PARTIE 15
Je m'excuse d'avance si vous trouvez qu'il y a des paroles crues
EVA
Quelle s****e cette Raki ! Je la déteste mais à un point que vous ne pouvez même pas imaginer. Elle croit que j’ai peur de ces menaces à deux balles. Elle va jouer à la g***e eh bien on va jouer. Elle va voir que je suis née avant elle. Elle m’a tellement soulé que là je n’en ai plus rien à foutre de l’argent. Tout ce que je veux c’est qu’il le largue. Elle verra à quoi va lui servir son sale argent si son homme ne veut plus d’elle. Ah si elle va peut-être s’acheter des paquets de mouchoirs pour sécher ses larmes parce que des larmes c’est tout ce qu’elle mérite. Je suis allée directement voir Racine dès que je suis sortie de sa boutique. Je ne vais même pas lui laisser le temps de lui dire elle-même. Je fais faire ça bien comme il faut. J’ai dû sonner plusieurs fois avant que monsieur daigne m’ouvrir la porte. Il est toujours aussi beau celui-là. J’ai hâte de le récupérer pour bien m’occuper de lui comme il faut
Moi : Salut
Racine : Tu veux quoi ?
Moi : Sympa l’accueil. Tu pourrais au moins me rendre mon salut
Racine : Ecoutes Eva. Je viens de rentrer du boulot et je suis fatiguée ce qui fait que je n’ai pas de temps pour les salamalecs. De plus je ne suis pas d’humeur à discuter alors dis juste ce que tu veux et vas-t-en
Moi : Bon je suis venue te parler de ta Raki.
Racine : Si tu es venue pour essayer de la faire mal voir tu peux repartir. Je ne veux rien savoir
Moi : Donc Si je te dis qu’elle se prostitue là ça t’es égal
Racine : Pardon ??
Moi : Ta Raki pour qui tu m’as quitté est une prostituée de grande échelle. Quand tu penses qu’elle dort elle se fait b****r par d’autres.
Racine : Tu as inventé ça toute seule parce que la Raki que je connais ne ferait jamais ça.
Moi : C’est qu’elle te fait croire. Parce qu’elle joue à la sainte ni touche avec toi tu crois qu’elle l’est. J’ai vécu avec elle pendant 18 ans alors je sais mieux que toi de quoi elle est capable.
Racine : Oh Eva ne me fatigue pas plus que je le suis. Si tu n’as plus rien à dire tu peux partir
Moi : Mais tu es bête ou quoi ? Ta copine est une sale prostituée. Tu crois qu’elle tire sa fortune d’où, des arbres ? Elle se joue de toi.
Il n’a pas l’air de me croire mais je ne laisserai pas tomber. Elle lui a fait boire quoi pour qu’elle la place autant dans son estime
Moi : Appelle-la
Racine : Appeler qui ?
Moi : Raki. Pose-lui la question et tu verras qu’elle ne niera pas
Il m’a regardé suspicieux quelques instants avant de sortir son téléphone de sa poche. Il a composé le numéro puis a attendu qu’elle décroche
Racine : Raki j’ai une seule question à te poser. Tu es une prostituée oui ou non
… : …
Racine : Je veux juste un oui ou un non
… : …
Racine : Je t’attends ici
Il a raccroché avant de se tourner vers moi
Racine : Merci. Tu peux partir
Moi : Racine Je…
Racine : J’ai dit de partir
Il m’a claqué au nez cet imbécile. Ils forment la paire lui et Raki. Je reviendrai. Je lui laisse juste le temps d’encaisser la nouvelle. Ma mission est terminée. Je peux rentrer tranquille
RACINE
Prostiquoi ? Ah ça non elle ne peut tout simplement pas être une prostituée, tout sauf ça. Elle est si douce si innocente. Non c’est juste impossible. Awa doit mentir. J’espère que c’est juste une invention d’Eva pour nous séparer. J’attends de voir ce qu’elle va me dire. En même temps elle n’a pas dit non quand je lui ai demandé donc ça me laisse croire qu’il y a de la vérité la-dessous. Je ne vous le cache pas je ne suis pas très content là surtout que j’ai été de mauvaise humeur toute la journée et cette nouvelle n’est pas pour me calmer. J’ai su qu’elle était arrivée quand j’ai entendu la porte s’ouvrir. Elle l’a refermé doucement avant de venir me retrouver au salon où j’étais en train de changer de chaines sans rien regarder
Raki : Coucou
Moi : Salut
Raki : Tu vas bien ?
Moi : Ça peut aller. Alors tu m’expliques.
Raki : Tu veux savoir quoi ?
Elle plaisante là non. Elle cherche à m’énerver là je pense
Moi : Je t’ai posé quelle question au téléphone. Ne m’énerve pas plus que je ne le suis Raki please. Tu es une prostituée oui ou non
Raki : Non
Moi : Tu ne pouvais pas dire ça depuis le début
Raki : Mais je l’ai été
Moi : Pardon ?
Raki : Je l’ai été pendant cinq ans mais j’ai arrêté avant de te connaitre
Moi : Je sors avec une prostituée. Ça c’est la meilleure
J’ai éclaté de rire tellement je n’y croyais. Raki est une prostituée. Ah ça elle fait fort. Toutes ses cachotteries là m’intriguaient mais jamais au grand jamais je n’aurai pensé que ça soit ça. Dire que je voulais la présenter à ma famille
Moi : Tu es une prostituée
Raki : Je l’ai été
Je me suis mis à crier alors que jusqu’à présent j’étais assez calme. Elle se fiche de moi à me dire « Je l’ai été »
Moi : Et quelle est la différence ? Une prostituée le reste toute sa vie. Tu crois que les gens vont faire la différence parce que tu as arrêté. Tu as vendu ton corps. Tu sais tout ce que ça implique
Raki : Mais je m’en fous de ce que les gens pensent. Je l’ai fait parce que je n’avais pas d’autres choix. Je le regrette certes. J’aurai eu le choix je ne l’aurai certainement fait
Moi : On a toujours le choix Raki. Toi tu as choisi la facilité.
Raki : Parce que toi tu étais là pour savoir si j’avais le choix.
Moi : Je n’étais pas là mais à ta place je n’aurai certainement pas accepté de donner mon corps pour de misérables francs.
Raki : Tu t’es demandé au moins pourquoi j’ai fait ça ?
Moi : Mais je m’en fous Raki. Peu importe ce qui t’es arrivé ce n’était pas la solution. Tu crois que qui vas te respecter en sachant ce que tu es
Raki : D’après toi je ne mérite pas le respect ?
Moi : Non tu ne le mérites pas. Tu croyais que je ne le saurais jamais
Raki : Je comptais te le dire
Moi : Quand je t’aurai demandé ta main peut-être ? Je t’ai tendu plusieurs perches parce que j’ai vu que tu cachais quelque chose mais tu ne les as jamais prises. Mais je te comprends à ta place j’aurai honte de dire une chose pareille
Raki : …
Moi : Le plus drôle dans l’histoire est que j’avais comme projet de te présenter à ma famille. Je vais leur dire quoi « Maman je te présente sama thiaga bi (ma prostituée) »
Raki : Racine !!
Moi : Pas la peine de faire la choquée parce que c’est ce que tu es, une vulgaire prostituée
Raki : Je t’interdis de me parler comme ça
Moi : Tu penses pouvoir te permettre de me donner des ordres. Tiens si je te paye peut-être que tu seras plus docile. J’espère au moins que tu as eu l’intelligence de viser haut
Raki : ça suffit
Les larmes coulaient sur ses joues mais je m’en foutais sur le moment. Je voulais lui faire autant mal que je le suis en ce moment.
Moi : Tu sais c’est quoi le pire dans l’histoire ? A chaque fois que je te touchai tu jouais à la vierge effarouchée alors que tous les hommes ont eu accès à ton entrejambe.
Raki : …
Moi : Tu crois que tu peux m’offrir quoi toi ? Tu crois que mes enfants auront une p**e comme mère, une trainée de ton genre. Tu n’es même pas présentable alors que faire de toi ? Peut-être que tu serais excellente pour de bonnes parties de jambe en l’air vu le nombre de personnes que tu as baisé mais ça ne me suffira pas. Je veux une femme moi une vraie, une femme que je pourrai présenter fièrement à ma famille et à mes amis, une femme dont je voudrais comme exemple pour mes enfants.
Raki : Parce que j’ai fait une erreur dans ma vie tu me catalogues dans les femmes qui n’ont pas droit au bonheur. Tu crois que ça fait de moi une mauvaise femme. Tu ne peux pas me présenter pourquoi ? C’est écrit sur mon front prostituée ou tu vas aller dire aux gens « Je vous présente Raki la prostituée ». Tu es très méchant là et de mauvaise foi parce que si Eva ne te l’avais pas dit tu l’aurais pas su.
Moi : Moi je suis méchant. C’est la meilleure. Heureusement qu’elle me l’a dit sinon je me serai engagé avec toi alors que tu me caches la création du monde
Elle avait arrêté de répondre. Tout ce qu’elle faisait c’est pleurer encore et encore mais ça ne me touche pas. J’en ai eu marre à la fin
Moi : Arrêtes de pleurer là ça me soûles. Comme tu ne pourras m’apporter rien de ce que je cherche tu peux partir. Je te libère. Je ne veux plus te voir
Raki : Tu me quittes Racine sniff
Moi : Je te quitte pas je te jette. Vas-t-en et ne reviens plus.
Raki : Tu sacrifies notre amour sniff à cause de mon passé sniff qui ne te concerne même pas
Moi : Amour ? Quel amour ? Tu as tué tout ce que je ressentais pour toi. Tu n’es pas la seule femme et je ferai tout pour t’oublier et tu peux faire de même. Maintenant rends-moi mes clés et sors de chez moi
Je me dirigeai vers la porte que je lui ouvris grandement. Elle prit son sac puis s’avança mais n’a toujours pas franchi le seuil
Raki : Racine stp. Je te demande pardon. Je t’aime mon amour
Moi : Je m’en fous. Tu peux même me vénérer que je te reprendrai pas. Dégage. Thiaga dou done sama diabar té jiguen you bakh yi nek fi. Guenal sama keur bala maley gâgne (Une prostituée ne sera pas ma femme alors que les femmes de bonnes familles sont là. Sors de chez moi avant que je te blesse)
Elle se décida afin à partir. J’ai claqué la porte avant de fracasser le vase qui se trouver à côté de la porte. J’ai les boules là alors vous qui lisez là-bas n’allez pas m’énerver avec vos insultes
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