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PARTIE 21 GAELLE Bah j’ai fait les deux. Je me suis rendue compte que je pleurai quand Jean Philippe m’a essuyé les larmes après avoir quitté la table à laquelle il s’était adossé et s’être rapproché de moi. Je ne m’attendais tellement pas à ça. Cela fait que quelques mois qu’on est en couple et jamais j’aurai pensé qu’il puisse me demander en mariage maintenant même si je commençai à m’imaginer ce que serait la vie avec lui. Je suis émue et heureuse. Et puis il a du faire beaucoup d’effort pour organiser tout ça. C’est la meilleure surprise qu’on ne m’ait jamais faite. J’ai la chance d’être tombée sur cet homme, la chance qu’il ne m’ait pas lâché malgré toutes les méchancetés que je lui disais (Raki a raison. Je suis vraiment mauvaise que je m’y mets), la chance qu’il ait tenu bon jusqu’à me faire tomber folle amoureuse de lui. Bref j’ai de la chance de l’avoir mon prince harceleur JP : Mais arrête de pleurer Moi : Sniff oui sniff c’est trop beau JP : Sniff oui sniff je sniff sais Moi : Eh arrête de te moquer de moi JP : Mdr comment tu peux pleurer et rire en même temps? Tu es trop bizarre Moi : C’est ça qui te plait même Raki : Rhoo vous deux-là quoi vous êtes incroyable. Même ce moment vous arrivez à le gâcher avec vos discussions insensées JP : Ah oui c’est vrai Il s’agenouilla et ouvrit la boite avant de lever la tête vers moi JP : Je sais que ça ne fait pas longtemps qu’on se connait et que certains trouveraient tout ça assez précipité mais j’ai compris depuis la première fois que je t’ai vu que tu étais la femme que j’attendais depuis tout ce temps. J’ai envie de me lever et me coucher tous les jours à tes côtés, que tu sois la mère de mes enfants et celle sur qui je me repose et à qui je me confie. Même si tu as un sale caractère et que tu m’énerves dès fois je t’aime et je voudrais que tu deviennes ma femme en plus de ma tigresse. Alors Gaëlle Françoise Gomis veux-tu me faire l’honneur de m’épouser ? Moi : Non Je l’ai vu écarquillé les yeux. J’avais envie de pouffer de rire. Ah je suis mauvaise hein de faire cette frayeur à l’enfant d’autrui mais ça c’est pour me venger de comment il m’avait traité au restaurant vous vous souvenez Raki : Comment ça non ? JP : Oui comment ça non ? Moi : Comme tu as dit c’est précipité et j’ai envie de prendre mon temps. Je n’ai que 22 ans alors je suis trop jeune pour me marier Raki : Il ne manquait plus que ça Il s’est levé avant que j finisse ma phrase JP : Tu sais quoi, tu m’as soulé. Quand tu seras assez vieille pour te marier prie pour que je sois toujours là Moi : Mais tu te fâches pourquoi ? Mariage même est-ce que c’est forcé ? Tu as demandé j’ai répondu JP : Tu te rends compte de la situation j’espère. Pfff mieux je m’en vais avant de commettre un meurtre Moi : Mais calme-toi je plaisantai. J’accepte avec le plus grand honneur de devenir madame Da Sylva. Je te dis ouuiii mille fois mon amour JP : Tu sais que tu es complètement folle. Ne fais plus jamais ça Moi : Oui je sais. Tu me donnes cette bague alors Il l’enleva de son emplacement et me la mit au doigt. C’était une simple bague en or blanc surmonté d’une petite pierre précieuse et c’est cette simplicité qui fait sa beauté. Moi : Elle est magnifique. Merci mon prince harceleur JP : Rhoo arrêtes de m’appeler comme ça Je l’ai embrassé pour le faire taire et lui montrer à quel point j’étais ravie. Je vais devenir sa femme vous vous rendez compte. Moi aussi j’ai droit au bonheur après tout ce que j’ai vécu Raki : Mdrrr vous êtes spéciaux tous les deux. Félicitations mes amours Moi : Merci ma chérie JP : Merci amour pour ton aide Raki : Mais il n’y a pas de quoi. Bon je vous laisse fêter ça en amoureux. Je m’occupe de la petite. Amusez-vous bien Elle nous a embrassés puis j’ai fait un gros bisou à ma fille qui me sortait des « dadadadada » puis elles sont parties. JP : Madame. Si vous voulez bien me suivre Elle m’a tendu la main et je l’ai prise. Il m’a conduit à la table puis m’a tiré la chaise pour que je m’asseye. Il a appuyé sur un bouton et une serveuse que je n’avais pas vu jusqu’à présent est venue avec les entrées. Serveuse : Bon appétit et félicitations JP : Merci Elle est retournée dans les cuisines pendant que je regardai mon fiancé avec le sourire jusqu’aux oreilles JP : Tu souris comme ça pourquoi ? Moi : Je suis heureuse JP : Ravi de le savoir. Je suis heureux puisque tu l’es Je pris ma fourchette pour faire honneur au plat devant moi Moi : Humm délicieux. Tu connais trop les bonnes choses JP : Lool j’aime les femmes qui ont de l’appétit Moi : Il y a une chose que je ne comprends pas JP : Laquelle ? Moi : Pourquoi avoir attendu un lundi pour faire ta demande. Ça aurait été mieux pendant le week-end non ? JP : Il y a un jour pour demander sa petite amie en mariage ? Moi : Non. C’est juste que si tu avais demandé un samedi par exemple on aurait eu le reste du week-end pour roucouler en amoureux. Je t’aurai dit oui à ma manière si tu vois ce que je veux dire JP : Humm c’est qu’elle est coquine la petite dame Moi : Moi ? Non. C’est plutôt toi qui as l’esprit tordu. JP : Loool c’est parce que je pars en voyage d’affaire mercredi pour tout le reste de la semaine et je voulais te le demander avant et puis le restaurant n’a accepté de nous le réserver qu’un jour de semaine donc voilà Moi : Oh et tu rentres quand ? JP : Normalement je devais rentrer samedi mais je vais passer voir Racine et rentrer le lundi matin Moi : Je ne vais pas te dire de le saluer de ma part mais bon comme c’est ton ami là je vais être polie et ne pas l'insulter. Alors tu as organisé ça tout seul JP : C’est quoi cette question ? Tu n’aimes pas ? Moi : Si c’est magnifique mais bon comme je sais que la plupart des sénégalais n’ont pas une once de romantisme dans le sang tout ça me surprend JP : OH tu me vexes là. Je suis le romantisme même Moi : Allez, avoue. Je te connais JP : Ok. C’est Raki qui a fait tout ça mais j’ai donné mon avis. J’ai dit que c’était bien fait et j’ai choisi la bague Moi : Krkrkrkr bravo mon chéri. Peu importe je suis très touchée que vous ayez fait tout ça pour moi On a terminé notre diner dans une ambiance bonne enfant puis on est allé se promener en amoureux à la corniche avant de rentrer. Il m’a déposé vers minuit chez moi parce que si on va chez lui je sens qu’on n’ira pas au boulot demain. Je lui ai souhaité bonne nuit à ma façon avant de sortir de la voiture à contre cœur EVA On était samedi et comme mon exigeant de père l’a souhaité on est obligé de rester à la maison ce jour-là pour prendre le repas ensemble. Ça c’est gâché le samedi des gens gratos. On mange la plupart du temps ensemble alors pourquoi nous imposer une chose pareille. Comme la bonne nous a fait un faux pas en donnant comme excuse qu’elle est malade, ce dont je doute fort, j’ai dû cuisiner. Comme tout bon sénégalais mon père a commandé un bon riz au poisson rouge. Je venais de servir de repas et on était tous à table quand la sonnette a retenti. Mon frère est allé ouvrir pour revenir avec Atoumane. Mais j’ai fait quoi à cet homme pour qu’il me harcèle de cette façon. Combien de fois dois-je lui répéter de ne plus mettre les pieds dans cette maison pour qu’il daigne enfin m’écouter. Atou : Ah mais vous êtes à table. Je l’aurai su je ne serai pas entré Eh ben voyons. Tu n’aurais pas dû venir tout court. Je ne sais pas ce qu’il fait ici mais il n’a pas intérêt à parler de cette histoire. Déjà que je suis de mauvais poil depuis ma discussion avec les deux idiotes là alors si jamais il l’ouvre je ne réponds plus de rien Papa : Ne dis pas n’importe quoi mon fils. Tu es le bienvenu ici. Awa amène lui un couvert pour qu’il mange avec nous Atou : Oh non ne vous dérangez pas. Je vais m’en aller Papa : Il en est hors de question. Tu restes manger. Awa dépêche-toi un peu Je me suis levée en lançant à Atoumane un regard noir. Et si je passais du poison sur son plat. Rassurez-vous je ne l’ai pas fait même si ce n’est pas l’envie qui manquait. Je lui ai ramené un couvert. Je l’ai servi avant d’aller rejoindre ma place Papa : Alors Atoumane quel bon vent vous amène dans ma maison ? Atoumane : J’étais venu rendre visite à mes parents et je me suis dit que je devrais passer vous dire bonjour avant de rentrer Papa : Tu as bien fait mon fils. C’est chez toi ici alors tu peux passer quand tu veux Maman : Il a raison. Ne te gêne pas pour passer nous voir. Atou : Je passerai plus souvent dorénavant. Ah Eva tu as réfléchi à ma proposition Il me cherche celui-là. Je n’ai même pas pris la peine de répondre. Soit il est bouché soit il se fiche royalement de moi Papa : Tu ne réponds pas Awa. Atoumane t’a posé la question Mais de quoi je me mêle. Vraiment il y a des jours ou plutôt la plupart du temps où j’ai envie de frapper mon père Moi : Je garde toujours la même position et je ne changerai pas d’avis Maman : Vous parlez de quoi ? Moi : De rien. Juste des choses de jeunes Papa : Vous aimez faire des cachotteries. Awa tu en es où dans ta recherche de travail ? Mais qu’est-ce qu’il me fatigue celui-là avec son obsession de me faire travailler. Il ne peut pas me laisser respirer un peu. Je n’ai pas envie de travailler et ça lui coute rien que je reste chez lui avec tout l’argent qu’il possède Moi : J’ai déposé des CV mais je n’ai toujours pas de réponse Papa : J'espère que tu les as bien déposés Mon frére : Elle l’a fait papa. J’étais présent Papa : D’accord. Tiens moi au courant Atoumane : Tu cherches du travail Eva. Mon chef est en train de chercher une remplaçante pour sa secrétaire qui a déposé sa démission. Tu pourrais me laisser ton CV pour que je lui passe Papa : Ah mais une excellente occasion ça. Tu devrais Awa Moi : Je t’en donnerai après le déjeuner Papa : Parfait. C’est vraiment gentil à toi Atoumane Atou : C’est normal de s’entre aider. Awa est comme ma sœur alors j’y peux lui donner un coup de main ce serait avec plaisir Maman : Tu es un bon garçon Atoumane et je suis sure que tes parents sont fiers de toi Atou : Je l’espère en tout cas. Il y a eu un silence de quelques secondes avant qu’Atoumane le rompit Atou : Vous avez lu les faits divers ces temps-ci. Papa : Non pourquoi ? Atou : Je trouve que les femmes sont de plus en plus sans cœur dans ce pays. Il y a pleins d’entre elles qui empoisonnent leurs coépouses et d’autres qui pourrissent la vie à leurs demi-sœurs. Vous en pensez quoi vous ? Il n’a quand même pas osé dire ça. Impossible d’être divin pour deviner à qui s’adressait ce message. Je me sentais visé. D’ailleurs j’ai fait tomber la cuillère que je tenais par surprise dès qu’il a fini sa phrase mais je me suis repris quand j’ai vu qu’Atoumane nous regardait ma mère et moi à tour de rôle. J’ai jeté un coup d’œil à ma mère et l’anxiété se lisait clairement sur son visage. Son état s’est empiré quand mon père a répondu Papa : Elles sont bonnes à pendre. Je serai leur mari ou leur père je les aurai sortis de ma maison. La méchanceté mais surtout le meurtre n’est pas à récompenser mais à punir comme il se doit Atou : Je suis du même avis que vous. Puis-je poser une question indiscrète qui me turlupine depuis quelques temps ? Papa : Bien sur. Tu es libre de demander ce que tu veux Atou : Avez-vous des nouvelles de Raki ? Il y a eu silence total après sa question ? Raki est le prénom tabou dans cette maison. Mon père n’a pas prononcé une seule fois son prénom depuis qu’il l’a jeté dehors. Et comme c’est lui le maitre de maison nous aussi on avait pas le droit de parler d’elle. Cet Atoumane a besoin d’être remis à sa place. J’étais sur qu’il n’était pas venu pour rien. Toutes ces questions juste pour me faire stresser mais je dois avouer qu’il y arrive assez bien. Papa (sèchement) : Elle est morte et même si elle était vivante je ne voudrais pas avoir à faire avec elle Atou : Morte ? Comment ça ? Papa : On nous a informés qu’elle faisait partie des naufragés du Bateau le Joola sauf qu’ils n’ont jamais retrouvé son corps Atou : Vous êtes surs de ça parce que j’ai cru la croiser il n’y a pas si longtemps que ça Papa : ça devait être quelqu’une qui lui ressemblait Wow wow wow. Il cherche quoi là ? Je ne vais pas le laisser continuer parce que je n’aime pas du tout la tournure que prend cette discussion. Moi : Si vous avez fini de manger je vais débarrasser et nous apporter le dessert Ils ont répondu qu’ils avaient fini de manger et avec l’aide de ma mère j’ai enlevé les assiettes sales pour apporter des tartes que mon père a rapportées ce matin. On a entendu la sonnette en partant et quand on est revenu Raki était là debout. Un j'aime ou un commentaire. ça fait toujours plaisir. Bisou
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