Éric Je ne dors pas. Je laisse mon corps peser contre elle. Je respire lentement. Je laisse croire que je me suis abandonné au sommeil. Mais en vérité… c’est tout l’inverse. Je suis en feu. Il y a sa main dans mes cheveux. Son souffle contre mon front. Son odeur. Son silence. Tout est trop réel. Trop vivant. Trop….. Son corps contre le mien est une énigme insoluble. Une évidence impensable. Sa chaleur me consume à petit feu. Et pourtant, je reste. Je ne pars pas. Je n’arrive pas à décrocher. Je devrais. Je devrais me lever. Regagner ma chambre. Me glisser dans le lit conjugal. Étirer le mensonge. Préserver l’illusion. Faire comme si rien n’avait eu lieu. Mais je reste là. Prisonnier de cette chambre, de cette femme, de cette nuit. Je sens son cœur battre contre mon bras. Régulie


