Épisode 4

1708 Mots
La poisseuse chapitre 4 La poisseuse chapitre 4 Je n’arrivais plus à respirer,ma respiration était saccadée,mes larmes coulaient à flots -Waa Yaw dangay raye ki,tu veux la tuer ?.....entendis je une voix féminine Ainsi,elle me laisse et recule,je pense n’eut été cette dame,je serais déjà au ciel,je repris mon souffle petit à petit -Calmez vous jeune fille,calmez vous Sans réfléchir je me jette dans ses bras en pleurs oubliant même que j’étais toute sale,j’avais besoin de réconfort ,j’avais besoin d’un geste d’amour -Calmes toi,calmes toi....dit elle en me carressant la tête C’était la première que je me retrouve dans les bras d’une personne autre que ma mére. -Mais madame qu’est ce qui vous as pris ? -Ce n’est pas votre problème.....dit grand mére en entrant dans la maison. -La vie est tellement injuste,je ne peux même pas avoir un moment de répit,j’en ai marre de cette vie,j’en ai plus qu’assez,pourquoi ne puis je pas être heureuse comme les jeunes filles de mon âge,Ma vie ne mérite pas d’être vécu,mieux vaut que je meurs ,au moins peut être que j’aurais la paix dans les cieux,on dirait que Dieu m’a oublié -Ne dit pas cela ma fille,Dieu n’oublie jamais les croyants,tu peux en être sûr à cent pour cent,tu crois en lui j’espère? -Oui ,je crois en lui.....dis je en essuyant mes larmes -Alors ne désespère,tant que tu crois en lui,tu peux espérer une lumière dans ta vie,Dieu ne t’oubliera jamais ma fille -Merci Tata.....dis je en me détachant d’elle -Ne t’inquiétes pas -Vous êtes tellement gentille,c’est la première fois que je croise une personne gentille,ah désolé Tata ,j’ai sali vos vêtements,je ne l’ai pas fait exprès,je vous jure -C’est pas grave ,de toute façon je suis venu en voiture et je rentrais chez moi,tiens je pense qu’on a des choses à se dire -Comment ça ? -C’est un Don de Dieu,voici ma carte,tu peux venir chez moi dès que tu peux,ça te ferait du bien de te libérer -Me libérer ? -NAFISSATOU notre rencontre n’est pas un hasard et j’en remercie le Seigneur -Comment connaissez vous mon nom ? -Ce n’est pas important,viens me voir dès que tu peux,en passant où es ta mère ? -Elle n’est pas là......dis je choquée Cette femme connaît beaucoup de choses dis donc -Au revoir NAFISSATOU,à bientôt -C’est comment votre nom....demandais je -ASTOU Fall .....dit elle en entrant dans sa voiture Un jour,deux personnes me connaissant moi et ma mère font surface,qu’est ce qui est entrain de se passer dans ma vie ?je respire un bon coup essayant d’oublier la scène avec grand mére,je pense qu’elle est devenue folle,je vais me méfier d’elle du mieux que je peux ,elle est capable de me faire pire que ce qu’elle m’a fait aujourd’hui,ainsi je termine de laver les moutons ,je les laisse sécher au soleil et je rentre dans la maison pour me laver et changer mes vêtements. Après m’être lavé et changé de vêtements,j’ai prié et je me suis dit que je vais me reposer un peu en attendant le déjeuner,c’est pas la peine que je vous dis que je ne mange avec les autres dans le même bol ma mère et moi,les membres de la famille ne veulent pas manger dans le même bol que moi,je les dégoûte à ce point? Couchée sur le matelas,je somnolais,j’avais tellement sommeil,mes paupières commençaient à se refermer tout doucement quand j’entends une voix qui n’était d’autre que la voix de cette femme qui voulait me tuer ,cette femme qui me sert de garde mére ou je dirais qui ne me sert à rien. -Niouma Lo sant mouné wélé,wa mais ki fouyoule rekk,koula bayi ngané dangay teud nélaw ,damb yii Yaw lay khar,té waar nga déme yobb sama agne dome bi,tu te prends pour qui toi,tu prends tes aises comme ça,tu m’as pas le droit de dormir NAFISSATOU,la vaisselle t’attend et puis tu dois emmener le déjeuner de mon fils Doudou. -Je t’en supplies grand mére -Ne m’appelle plus ainsi,par quoi entends tu jeune fille? -MADAME,je n’ai plus la force de travailler,là je suis à bout de souffle,je n’en peux plus,laissez moi au moins me reposer pour aujourd’hui,je vous le demande par la grâce du seigneur,de m*******e à m*******e -Boulma diakhassé ak yalla,satan que t’es diougual def limala wakh bala sama lokho di dale sa kaw,pars faire ce que je t’ai dis avant que je ne petes un cable C’est avec le cœur lourd que je me lèves et va faire ce qu’elle dit,je n’ai pas envie qu’elle m’étrangle encore,j’étais à bout de souffle mais dès le moment que je repense aux paroles de maman,je repris des forces. « Tout cela ne sera que souvenir un jour,sois forte,tu as toujours été forte,tu étais étais forte,tu es forte et tu le seras pour l’éternité,dangay djeng rekk wayé do danou » Je finis la lessive ,je pensais me reposer un peu avant d’aller amener le repas de tonton Doudou mais c’est sans compter sur grand mére,dès que je finis,elle me tend le bol. -Vas amener le repas de mon fils Jamais elle ne dit de mon oncle ,toujours de son fils,je suis autant détesté que ça? -Eh ne dures,la lessive du déjeuner t’attends encore Ah mais ,suis je une machine,pourquoi je ne peux pas me reposer,de surcroît l’atelier de tonton Doudou est si loin Et elle ne m’a jamais donné d’argent pour le transport. Je fais ce que je sais mieux faire de ma vie,accepter et me soumettre. Il y avait un soleil de plomb dehors,j’avais tellement soif,je marchais,la sueur perlait mon visage,l’atelier de mon oncle Doudou était à 3 km de chez nous. C’est avec beaucoup de peine que je marche jusque là bas,le bol du déjeuner sur ma tête. -Salam Aleykoum.....Saluais je Toute le monde me répondit sauf bien sûr tonton Doudou,je n’arrive juste pas à savoir à maîtriser la haine qu’ils ont pour moi une fille de 17 ans,pourquoi ont ils la dent contre moi? -NAFISSATOU dokhé nga Nadj deh,NAFISSATOU tu dois être fatiguée,tu as marché sous ce soleil ardent là .......dit l’un des apprentis de mon oncle Mon oncle est mécanicien,il répare des voitures,parfois aussi pendant les week-ends,il s’adonne à la pêche et revend les poissons. -C’est son boulot,avec ou sans soleil,elle accomplira sa tâche.......dit mon oncle en me regardant dans les yeux. -Allez assis toi NAFISSATOU et mange avec nous,si tu rentres,je pense que tu vas rater le déjeuner chez toi.......reprit l’apprenti de mon oncle -ASSEZ.......cria mon oncle Doudou Son cri me fait tiquer,j’ai peur de lui,je n’ose même pas le regarder les yeux dans les yeux. -Tu te prends pour qui toi pour oser inviter une inconnue à venir manger avec nous dans ce bol -Mais Doudou NAFISSATOU n’est pas une inconnue -Elle l’est à mes yeux et ça devrait l’être pour vous,et puis c’est la première et la dernière fois que tu me réponds,mes désirs sont des ordres,N’oublie pas qu’ici c’est mon lieu de travail,je suis le propriétaire et c’est moi qui t’emploie,alors t’as intérêt à rester à ta place -En tout cas il n’y a rien de mal dans ce que j’ai dit....dixit l’apprenti -Ne vous inquiétez pas,de toute façon,je n’ai pas faim....mentis je pour m’en aller et calmer la situation -Tu as intérêt sakh,je ne veux être victime de ta poisse encore moins mes apprentis,Allez vas y,rentres.....dit il avec dédain -Maïs donnes lui au moins de l’argent pour qu’elle prenne une voiture,il y’a un soleil de plomb dehors -Loutakh nga seytané,pourquoi t’es satan,je n’en ai rien à cure s’il y’a un soleil ardent dehors et j’en ai marre de cette discussion,NAFISSATOU rentres Je leur tourne le dos sans rien leur dire,ces mots ignobles ne me font plus d’effets,j’en ai l’habitude maintenant de ces humiliations,je ne fais que ce que je sais le plus faire au monde:accepter et me soumettre,dans ma vie je ne me souviens pas avoir dit non à une personne,je réponds toujours par le positif,de toute façon je suis obligé et j’en ai même l’habitude,j’étais sur le point de sortir de l’atelier quand l’apprenti de Tonton Doudou me stoppa -NAFISSATOU attends Je me retourne derechef,il prit mon bars et on s’éloigne un peu. -Allez prends ces deux cents francs,prends un car rapide et rentres,à force de marcher sous ce soleil ardent,tu vas tomber malade -Ah tonton,vous ne devriez pas m’approcher,vous n’avez pas emtendu tonton Doudou,je suis la poisse en personne -NAFISSATOU je crois en Dieu,je ne crois pas à ces choses debiles,la coïncidence existe mais pas la poisse -.......... -Je vous vois comme ma fille,j’ai une fille de ton âge et je n’aimerais pas qu’on la traite de la sorte ,tu sais tout cela ne sera que souvenir un jour « Tout cela ne sera que souvenir un jour,je l’ai entendu plus d’une fois,à quand ce jour,je suis aen bout de souffle »......disais je dans ma tête -En tout cas merci tonton -À partir d’aujourd’hui,à chaque fois que tu geins amener le déjeuner,attends moi ici,je te donnerais l’argent du transport -Je peux vous poser une question? -Bien sûr ma fille - Ça fait quoi d’aider les gens,dans ma vie je peux compter combien de fois j’ai rencontré une personne gentille et je vous signale que vous en êtes l’une des premières -Un sentiment de joie,de plus c’est notre devoir d’aider nos semblables,certes on est pas aux as mais Yalla loum niou meunta diokh as tout,on le partagera avec ceux qui en ont besoin. -Merci -Maintenant vas y avant que ton oncle ne revienne Ainsi je dis au revoir à l’apprenti de mon oncle,d’ailleurs il s’appelle Momar,la quarantaine révolue. Je marchais pour me rendre à l’arrêt des cars rapides,à cette heure il n’y avait presque personne dans la rue quand soudain un groupe de trois garçons m’interpelle,je fis la sourde oreille et j’avance mais c’est sans compter sur eux. Il me devance et se mettent devant moi,quelle fut ma surprise quand l’un d’eux sortit un couteau. -Donnes moi ce que tu as sur toi et que ça sautes.....dit le garçon avec le couteau Ceux ne seront pas de gros gaillards,à les voir je les donnerais entre 14 et 15 ans,j’étais choquée tellement et apeurée,avec la voix tremblante,je leur réponds. A SUIVRE Vos impressions et suggestions seront les bienvenues À bientôt pour une nouvelle partie pleine de rebondissements et de surprises
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