Épisode 10

1510 Mots
La poisseuse,chapitre 10 Suite récit de ROUBA NAFISSATOU ton père est décédé le jour de ta naissance même,je venais d’accoucher,pas l’ombre de ton père,j’étais inquiet,il était présent à tout mes accouchements et c’était son désir d’être présent à ta naissance. Je demandais après mon mari,personne ne pouvait me dire où il se trouvait,du moins il ne voulait pas. -Mais où peut bien être Samba?.....demandais auprès de sa sœur,ma belle sœur Anta qui ne m’aimait pas d’ailleurs mais m’a aidé en m’emmenant à l’hôpital pour que j’accouche. -ROUBA calmes toi,Pour le moment tu dois te préoccuper de ta santé,tu te fais du souci pour rien ,SAMBA viendra après.....essayait elle de m’amadouer Et tout à coup ,je vois ma belle Mère Yacine débarquer. -SAMBA NE VIENDRA JAMAIS J’étais choquée,dans ma tête je me disais qu’est ce qui lui arrive à elle en plus c’était pas un lieu pour ce genre,je croyais que c’était juste encore un numéro de ma belle mère mais je m’étais trompé,elle m’annonce d’un trait le décès de l’amour de ma vie,ton père. -SAMBA EST MORT!VOUS AVEZ TUÉ MON FILS TOI ETTA FILLE Ces phrases bourdonnaient dans ma tête tel le bruit des abeilles dans la ruche,aucun mot ne sortait de ma bouche,sous le choc,je fus victime d’une hémorragie. « Comme on le dit toujours souvent on n’annonce pas une mauvaise nouvelle à une femme enceinte à terme ou une femme qui vient tout juste d’accoucher » J’ai été victime d’hémorragie,je saignais à flot,j’étais à bout de souffle,mes yeux se fermaient lentement,je croyais rencontrer l’ange de la mort et tout d’un coup,je ne voyais rien,je m’étais évanouie. J’ai été dans le coma pendant deux jours d’affiliées,à mon réveil mon cœur saignait,je me souvenais des derniers mots de ta grand mére m’annonçant le décès de ton père et là je ne pus m’empêcher tout la mal que je gardais en moi,je criais,je pleurais à haute voix,mon cœur était tellement meurtri,je ne m’attendais pas au décès de ton père de sitôt,il m’avait promit qu’on serait toujours ensemble,on vous élèverait ensemble,la douleur d’avoir perdu ton père était plus forte que moi,mes larmes coulaient à flots,je pleurais ,je n’avais aucun proche à mes côtés pour me consoler,il n’y avait qu’une infirmière à mes côtés. Quatre jours plus tard,je sortis de l’hôpital avec toi dans mes bras,la maison était bondée de personne,je me disais dans ma tête qu’est ce qui se passe ici,les funérailles de ton père devait être clos depuis deux jours. -Qu’est ce qui se passe ici?....demandais je Ma belle mère se leva et se mit devant moi,son visage était triste,on dirait qu’elle venait de pleurer toutes les larmes de son corps. -Aye ROUBA yeureum niou Yaw ak sa dôme,ROUBA ait pitié de nous toi et fille Je la regardais dans les yeux l’air de rien savoir ,je ne comprenais absolument rien du tout de ce qu’elle disait. -ROUBA Yaw ak sa dome Raye ngéne sama dome makoy dioye nopé gouma nga raye sama dieukeur,ROUBA toi et ta fille vous avez tué mon fils ,je le pleure encore et vous avez encore tué mon mari J’étais abasourdie,beau père était décédé,mais ce qui me faisait le plus de mal c’était les accusations de dame belle mère. -La naissance de ta fille est une abomination,cette fille porte la poisse,c’est la poisse en personne,je veux que vous sortiez de ma maison.....disait elle tout en criant. Elle me pousse,je tombe par terre avec toi dans mes bras devant la foule qui nous regardait sans sciller. J’étais à terre,mon corps couvert de sable -SORTEZ DE CHEZ MOI N’eut été l’intervention de l’imam du quartier,je serais déjà dehors sans abri sous le soleil ardent. -Sokhna Yacine ne croyez vous pas en Dieu,ne croyez vous pas en la volonté divine?......dit l’imam -C’est pas la volonté divine,c’est la volonté humaine,ils ont tué mon fils et mon mari,dagno aye gaff -Vous vous entendez parlez,cela n’est que pure coïncidence -Cela ne peut pas être une coïncidence,mon fils était sur le chemin pour aller les rendre visite à l’hôpital et il a eu un accident,mon mari aussi pareil,cela ne peut être une coïncidence,c’est de leur faute. -Ressaisissez vous.....dit l’imam en ordonnant ma belle sœur de m’aider à me lever et de m’emmener dans ma chambre. Un autre choc de plus,Arrivée dans la chambre,les souvenirs avec ton père revenaient en boucle dans ma tête,il était tellement attentionné,malgré qu’il n’avait pas beaucoup d’argent,il faisait tout son possible pour qu’on satisfait nos besoins essentiels,il me manquait,ton père me manquait,il me manquait tellement,j’avais sa nostalgie,son rire contagieux me manquait,nos discussions nocturnes me manquaient,ses contes africaines qu’il me racontait pendant ma grossesse me manquait,tout chez lui me manquait,je donnerais tout pour le voir ne serait ce le temps d’une minute pour lui faire mes adieux. -Et qu’en est il de mes défuntes sœurs?.....demande NAFISSATOU -Je ne penses pas que je pourrais continuer NAFISSATOU.....dit elle les yeux larmoyants - Ça te ferait du bien de te libérer pourtant -C’est toujours très difficile voir atroce de se souvenir de la perte d’un être cher parti et qui ne reviendra jamais. -Maman ne me disais tu pas que le confidence noie la douleur.....dit NAFISSATOU qui était encore souffrante. -Il y’a des douleurs NAFISSATOU que la confidence ne peut pas noyer,cette douleur devient vive de jour en jour,je vis cette douleur comme si c’était aujourd’hui même,en espace d’une semaine j’ai perdu les personnes qui étaient les plus chères à mes yeux,c’est comme si mon monde était dépeuplé,ma vie ressemblait à un carcasse vide et d’ailleurs jusqu’à présent NAFISSATOU -Continues S’il te plaît,je veux tout savoir de À à Z -NAFISSATOU je n’en peux plus ,je me suis trop confié aujourd’hui,je ne suis pas prête,la prochaine fois peut être -Comment s’appelait mes sœur? Nostalgique,une larme coula le long de mes joues,leurs visages revenaient en boucle dans ma tête. -Ndeysane,il y’avait Yacine mon aînée,le premier enfant que j’ai tenu dans mes bras,on n’oublie jamais son premier enfant,c’est dans la bouche de cet enfant qu’on entend pour la première fois le nom « maman » qui s’adresse à nous,ensuite il y’avait les jumelles Codou et Coumba,elles étaient identiques,seule moi leur mère pouvait les identifier,même ton père avait un véritable problème pour les reconnaître et elles en profiter pour faire des tours à leur père.....dis je en riant tristement -Et l’autre? -La dernière avant toi s’appellait Anta,J’ai donné le nom de ma fille à ma mère.....dit je en pleurant car je pensais aussi à ma mère. -Et ta mère,ta famille en général sont ils venu après le décès de mon père? -Je n’ai vu personne NAFISSATOU,personne NAFISSATOU n’est venu compatir ni amie ni proche,j’étais seul,vraiment seul face à mon calvaire -Peut être qu’ils étaient au courant -On est au Sénégal NAFISSATOU,les informations passent à gogo dans la rue,peut être que je n’existais plus pour eux et ça se comprend -....... -Je leur ai désobéis,j’ai décidé de suivre l’amour de ma vie plutôt que de les suivre -Le regrette tu? -Non jamais de la vie,c’est grâce à ce mariage que tu es là aujourd’hui devant moi bien vrai que ça me fait du mal de mettre à dos toute ma famille,surtout ma mère,je l’aime NAFISSATOU,je l’aime tellement,je ne sais même pas à quel point,je ne sais pas si elle est toujours en vie ou pas,j’espère juste la revoir un jour -Tu n’as plus des nouvelles d’eux depuis longtemps? -Depuis que je me suis marié à ton père -Comment ça? -Oui,ils avaient déménagé et je ne sais où,je les appelais mais personne ne daignait répondre à mon appel,ils avaient bloqué mon numéro NAFISSATOU,tu te rencontres.....dis je sanglotant -Mais tu peux toujours essayer de recoller le morceau avec eux - Où vais je les trouver ? -On trouvera une solution ,maman la famille est sacrée,qu’est ce que j’en sais même,je n’ai que toi....dit NAFISSATOU à son tour tristement -Ne t’inquiétes pas,tu auras ta famille un jour et tu seras heureuse ma fille -Quel homme voudrait m’épouser moi la poisseuse -Eh je ne veux plus t’entendre parler de la sorte,t’es pas une poisseuse,cela n’existe même pas,c’est la coïncidence qui exitse,je te l’ai dit à mainte reprises,laisses les gens dire ce qu’ils veulent mais ne te laisse pas influencer par leurs dires,tu m’entends? -D’accord maman,tu as raison -Bon....laisses moi aller parler avec le docteur à propos du certificat médical afin que je puisse aller à la poste de police déposer une plainte -Tu n’as pas encore fini de me raconter l’histoire,tu ne m’as raconté qu’une seule partie de l’histoire,pas tout -NAFISSATOU attends un autre jour ,je ne pourrais pas -Vas y maman ,arrête de procrastiner,demain est un autre jour,qui te dit que je serais en vie demain -Eh ne parles plus comme ça....dit ROUBA en mettant son doigt sur la bouche de NAFISSATOU -Il te reste beaucoup plus encore ma fille dans cette vie -Si tu le dis,maintenant racontes moi dans quelles conditions sont mortes mes sœurs,je veux tout savoir Ainsi ROUBA commença à narrer -C’était un soir de Dimanche............. A SUIVRE Vos impressions et suggestions seront les bienvenues À bientôt pour une nouvelle partie pleine de rebondissements et de surprises
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER