PARTIE 16
GAELLE
J’étais dans le salon avec JP qui est passée me voir avec une grosse boîte de pâtisseries. Non mais mon homme me connait trop bien quoi. En même temps il adore manger encore plus que moi donc ce n’est pas pour me déplaire.
Moi : Tu sais trop comment me faire plaisir mon bébé.
JP : C’est pour ça que je suis là. Tu es la seule fille que je connaisse qui n’a pas peur de dire qu’elle aime manger
Moi : J’aurai peur pourquoi ? J’assume mon corps et je me sens bien comme je suis. Je suis peut-être pas mince mais je suis en très bonne santé alors je me prive pourquoi ? Toute façon je fais du sport pour équilibrer donc voilà
JP : C’est bien et je t’aime comme tu es. Où sont mes Raki d’amour ?
Moi : L’une est partie voir ton pote et l’autre est en train de dormir.
JP : Pas de chance pour moi.
Moi : Ne t’inquiètes pas je vais bientôt réveiller la petite sinon elle ne nous laissera pas dormir cette nuit. Raki elle je ne sais pas quand elle rentre
JP : Mais laisse la dormir. C’est quoi ?
Moi : Tu peux dire ça parce que ce n’est pas toi qu’elle va embêter après. Humm délicieux
JP : Quelle gourmande tu fais
Moi : Oh tu me laisses. Tu viens à la messe avec nous dimanche
JP : Bien sûr. Je passerai vous prendre. A propos de ça elle est croyante Raki
Moi : Elle est m*******e mais elle ne pratique pas. Elle ne croit plus à Dieu
JP : Waouh c’est fort quand même. Il lui est arrivé quoi ?
Moi : Oh les aléas de la vie. Ce n’est pas à moi de te parler de sa vie
JP : Je comprends.
Moi : C’est trop bon. J’en garde une partie pour demain
JP : Tu ne parles que de manger. Change un peu
J’allais répondre quand Raki est en train. Avant que j’aie le temps de comprendre elle nous a dépassé et est allé dans sa chambre. Il s’est passé quoi là les gens ? Racine a fait quoi à ma Raki ? Je me suis levée pour aller la voir mais elle a fermé la porte à clé. J’ai tapé plusieurs fois mais rien. Je suis allée chercher le double dans la cuisine pour ouvrir mais elle a laissé les clefs derrière la porte donc je n’ai pu l’ouvrir. J’ai encore tapé mais elle ne répondait pas
Moi : Raki ? Chérie ouvre la porte
Raki : …
Moi : Ouvre s’il te plait ma puce. Je veux juste voir si tu vas bien. Je te laisse tranquille après si tu veux
Raki : …
Moi : Chérie parle-moi s’il te plait. Tu ne fais rien de stupide au moins. Ouvre la porte ma chérie
J’ai entendu des pleurs à travers la porte et ça m’a fendu le cœur parce que j’ai compris que si elle était dans un pareil état c’est parce que ça s’est pas bien passé avec Racine. Non mais ce mec vraiment je savais qu’il la fera souffrir. Quand je le disais personne ne me croyait, voyez le résultat vous-même.
JP : Tu devrais la laisser se calmer un peu. Elle te parlera quand elle s’en sentira capable
Moi : Est-ce que c’est ta sœur qui pleure sans que tu puisses rien alors laisse-moi gérer stp
JP : Calme-toi. Ça ne sert à rien de t’énerver contre moi
Moi : Je m’énerve si je veux. Tout ça c’est vous
JP : Kié j’ai fait quoi même ?
Moi : Tu es un homme voilà ce que tu as fait. Vous êtes tous pareils. Quand c’est sucré vous êtes là mais dès que les problèmes se pointent vous vous barrez. Honte sur vous
JP : Je crois que je vais rentrer hein. Quand tu seras calmée tu m’appelles
Moi : Pas si vite. Appelle l’imbécile qui te sert d’ami là et demande-lui ce qu’il a dit à ma sœur
JP : Hein ? Tu veux te mêler des histoires de couple ? Tu ne penses pas qu’il faudrait les laisser régler ça seuls ?
Moi : Oh appelle seulement et arrête de poser des questions. Moi je sais ce qui se passe
JP : Mets-moi au courant dans ce cas
Moi : Je t’ai dit ce n’est pas à moi de te dire. Appelle et mets sur haut-parleur pour que j’entende
JP : les femmes et leurs cachotteries
Il a composé et l’autre c*n a décroché après quelques sonneries
Racine : Allô
JP : Hé mec ça va ?
Racine : ça peut aller
Moi : On s’en fout de comment il va. Tu as fait quoi à Raki pour qu’elle soit dans un état pareil ?
Racine : Pourquoi tu ne lui poses pas la question directement. Je n’ai plus rien à faire avec elle donc je n’ai rien à te dire
JP : Waouh il s’est passé quoi man. Je pensais que tout allait bien entre vous
Racine : Demande à Gaëlle. Elle doit connaitre l’histoire. Bon je vous laisse
Il a raccroché avant qu’on est fini de lui parler. On ne lui a pas appris la politesse à cet homme.
JP : Gaëlle tu ne crois pas qu’il serait temps que tu m’expliques
Moi : Après JP, après. Tu peux me conduire chez lui
JP : Tu cherches à créer plus de soucis Gaëlle. Laisse-les régler ça
Moi : Conduis-moi s’il te plait. Raki ne sortira pas de là alors le seul qui peut me renseigner c’est lui. S’il te plait je veux juste lui parler
JP : Bon on y va mais tu promets de ne pas faire de scandale là-bas
Moi : Okay. Je reviens
Je suis allée me changer vite fait. J’ai déposé ma fille chez la nounou en lui disant que c’est pour une urgence. Une vingtaine de minutes après on était chez Mr oreille percée. JP a sonné trois fois avant qu’il ne vienne ouvrir
Racine : Ah c’est toi. J’ai cru que l’autre folle était venue
Moi : L’autre folle est là.
Racine : Tu veux quoi ? Vous ne pouvez pas me foutre la paix.
Moi : Tu me parles sur un autre ton ok. Je ne suis pas ton amie. Tu crois que je viens te voir par courtoisie
Racine : Je m’en fous du pourquoi tu es là. Retourne avec ta p**e et laisse-moi tranquille. Si ça se trouve tu es toi aussi une c***n. Après tout qui se ressemble s’assemble
Je lui ai mis la gifle de sa vie. Pour qui il se prend celui-là pour se permettre de m’insulter ?
Moi : Non mais tu te prends pour qui espèce d’imbécile ? Je t’ai donné le droit de me parler de cette manière ? Et je ne te permets pas de l’insulter devant moi, c*****d.
Racine : Tu me traites de c*****d une nouvelle fois et je…
Moi : Tu quoi ? Tu vas me faire quoi Racine ? Tu crois que tu as le droit de la traiter de p**e. Tu sais au moins ce qui l’a poussé à faire ça
Racine : Cela ne m’est égal. Ça ne m’intéresse pas
Moi : Si tu t’étais fait v****r et que par la suite ton père te jette à la rue sans un sou, enceinte de surcroit sans personne pour t’aider à t’en sortir tu aurais fait quoi à sa place ?
Racine : Surement pas de la p**********n. Rien ne justifie ce qu’elle a fait et désolé mais je ne vais passer ma vie avec une trainée. Je veux un exemple pour mes enfants et elle ne l’est pas
Moi : Tu peux le dire parce que tu n’auras jamais à être à sa place. Moi je la comprends parce que j’ai vécu une partie de ce qu’elle a vécu et j’ai eu la chance de tomber sur elle. Elle n’a pas eu cette chance donc elle s’en est sortie comme elle le pouvait. Raki est une femme en or et je te jure que tôt ou tard tu regretteras comment tu l’as traité. La seule erreur qu’elle ait faite dans sa vie c’est de tomber amoureuse d’un inhumain de ton genre. J’espère pour toi que tu n’auras jamais la femme parfaite que tu cherches. Reprends ton Eva parce qu’il n’y a qu’elle que tu mérites.
JP n’avait pas pipé mot depuis le début surement dépasser par les évènements. Il ne doit pas comprendre grand-chose le pauvre mais j’étais trop énervée pour me soucier de lui
Moi : JP ramène-moi. Je n’ai plus rien à faire ici
JP : Euh… OK. Toi et moi on a matière à discuter Racine. Je dépose la dame et je reviens
Racine : Oui c’est ça
Moi : Bon tu viens
Il s’est ramené et on est partis. Il m’a proposé de garder la petite Raki une fois à la maison donc je suis partie préparé son sac avant d’aller la récupérer chez la nounou. Je l’ai ensuite remise à JP avec dix millions de recommandations. Je ne m’inquiète pas trop. Ils s’aiment bien tous les deux donc ils vont s’en sortir. En plus Raki est un bébé calme. Il m’a embrassé avant d’y aller. Je les ai regardés partir avant de monter. J’ai dû batailler dur pour que Raki n’accepte d’ouvrir la porte. J’ai eu pitié d’elle quand je l’ai vu. Elle a tellement pleuré qu’elle avait les yeux bouffis. Elle est retournée dans son lit où je l’ai rejointe. Les mots ne servent à rien. Quoi que je lui dise elle ne se sentira pas mieux parce que se faire insulter puis larguer par l’homme qu’on aime c’est très difficile à vivre. Donc je me suis contentée de la prendre dans mes bras et de la laisser pleurer jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Je suis restée avec elle toute la nuit. Le lendemain je l’ai laissée pour aller me doucher et lui préparer un petit-déjeuner comme elle les aime mais elle n’a pas voulu y toucher
Raki : Je n’ai pas faim. Tout ce que je veux c’est dormir
Moi : D’accord. Je te laisse tout ça ici. Tu mangeras toute à l’heure.
Raki : Tu vas mieux toi ?
Moi : Oui beaucoup mieux. Je peux aller ouvrir la boutique si tu veux
Raki : Ok c’est gentil parce que là je ne me sens pas la force de voir les gens exhiber leur bonheur
Moi : On parlera ce soir d’accord.
Raki : Ok bonne journée
La journée à la boutique est passée assez vite parce que les clients n’ont pas arrêtés de venir. Raki a de la chance coté business à défaut d’en avoir côté cœur et je suis contente pour elle. J’ai pu rappeler les tailleurs et ils ont tous accepté de venir travailler pour nous. Il ne reste plus les locaux dont s’occupe Raki et on pourra commencer notre petit business qui je l’espère fleurira. En fin de journée j’ai eu une cliente qui croyez-moi n’aurait pas dû mettre les pieds dans cette boutique. Je suis sure qu’elle est venue narguer Raki mais elle n’a pas de chance c’est Gaëlle qui est sur place
Eva : Oh c’est la grosse qui est là aujourd’hui. J’imagine que Raki est en train de pleurer sa mère dans son lit. Pauvre chou c’est vraiment dommage que son mec l’ait jeté. Mais qui voudrait d’une p**e dans sa vie ? Si tu la vois dis-lui qu’on ne menace pas
Je lui ai sorti une de mes sourires bêtes. Elle me regardait sans comprendre mais je continuai toujours à sourire
Eva : Mais tu es aussi débile que tu es grosse. Bon ciao
Moi : Attends
Eva : Quoi ?
Je lui ai mis une claque tellement forte que ça l’a fait reculer. Ses oreilles ont dû siffler parce que celle-là elle l’a bien senti. Avant qu’elle puisse se remettre je lui en ai mis une autre. Ça l’a étourdi donc j’en ai profité pour l’attraper par le tissage et le trainer hors du magasin. C’est à ce moment qu’elle a commencé à se débattre à crier comme une dingue mais je la tirai toujours pour la faire sortir. J’aurai pu m’arrêter là mais madame m’a donné un v*****t coup de coude. Alors là elle m’a vraiment énervé. Je lui poussai très violemment et elle est tombée sur le sol. Je me suis assise sur son ventre même. Elle a dit que je suis grosse, bah je vais lui montrer combien mon corps pèse lourd.
Eva : Lève-toi conasse tu m’empêches de respirer
Moi : C’est qui la c******e sale g***e. Ça c’est pour tous les fois où tu m’a traité de grosse (Bam une gifle), cette deuxième c’est pour ta méchanceté envers les autres (Bam une autre) et toutes les autres sont pour Raki.
Comme je voulais qu’elle sente bien les coups je me suis décalée de son ventre. Je lui enchainai tellement de coups que j’en ai oubliés moi-même le nombre. Je l’ai frappé simplement pour lui faire ressentir la douleur qu’elle a infligée à Raki. Elle criait mais je continuai. J’allai continuer si quelqu’un ne m’avait pas soulevé brusquement
JP : Mais tu es folle Gaëlle. Tu veux défigurer la pauvre fille
Moi : Elle le mérite. Ce n’est qu’une g***e aigrie qui emploie toute son énergie à faire de la vie de Raki une misère.
Je n’avais pas remarqué que je l’ai bien griffé. Elle avait le nez en sang et la lèvre inférieure fendue. Je m’en fous des conséquences. Elle a cherché palabre elle a trouvé. Je dis même qu’elle a de la chance que je ne lui ai pas tordue le coup
JP : Et tu crois régler quoi en te battant
Moi : Qui est-ce qui s’est battue ici ? Tu m’as vu me battre avec quelqu’un. Non je me suis pas battue JP je l’ai tabassé bien comme il faut. Tu crois qu’elle est de taille contre moi
JP : Tu as vraiment un cas Gaëlle. Tu diras quoi à ta fille quand elle se battra à l’école. Comment pourrais-tu lui dire que la violence ne résout rien si tu te bats. Tu es une mère Gaëlle alors penses-y avant de faire une autre connerie de ce genre
Il s’est ensuite tourné vers elle
JP : Je suis vraiment désolée pour tout … Eva ?
Eva : Oh toi, tu la fermes. Tu as de la chance big mamma. Tu m’as prise par surprise mais
Gaëlle : Tu veux peut-être qu’on recommence
JP : Mais ça ne va pas non. Eva sors d’ici sinon je la laisse finir ce qu’elle a commencé. Tu mérites bien ce qu’elle t’a fait
Moi : Vous allez me payer ça, tous autant que vous êtes.
Elle a ramassé ses affaires avant de sortir. Bon j’ai fait ma part le reste là c’est à Raki de le régler
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