Épisode 5

1616 Mots
La poisseuse chapitre 5 La poisseuse,chapitre 5 -Je vous en supplie,laissez moi partir -Donnes nous ce que tu as sur toi et vite,on a pas de temps à perdre Pourquoi tant de méchancetés dans cette vie,pourquoi de jeunes garçons s’adonnent ils à ces choses?A qui la faute?Eux ou leurs parents? Pourtant à cette heure,ils devraient au moins être à l’école ou s’ils ne veulent pas étudier aller faire un boulot mais je pense que c’est lâche d’agir de la sorte. L’agression est lâche,ces gens qui s’y adonnent sont des lâches,je pense qu’on doit se nourrir que de l’argent dont on a eu à travailler à la sueur de notre front,nous devrons analyser les choses et essayer de savoir quelle est la cause de l’agression,du banditisme,pourquoi de jeunes enfants le font ils ? Est ce qu’il y’a une faille dans l’éducation inculqué par les parents?Je pense que pour répondre à cette question nous devons retourner à la source. -Je n’ai rien sur moi.....dis je la voix sanglotante J’ai une peur des armes blanches,rien qu’en les regardant la peur empare tout mon corps. -Je n’ai rien sur moi,vous pouvez vérifier......ajoutais je Ils se mirent à me fouiller,ça me dégoûter de sentir leurs sales mains d’agresseurs sur mon corps. « Oh mon Dieu,à quand le bonheur? A quand le répit ? » Ils ont vérifié et n’ont rien vu,ils s’énervent et commencent à me crier dessus ,ma mère me disait souvent que les agresseurs n’aiment pas avoir une proie qui n’a rien sur elle,là je viens d’en avoir le cœur net -Comment tu peux marcher dans la rue sans rien avoir?.....s’énervent l’un d’eux -Ouvres ta main,dépêches toi.....dit l’autre C’est dans cette main que j’avais caché les deux cent francs que tonton Momar m’a donné,j’étais fatiguée et je ne voulais pas marcher Il ouvre ma main et voit l’argent et l’arrache derechef,non,ces trois garçons n’ont pas de cœur -Je vous en supplie,ne le prenez pas,je vous en supplie -Tu la fermes.....dit l’un d’eux qui me pousse ensuite je tombe par terre Ainsi,ils s’en allèrent,je me trouve au sol,c’est avec beaucoup de peine que je me suis mis debout,je sentais une légère fracture de mon orteil,c’est en me levant que je l’ai senti. Je reste assise un petit moment sous un arbre,j’avais mal très mal même,je n’avais plus de force ,j’avais faim j’avais soif. De loin ,je voyais un homme descendre de sa voiture,une belle voiture,il ouvre la porte de derrière et laisse sortir une belle jeune femme avec ses deux enfants. « Ah ça doit être une famille,ils sont mignons » Ils ont l’air heureux,Ils sont bénis,ils ne souffrent pas,tout mon contraire,ces enfants ont leur papa et leur maman à leur côtés,hélas je ne saurais jamais le bonheur d’être entouré à la fois par son papa et sa maman,je ne saurais jamais c’est quoi le bonheur d’avoir une sœur ou un frère. Je ne saurais jamais c’est quoi être entouré de toute sa famille. Je ne pense pas que je pourrais un jour fonder une famille comme le rêve de toute jeune fille de mon âge. « Ne désespère pas NAFISSATOU,tout vient à point à qui sait attendre »......me souffle ma conscience Je les regardais se câliner ,se faire des bisous avant d’entrer dans la boutique d’en face,Ndeysane,je pense qu’ils sont plein aux as,ils n’ont jamais faim,ils mangent à leurs faim contrairement à moi la poisseuse comme tout le monde aime m’appeler. Je n’avais pas encore repris de force,ainsi je restais sur place et me recroquevillais sur moi même. Une minute,dix minutes,trente minutes,j’entendais une voix masculine. -Bonjour jeune fille Je lève ma tête,quelle fut ma surprise quand j’ai vu le garçon qui était sorti de la voiture,il devait avoir à première vue vers les dix huit ans . -Bonjour......répondis je -Qu’est ce que tu fais là,j’avais remarqué que tu étais ici avant qu’on entre dans la boutique et te voilà encore ici,tu as un problème. -Tu ne devrais pas rester ici,vous les riches ,vous ne voulez pas vous mélanger aux pauvres,tu ne devrais pas rester,vas y avant que tes parents ne reviennent,j’en suis sûr qu’ils ne voudraient pas te voir en ma compagnie -Pourquoi avez vous cette mentalité,mes parents ne sont pas comme,d’ailleurs je vous signale que tous les riches ne sont pas comme tel -Je suis désolé de vous avoir jugé -On partage le Sandwich.....dit il en s’installant près de moi -Vous n’êtes pas obligé.....mentis je Mentis je alors que les grenouilles dans mon ventre ne cessaient de pleurer. -d’ailleurs je n’ai pas faim....mentis je encore -Tu n’en as pas l’air en tout cas.....dit il avec un sourire -Comment? -Ne sois pas gênée,prends ce sandwich et manges,à première vue ,je sais que tu as une faim de loup J’arrache presque le sandwich de ces mains et je mangeais comme pas possible,j’avais tellement faim -Doucement,tu vas t’étouffer.....dit il en riant Je n’en fis même pas cas,je le laisse rire et me concentre sur la nourriture. -On dirait que t’as pas mangé depuis belle lurette -Hum peut être....dis je la bouche pleine -On ne parle pas la bouche pleine Malgré le sandwich que j’ai mangé,je n’étais pas encore rassasié,je voulais en demander plus mais c’était pas correcte. -Alors maintenant que tu as fini de manger,dis moi ce que tu fais ici? -Hum moi -Bien sur toi,y’a t-il quelqu’un d’autre par ici.....dit il pour me taquiner -bah c’est une longue histoire et je ne pense pas que tu ais le temps pour m’écouter mais je peux te dire que je me suis retrouvé sous cet arbre car j’ai été victime d’agressions -Comment!Qui toi?Qui oserait agresser une jeune fille comme toi -Des gens sans cœur -ils mettent peuvent pas avoir de cœur,tu as parfaitement raison,j’espère qu’ils ne t’ont pas fait du mal? -Bah ne t’inquiète pas,j’ai juste l’orteil qui me fait mal mais ça va passer -Laisses moi t’emmener à l’hôpital,c’est plus sûr -Ne fais pas tout un plat toi aussi -Tu es si calme pour une personne qui vient de se faire agresser -Cela est minime pour moi,j’ai l’habitude de vivre dans le malheur,c’est pas la première fois que j’ai été violenté....dis je tristement -Je suis désolé -Tu n’as pas à l’être franchement,je te remercies pour le sandwich,que Dieu te rétribue cette bonne action,maintenant vas y avant que tes parents n’arrivent -Je t’ai déjà dit que mes parents ne sont pas comme ça -Désolé -Tu n’as pas à l’être,c’est la mentalité universelle,d’ailleurs qu’est ce que tu faisais à cette heure dans la rue sous ce soleil ardent -Si tu deviens journaliste,tu ne vas pas rater ta vocation -T’es drôle,c’est quoi ton nom déjà ? -NAFISSATOU -NAFISSATOU? -NAFISSATOU THIAM -Enchanté NAFISSATOU,moi c’est Bachir Kane -Tout le plaisir est pour moi Bachir -Amis?......demande t-il en me donnant sa main -On ne devrait pas -Et pourquoi pas ? - Ça n’augure rien de bon,mieux vaut que je pars....dis je essayant de me lever -Et pourquoi NAFISSATOU? -Tu ne dois pas me fréquenter,je ne veux pas qu’il t’arrive du mal -Tu es bizarre?Comment peux tu me faire du mal -Je ne sais pas Bachir,en tout cas tu ne devrais pas me fréquenter,c’est pour ton bien -J’aimerais savoir la cause,pourquoi tu me fuis,j’aimerais apprendre à te connaître -Tu es naïf,mais tu viens à peine de me rencontrer,pourquoi veux tu me connaître? - J’en ai envie,je ne sais pas si tu l’as remarqué ou pas,mais je me sens à l’aise quand je parle avec toi,donnes moi l’occasion de te connaître -Tu ne devrais pas.....répétais je encore -Et POURQUOI PAS?...... demande t-il en haussant le ton -PARCE QUE JE PORTE LA POISSE,JE SUIS LA POISSE EN PERSONNE Tout à coup,il se met à rigoler,ais je dis quelque chose de drôle? -Tu es drôle NAFISSATOU ,mais la poisse n’existe pas,c’est la coïncidence qui existe « La poisse n’existe pas ,c’est la coïncidence qui existe ».....devrais je croire à cette adage,c’est la deuxième fois que je l’entends de la journée -Tu ne devrais pas nourrir ce genre de mentalité toi aussi,je ne crois pas à ces choses et tout humain qui qui croit en la volonté divine ne devrait pas croire à ces choses futiles -Tu penses? -Je ne le pense pas,je le crois,donnons nous l’occasion de se connaître,je veux te connaître NAFISSATOU,ce n’est pas pour rien que Dieu t’as mis dans mon chemin,ce n’est pas pour rien que Dieu a guidé mes pas jusqu’à toi,laisses moi t’aider ,je pense que tu en as besoin même si je connais pas ton histoire. -Que dois je dire même?.....pensais je à haute voix -Tu es drôle,tu me le demandes à moi -Désolé j’ai pensé fort Il a réussi à m’arracher un sourire,la façon dont il dit tu es drôle est très drôle aussi -Ok Bachir,je suis d’accord -Alors laisses moi te donner mon numéro de téléphone -Par quoi vais je t’appeler......pensais je encore à haute voix -Tu n’as pas de téléphone? -Tu n’as entendu? -Bien sur que je t’ai entendu,je pense que tu as encore pensé fort....dit il en souriant -J’en ai l’habitude -Alors tu n’as pas de portable? -Non je n’en détiens pas -Alors j’ai une solution,donnes moi ton adresse,je viendrais te rendre visite -Tu ne devrais pas -Encore ta fameuse phrase fameuse,allez donnes ton adresse Au début j’étais hésitante mais je finis par la lui donner,il m’aidait à me lever quand soudain on entendit une voix féminine l’appeler et c’était sa maman qui sortait de la boutique pour se diriger vers nous -BACHIR! Que sera la réaction des parents de Bachir? Accepteront t- ils que leur fils fréquente une pauvre comme NAFISSATOU? BACHIR et NAFISSATOU seront ils à vie amis? A SUIVRE Vos impressions et suggestions seront les bienvenues À bientôt pour une nouvelle partie pleine de rebondissements et de surprises
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