujours été proche de lui. Elle allait se marier dans un mois avec l'amour de sa vie. Winston était vraiment content pour elle.
- Hey Pat, lança Winston en décrochant.
- Hey Win.
- Comment vont les préparations ?
- Bien, bien...
Winston fronça les sourcils avant de s'assoir sur le bord de son lit.
- Qu'est-ce qui ne va pas ? Demanda-t-il, inquiet.
- Euh... Rien, Winnie. J'appelais juste pour avoir de tes nouvelles.
- Patricia... Je sais que quelque chose ne va pas alors crache le morceau.
- Hum... Tu te souviens du compte que tu devais pouvoir débloquer dans trois semaines... ?
Winston sentit une grosse boule de former dans sa gorge.
Non...
- Oui, répondit-il d'une voix brisée.
- Et bien... Papa et maman ont ajouté une condition pour son ouverture, mis à part le fait que tu doives avoir vingt-et-un ans.
- Laquelle...?
- ...Tu dois... Être marié.