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PARTIE 22 RAKI Je me suis levée il n’a pas longtemps et je viens juste de finir de m’habiller. Je me suis rendue dans la cuisine pour prendre mon petit-déjeuner même s’il est presque treize heures. Gaëlle avait laissé un mot sur la table disant que comme je ne me réveillai pas elles sont parties faire les emplettes sans moi. J’ai froissé la feuille que j’ai jeté dans la poubelle. J’ai rempli la machine à café de tout ce qu’il fallait puis je l’ai allumé. J’allais me sortir des tranches de pain pour me faire quelques tartines quand mon téléphone s’est mis à sonner. Je l’ai pris pour regarder qui m’appelle. C’est Atoumane donc j’ai décroché Moi : Allô Atou : Bonjour Raki c’est Atou Moi : Je sais. Ça va ? Atou : Je vais bien et toi ? Moi : Je vais bien aussi Atou : Je t’appelai pour te dire que je suis devant la maison de ton père Moi : Ah très bien. Fais ce que je t’ai dit la semaine dernière alors. Normalement ils doivent être à table en ce moment Atou : Ok. Tu veux que je fasse autre chose Moi : Non juste ça. Après je ne te demanderai plus rien Atou : Cela ne serait-il pas plus simple que je dise la vérité à ton père directement Moi : Tiens-toi juste à ce que je t’ai demandé. SI j’ai besoin de dire la vérité à mon père je te ferai signe mais pour l’instant non Atou : Bon si c’est ce que tu souhaites. Je te rappelle dès que je sors de chez eux pour te dire. A toute à l’heure Moi : Attends Atou : Oui Moi : Si Eva ne les a pas informé ils croient tous que je suis morte. J’aimerai que tu leur demandes aussi s’ils savent ce que je devienne. S’ils te répondent que je suis morte tu leur diras que je suis bien vivante Atou : Je le ferai mais je n’arrive pas à voir ce que tout ça peut te rapporter de plus que de dire la vérité tout simplement Moi : Fais ce que je te demande et arrête de poser des questions. Tu peux aller maintenant Atou : Je te rappelle J’ai raccroché avant de poser mon téléphone sur la table. Je suis allée me servir une tasse de café. J’y ai rajouté du sucre et du lait en poudre. Je l’ai laissé refroidir un peu pendant que je m’attelais à tartiner les tranches de pain de confiture. Je venais de boire un coup de mon café au lait quand une idée m’est venue en tête. Et si j’allais leur rendre une petite visite à cette ignoble famille. Hum non Raki mieux vaut que tu ne poses pas tes pieds dans cette maison. Tu as oublié comment on t’en a sorti la dernière fois. Voilà ce que ma conscience me disait mais qui écoute sa conscience à chaque fois. J’ai pensé à la tête qu’ils feraient en me voyant et ça m’a donné plus avant de m’y rendre. J’ai donc terminé rapidement mon petit-déjeuner. Je suis allée dans ma chambre pour changer de tenue. Je me suis agenouillée pour sortir une petite valise que je gardais sous mon lit dans laquelle se trouvait toutes les choses que ma mère m’avait laissé avant de mourir et que j’ai pu récupérer avant que mon père ne me traine dans la maison pour me jeter dans la rue comme une malpropre. J’ai ouvert la valise pour prendre avec moi des papiers importants et un journal que tenait ma mère depuis qu’elle s’est installée dans la maison de mon ignoble père. J’ai mis tout ça dans mon sac. Je suis ensuite retournée à la cuisine pour récupérer mon téléphone. J’ai par la suite décroché les clefs de ma voiture qui pendait près de la porte avant de sortir. Trente minutes après je me garai devant la maison de mon père. J’ai hésité quelques minutes me demandant si je ne devais pas attendre encore quelques temps avant de remettre les pieds dans cette maison mais j’ai fini par me décider. Je suis alors sortie de la voiture pour aller appuyer sur la sonnette de mon ancienne demeure. Une minute après c’est Assane le frère d’Eva et mon demi-frère par la même occasion qui m’a ouvert la porte. Dès qu’il m’a vu il a reculé comme s’il avait vu un revenant lol. Moi : Bonjour Assane : Euh… Mon Dieu. C’est toi ? Moi : Non c’est mon fantôme. Quand tu auras retrouvé tes esprits je serai dedans. Assane, il m’a manqué mon presque jumeau. C’est la seule personne de cette famille à qui il m’arrive de penser. On était assez proche tous les deux du fait que je suis plus âgée que lui de quelques mois seulement. On a joué ensemble toute notre enfance. On a partagé nos secrets quand on était adolescents. On se confiait tout. C’est le seul à avoir pris ma défense ce fameux jour où on m’a fichu dehors mais bon que pouvez-t-il faire face à mon père ? J’allais le dépasser quand il m’a pris dans ses bras Assane : Oh Raki ma sœur à moi tu m’as manqué. Qu’est-ce qui t’a pris de nous faire croire que tu étais morte ? Je n’arrive pas à croire que tu es là devant moi. J’ai cru ne jamais te revoir de ma vie. Tu m’as manqué ma chérie Moi : Si tu es amoureuse de moi tu n’as qu’à me le dire. Assane : Je vois que tu n’as pas changé, toujours aussi taquine et belle. Pourquoi m’as-tu sorti de ta vie comme ça ? Je t’ai dit que tu pouvais m’appeler à chaque instant et Dieu sait que j’ai attendu que tu me contactes mais rien Moi : Je ne voulais pas te créer des problèmes avec ton père.. Et puis je n’avais pas envie que ton exécrable famille sache que je suis en vie Assane : C’est ta famille aussi malgré ce qui s’est passée Moi : Si tu veux m’énerver redis-moi ça. La seule personne que je considère un tant soit peu comme ma famille dans ce monde c’est toi alors ne me fais pas changer d’avis. Maintenant lâche-moi tu veux Assane : Tu es sure d’être la douce Raki que j’ai connu toute ma vie Moi : C’est bien moi mais la douceur vous l’avez tué ce fameux Aout. Il me lâcha enfin quand son père cria « Assane tu veux mourir là-bas. C’est qui à la porte ? ». Il veut savoir bah on va lui montrer Assane : Raki n’y va pas. Il va encore t’humilier comme la dernière fois que tu l’as supplié Moi : De un Raki ne supplie plus. De deux je ne suis plus la jeune fille qu’on humilie. Aujourd’hui c’est moi qui commande et je suis venue récupérer mon dû Je l’ai laissé là et je me suis dirigée dans la salle à manger suivi d’Assane. Le maitre des lieux s’est retourné pour voir qui était là mais quand il m’a vu son cœur a failli lâcher. Il a ouvert grand ses yeux en me voyant en de lancer Papa : Ah onzou bilahi minal seytanil rajim (Je cherche protection auprès d'Allah contre le maudit satan) Il a continué à me fixer comme s’il ne m’avait jamais vu. Comme je ressemble beaucoup à ma mère ça doit lui faire un double choc. Mais vous savez quoi je m’en fous. J’ai croisé les doigts en attendant qu’il réagisse mais ça commençait vraiment à m’énerver de le voir muet de stupeur. J’allai ouvrir ma bouche quand les deux sorcières de la maison ont fait leur entrée. Ma belle-mère a fait tomber les assiettes qu’elle avait avant de reculer. Les seules qui n’étaient pas aussi étonnés que ça de ma présence étaient Atoumane et Awa Moi : Bah quoi ? C’est comme ça que vous accueillez vos invités. Vous ne m’invitez pas à me joindre à vous Ma voix a sorti mon père de sa stupéfaction, qui une fois la surprise passée est devenue rouge de colère si je puis dire Atoumane : Tu fais quoi ici Raki ? Moi : Je suis venue régler mes problèmes Awa : Quels problèmes ? Tu ferais mieux de retourner vite fait là d’où tu viens. Moi : Toi la g***e tu me fermes ta grande gueule sinon tu sais ce qui t’attends Elle s’est tu. Quand on a des choses à cacher mieux vaut la fermer ou bien ? Mon père s’est levé subitement et m’a toisé de haut en bas avec dédain. Avant ça m’aurait fait mal mais actuellement ça ne me fait le moindre effet sur moi. Papa : Sors de ma maison tout de suite. Tu oses remettre les pieds ici Moi : Hé le vieux, baisse d’un ton. Je ne suis pas ta chose alors tu vas me parler autrement. Evites de me crier dessus à l’avenir Déjà que tous les regards se portaient sur moi mais là ils me regardaient comme si j’avais dit une énormité. Je les comprends. Personne n’oserait parler comme ça à mon père dans cette maison. Il y a quelques années aussi je n’aurai pas osé mais vu comment il m’a traité je n’ai plus aucun respect pour lui Papa : Comment oses-tu me parler de la sorte. Tu as oublié qui je suis ? Moi : Rhooo tu ne vas pas me faire ton show encore. Je te parle comme je veux. Toi tu n’as plus droit d’exiger quoique ce soit de moi Il leva la main s’apprêtant à me frapper mais je le retins avant qu’il ne me touche Moi : Je ne te conseille aucunement de faire ça. Oses juste poser la main sur moi et je te le ferai regretter. Maintenant arrête ton cinéma là j’ai autre chose à faire. Je le voyais siffler de colère et ça me plaisait. Il n’a qu’à exploser en milles morceaux que je m’en ficherai royalement Moi : Bref je ne suis pas là par courtoisie comme vous devez vous en doutez. D’abord je suis venue te dire toi le maître des lieux de retenir la g***e qui te sert de fille. Elle me tutoie trop ces temps-ci. Qu’elle fasse attention. D’ailleurs si je viens troubler votre vie parfaite c’est à cause d’elle. Elle m’a sorti de ma tanière. Bon je suis venue récupérer mon héritage. Je sais que cette maison appartenait à ma mère et la plupart de l’argent dont tu te vantes était à elle alors comme je suis sa seule héritière ça me revient de droit ainsi que toutes les bénéfices qui s’en sont suivis depuis sa mort. Je n’en ai pas vraiment besoin et j’aurai pu te laisser cette fortune mais comme ta tête-là ne me dis rien qu’y vaille je veux que d’ici environ un mois que tout me soit restitué Papa : Mais tu es culotée ma foi. Cet héritage tu l’as perdu il y a longtemps alors tu peux venir faire ton discours mais tu ne toucheras pas un sou de cet argent Moi : Ah là tu as menti mon cher. Papa : Tu as dit quoi ? Moi : Tu as entendu. Cet héritage est à moi. Tu me l’as refusé quand tu m’as jeté comme une chienne. Je n’ai pu rien faire parce que je n’avais aucun sou sur moi pour engager un avocat mais maintenant c’est différent. Prépare tes avocats parce que si c’est la guerre que tu cherches, tu l’auras. Papa : Tu veux te mesurer à moi Raki. Tu ne sais même pas à qui tu as affaire. Ta mère étant morte et étant son mari cet argent me revient de droit. Tu aurais pu le partager avec cette famille à ta mort mais comme tu n’en fais plus parti tu n’auras pas un sou Moi : C’est plutôt toi qui te retrouveras avec rien. Ma mère m’a laissé beaucoup de choses dont des feuilles en me disant d’en prendre grand soin parce qu’elle se doutait de ce que la sorcière qui te sert de femme serait capable de lui faire. Je les ai gardé petite parce que ça ma rattachait à elle mais en grandissant j’ai su que c’était des preuves de ce qu’elle m’a laissé et son testament qui stipule que je suis sa seule et unique héritière alors tu peux retarder l’échéance mais je récupérerai mon argent. Bon ce point réglé, passons à un autre. Je suis venue t’apporter des nouvelles parce que ce n’est vraiment pas bon pour ta réputation de vivre avec des assassins n’est-ce pas Safietou ? Belle-mère : Wa ki ngène fok ni dofoul (Mais elle est devenue folle ma foi). Moi : ça t’arrange de me faire passer pour folle mais je sais ce que tu as fait. J’ai toute ma tête et je sais que ma mère n’est pas morte d’une mort naturelle. C’est toi qui l’as tué Belle-mère : Ah il manquait plus qu’elle me fasse porter le meurtre de sa mère. Si tu es folle dis-nous que t’amènes à l’hôpital psychiatrique avant que ton cas empire Moi : Oh je t’en prie arrête ton cinéma s’il te plaît. J’étais peut-être jeune quand tu as tué ma mère mais j’ai tout entendu. Je t’ai surpris juste après ton ignoble acte avec ta fille entrain de rire de votre victoire. Tu veux peut-être que je te dise comment tu l’as tué Eva : Laisse la maman. Elle délire. Moi : Je délire. J’ai envie de rire. Toi aussi tu es coupable vu que tu l’as aidé ma chère. Otez la vie à quelqu’un juste pour ne pas partager un homme. C’est à cause des femmes comme toi que j’ai honte d’être une sénégalaise, d’être une femme. Vous ne méritez que de brûler en enfer Papa : Assez. Tu ne vas pas revenir cinq ans après avec tes mensonges et essayer de détruire ma famille, fille de la honte. Tu es allé te p********r dehors jusqu’à te faire enceinter et après tu oses accuser les gens. Ta mère serait morte de honte si elle te voyait en ce moment Moi : Ma mère serait fière de ce que je suis devenue après tout ce que j’ai pu vivre dans ma vie. Ce dont elle aurait honte c’est de s’être marié à un homme comme toi qui n’as pas hésité à jeter sa fille orpheline dehors pour préserver son image. Tu lui avais promis de prendre soin de sa fille. On peut dire que tu as réussi ta mission. Tu n’es qu’un porc. Tu ne vaux absolument rien. J’ai honte de porter ton nom, d’avoir ton sale sang qui coule dans ma veine. Tu ne me crois pas ce n’est pas grave. Je n’en attendais pas moins de toi. Mais comme je compte punir les assassins de ma mère tu verras les preuves par toi-même le jour de leur procès parce que je vais porter plainte dès que je quitterai cette maison Belle-mère : Tu n’as aucune preuve contre moi. Et même si je l’avais empoisonné comme tu dis comment pourrais-tu le prouvais après toutes ces années ? Moi : Mais tu viens de me donner la preuve toi-même en disant que tu l’as empoisonné. Je n’ai jamais mentionné ce détail jusqu’à présent. Comment sais-tu qu’elle a été empoisonnée ? Je vais te dire moi. C’est parce que tout simplement c’est toi l’auteur de sa mort ou bien ? Ma belle-mère se rendant compte de l’énorme bourde qu’elle venait de faire se tenait la bouche pendant que les autres Awa y compris le regardaient attendant qu’elle s’explique mais elle restait muette Papa : Safietou ? Belle-mère : … Papa : Alors c’est vrai. Tu as tué ma femme. TU AS ASSASSINE MA FEMME J’ai sursauté tellement il a crié fort. Ma belle-mère reculait de peur pendant que mon père s’approchait de lui dangereusement. Il lui a mis une gifle d’une telle intensité que ça l’a fait tomber par terre. Papa : Comment as-tu osé tuer ma femme ? Elle m’avait dit qu’elle te soupçonnait de lui vouloir du mal mais comme tu faisais ta gentille devant moi j’ai cru qu’elle essayait de te discréditer. Je n’ai pas voulu la croire. Tu es une meurtrière. Tu as tué ma femme par jalousie mais aujourd’hui je vais te tuer parce que tout ce que tu mérites c’est la mort Il s’est mis à lui donner des coups de pied pendant qu’il criait qu’elle regrette en sanglotant. Si ce n’était Atoumane et Assane qui ont fini par venir à son aide je ne sais pas ce que son mari aurait-pu lui faire. Papa : Maynala sa bate bisniki taye. Diougal dieul saye bagage té nga guène si hathie balama la raye, raye katou nitt bi. (Je te répudie. Vas chercher tes affaires et vas au diable avant que je ne te tue sale meurtrière) Elle s’est levée sans demander son reste. Elle allait partir quand je lui ai lancé Moi : Evites de quitter le pays parce que tu vas payer pour ton crime. Tu n’échapperas pas à la prison. Tu ne peux pas me prendre la seule personne importante dans ma vie et t’en sortir aussi facilement Elle s’est lancée vers moi et a failli me griffer. Heureusement que je me suis décalée à temps. Papa : Safietou sort de là tout de suite Elle m’a lancé un regard haineux avant de sortir de la salle à manger. Je voyais Eva qui essayait de la suivre à pas feutrés. Elle ne croit pas qu’elle va s’en sortir comme ça celle-là Moi : Tu comptes aller où toi ? Ta mère a peut-être mis le poison dans ce verre mais c’est toi qui l’as amené à ma mère parce qu’elle n’a pas pensé à se méfier d’une adolescente. Je n’aurai pas su tout ça je ne vous avais pas entendu en parler avec ta mère après avoir tué la mienne mais comme je n’ai aucune preuve contre toi tu es chanceuse à moins que ta mère t’implique. Toute façon je te laisse régler ça avec ton père. En me tournant vers mon père Moi : Ah j’allais oublier. Je t’envoie mon avocat dans la semaine à venir pour récupérer mon dû. Atoumane je te remercie pour ton aide. Oh une dernière chose juste pour info si je suis tombée enceinte c’est parce que l’homme à côté de toi j’ai nommé Atoumane m’a v***é avec l’aide de ta fille. Sur ce, bonne soirée à vous. Un j'aime ou un commentaire après lecture svp. Bisou
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